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Tag JavaScript d’AB Tasty : performance et rapport d’analyse

Bonjour, je m’appelle LĂ©o ! En tant que Product Manager chez AB Tasty, je suis responsable, entre autres, de notre tag JavaScript qui est utilisĂ© actuellement par nos clients, sur des milliers de sites internet. Comme vous pouvez l’imaginer, ma roadmap est remplie de sujets liĂ©s Ă  la collecte de donnĂ©es, Ă  la confidentialitĂ© et… Ă  la performance.

Dans cet article d’aujourd’hui, nous allons parler de la performance du tag JavaScript, de la surveillance de l’open data et de la concurrence. Allez, c’est parti !

EnquĂŞte sur la performance

Étant donnĂ© que la performance est devenue un sujet important et très discutĂ© ces dernières annĂ©es, notamment grâce Ă  l’initiative de Google visant Ă  dĂ©ployer les Core Web Vitals, mon Ă©quipe et moi-mĂŞme avons concentrĂ© nos efforts sur ce sujet. Nous avons apportĂ© de nombreux changements, amĂ©liorĂ© de nombreux aspects de notre tag et atteint d’excellents rĂ©sultats. Beaucoup de nos utilisateurs ont tĂ©moignĂ© de leur satisfaction Ă  ce sujet. J’ai d’ailleurs dĂ©jĂ  rĂ©digĂ© une (longue) sĂ©rie d’articles de blog Ă  ce sujet ici…

De temps en temps, nous sommes taquinĂ©s par nos concurrents au sujet d’un rapport sur les performances qui semble montrer que nous ne sommes pas Ă  la hauteur de nos ambitions, selon certains indicateurs. Certains concurrents prĂ©tendent ĂŞtre jusqu’Ă  4 fois plus rapides que nous ! Et c’est vrai. Enfin, c’est ce que montre le rapport.

Vous pouvez facilement imaginer Ă  quel point ceci peut ĂŞtre nocif pour notre image de marque et Ă  quel point cela peut ĂŞtre difficile pour notre Ă©quipe business lorsqu’un client utilise cet argument. C’est particulièrement dĂ©moralisant pour moi et mon Ă©quipe après tout le travail que nous avons accompli sur ce sujet ces dernières annĂ©es.

Bien que ce soit la première impression que j’ai eue en voyant ce rapport, je sais pertinemment que nos performances sont excellentes. Nous avons rĂ©alisĂ© d’Ă©normes amĂ©liorations après la sortie de plusieurs projets et optimisations. Aujourd’hui, tous les tests et audits que j’ai effectuĂ©s sur les sites Web de nos clients montrent de très bonnes performances et un faible impact sur les fameux Core Web Vitals.

De plus, il est très rare qu’un client se plaigne de nos performances. Cela peut arriver, c’est certain, mais la plupart du temps, tous leurs doutes disparaissent après une courte discussion, quelques explications et des conseils sur les meilleures pratiques d’optimisation.

Mais ce rapport est toujours lĂ , n’est-ce pas ? Alors peut-ĂŞtre que j’ai ratĂ© quelque chose. Peut-ĂŞtre que je ne regarde pas les bons indicateurs. Peut-ĂŞtre que j’ai uniquement auditĂ© des clients oĂą tout va bien, mais qu’il y a une immense armĂ©e de clients qui ne se plaignent pas du fait que notre tag ralentisse considĂ©rablement leur site Web.

Le CRO, est ce que c’est la mĂŞme chose que l’Analytics ?

Sur le rapport (je promets d’en parler plus en dĂ©tail ci-dessous ?), nous sommes mentionnĂ©s dans la catĂ©gorie Analytics. Cependant, l’optimisation du taux de conversion n’est pas la mĂŞme chose que de l’Analytics. Un outil d’analyse ne fait que collecter des donnĂ©es tandis que nous activons des campagnes, mettons en place des personnalisations, implĂ©mentons des widgets, ajoutons des pop-ins et bien plus encore. Ainsi, notre impact est bien plus important.

Parlons de nos concurrents : mĂŞme si nous avons la meilleure solution du marchĂ© (?), nos concurrents font Ă  peu près les mĂŞmes choses que nous en utilisant les mĂŞmes techniques, avec les mĂŞmes limites et problèmes. Il est donc lĂ©gitime de nous comparer selon les mĂŞmes indicateurs. Il est possible que nous allions un peu plus loin qu’eux, mais cela ne devrait pas expliquer une diffĂ©rence de performance 4 fois supĂ©rieure.

Ă€ l’Ă©poque, et avant de me plonger dans son contenu, j’ai pris les rĂ©sultats du rapport avec humilitĂ©. Par consĂ©quent, mon ambition Ă©tait d’analyser les donnĂ©es, d’analyser les sites Web oĂą le tag de nos concurrents Ă©tait utilisĂ© et d’essayer de trouver ce qu’ils font de mieux que nous. Nous appelons ceci de la rĂ©tro-ingĂ©nierie, et je trouve cela sain car cela peut nous aider Ă  garantir un Web plus rapide pour tout le monde.

Mon engagement envers ma hiĂ©rarchie a donc Ă©tĂ© de trouver les zones oĂą nous avions des fuites de performance et de les rĂ©soudre afin de rĂ©duire notre temps d’exĂ©cution moyen et de nous rapprocher de nos concurrents.

Mais d’abord, j’ai dĂ» analyser les donnĂ©es. Et, wow, je n’Ă©tais pas prĂ©parĂ© Ă  ça.

Le rapport en question

Le rapport est un ensemble de données généré mensuellement par The HTTP Archive. Voici ce que nous pouvons lire à propos d’eux sur leur site Web :

“Successful societies and institutions recognize the need to record their history – this provides a way to review the past, find explanations for current behavior, and spot emerging trends. In 1996, Brewster Kahle realized the cultural significance of the Internet and the need to record its history. As a result he founded the Internet Archive which collects and permanently stores the Web’s digitized content.”

“In addition to the content of web pages, it’s important to record how this digitized content is constructed and served. The HTTP Archive provides this record. It is a permanent repository of web performance information such as size of pages, failed requests, and technologies utilized. This performance information allows us to see trends in how the Web is built and provides a common data set from which to conduct web performance research.”

Chaque mois, ils effectuent un audit, grâce à Lighthouse, sur des millions de sites Web et génèrent un ensemble de données contenant des résultats bruts.

Comme il s’agit d’un projet open-source, tout le monde peut l’utiliser pour crĂ©er des visualisations de donnĂ©es et faciliter ensuite l’accès Ă  ce type d’informations.

C’est ce qu’a fait l’inventeur de Google Lighthouse, Patrick Hulce. Sur son site Web, GitHub, il propose une belle visualisation de cet Ă©norme ensemble de donnĂ©es et permet Ă  quiconque d’en explorer les dĂ©tails Ă  travers plusieurs catĂ©gories telles que l’analyse, les publicitĂ©s, les mĂ©dias sociaux, et bien plus encore. Comme je l’ai citĂ© auparavant, vous trouverez les outils CRO dans la catĂ©gorie Analytics .

Le site web est entièrement open-source. La méthodologie est connue et accessible.

Alors, c’est quoi le problème avec ce rapport ?

Eh bien, techniquement, rien. Nous pourrions trouver dĂ©cevant que l’ensemble de donnĂ©es ne soit pas automatiquement mis Ă  jour chaque mois, mais le rĂ©fĂ©rentiel est open-source, donc toute personne motivĂ©e pourrait le faire.

Cependant, cela se limite Ă  afficher les donnĂ©es de manière attrayante et ne fournit aucune information, ni analyse approfondie. Toute faille ou incohĂ©rence restera cachĂ©e et cela pourrait conduire Ă  une situation oĂą une tierce partie est considĂ©rĂ©e comme ayant de mauvaises performances par rapport Ă  d’autres acteurs. Alors que ce n’est pas nĂ©cessairement le cas.

Un problème, cependant, qui n’est pas liĂ© au rapport lui-mĂŞme, est l’oubli des informations capitales dont la moyenne, en tant que mesure statistique, ne peut rendre compte. C’est quelque chose dont nous sommes tous conscients mais que nous avons tendance Ă  oublier. Si vous prenez 10 personnes, dont 9 gagnent 800€ par mois mais qu’une personne gagne 12 millions d’euros par mois, alors nous pourrions conclure que tout le monde gagne 1,2 million d’euros en moyenne/mois. C’est certes statistiquement correct, mais cela semble un peu faux, n’est-ce pas ? Nous y reviendrons dans un instant.

Sachant cela, il Ă©tait temps de mettre les mains dans le cambouis. Avec mon Ă©quipe, nous avons tĂ©lĂ©chargĂ© l’ensemble des donnĂ©es de fĂ©vrier 2023 pour effectuer notre propre audit et comprendre oĂą se situaient nos fuites de performance.

Notez que le tĂ©lĂ©chargement de l’ensemble des donnĂ©es est quelque chose que nous faisons rĂ©gulièrement depuis environ un an et demi pour suivre notre tendance. Cependant, cette fois, j’ai dĂ©cidĂ© d’approfondir le rapport de fĂ©vrier 2023 en particulier.

L’analyse

Sur cet ensemble de donnĂ©es, nous avons pu trouver la liste complète des sites Web utilisant AB Tasty et qui ont Ă©tĂ© analysĂ©s, ainsi que l’impact de notre tag. Pour ĂŞtre plus prĂ©cis, nous disposons du temps d’exĂ©cution exact de notre tag, en millisecondes.

Voici ce que nous en avons extrait. La colonne pixellisĂ©e reprĂ©sente l’URL du site Web. La dernière colonne reprĂ©sente le temps d’exĂ©cution en millisecondes.

Avec les données brutes, nous avons pu calculer de nombreux indicateurs utiles.

Gardez Ă  l’esprit que je ne suis ni mathĂ©maticien, ni expert en statistiques. Ma mĂ©thodologie peut sembler Ă©trange, mais elle est adaptĂ©e Ă  cette analyse.

  • Le temps d’exĂ©cution moyen

Il s’agit du premier indicateur que j’obtiens : la moyenne brute de tous les sites Web. C’est probablement très proche, voire Ă©gal, Ă  ce qui est utilisĂ© par le site Web thirdpartyweb.today. Nous avons dĂ©jĂ  Ă©voquĂ© les inconvĂ©nients d’avoir une moyenne, cependant, c’est toujours une valeur intĂ©ressante Ă  surveiller.

  • Moyenne de la moitiĂ© supĂ©rieure et moyenne de la moitiĂ© infĂ©rieure

Ensuite, je divise l’ensemble du jeu de donnĂ©es en deux moitiĂ©s. Si j’ai 2000 lignes, je crĂ©e deux groupes de 1000 lignes. La « partie supĂ©rieure » et la « partie infĂ©rieure ». Cela me permet d’avoir une vue sur les sites Web oĂą nous avons de bonnes performances par rapport aux sites Web oĂą nous avons les pires performances. Ensuite, je calcule la moyenne de chaque moitiĂ©.

  • L’écart entre les deux moitiĂ©s

La diffĂ©rence entre les deux moitiĂ©s est importante car elle montre la disparitĂ© au sein de l’ensemble de donnĂ©es. Plus elle est proche de zĂ©ro, moins nous avons de valeurs extrĂŞmes.

  • Le nombre de sites Web avec une valeur supĂ©rieure Ă  6 000 ms

Il s’agit simplement d’un indicateur interne que nous suivons pour nous fixer un objectif Ă  moyen terme : celui de n’avoir 0 site Web avec une valeur supĂ©rieure Ă  cette limite.

  • L’Ă©volution du dernier ensemble de donnĂ©es

Je calcule l’Ă©volution entre le dernier ensemble de donnĂ©es dont je dispose et le dernier en date. Cela me permet de voir si nous nous amĂ©liorons en gĂ©nĂ©ral, ainsi que le nombre de sites web qui quittent ou rejoignent le tableau.

Les résultats

Voici les résultats que nous avons obtenus :

Voici les graphiques correspondants :

Voici l’Ă©volution entre octobre 2022 et fĂ©vrier 2023 :

Attention : c’est une Ă©chelle logarithmique ! Les donnĂ©es sont triĂ©es par temps d’exĂ©cution en fĂ©vrier 2023 de gauche Ă  droite.

Les chiffres parlent d’eux-mĂŞmes. Mais si je peux esquisser une conclusion gĂ©nĂ©rale, c’est que nous avons rĂ©alisĂ© d’Ă©normes optimisations au cours des six premiers mois, puis nous nous sommes stabilisĂ©s un peu après, au moment d’ajustements plus subtils (le fameux principe des 80/20 de Pareto).

Le gain net initial est impressionnant, néanmoins, deux chiffres clés devraient ici retenir votre attention.

Tout d’abord, la diffĂ©rence entre les deux moitiĂ©s se rĂ©duit considĂ©rablement. Cela signifie que nous n’avons plus beaucoup de fuites de performances potentielles (des fonctionnalitĂ©s qui entraĂ®nent une augmentation anormale du temps d’exĂ©cution). C’est notre première victoire rĂ©cente.

Ensuite, l’Ă©volution montre que, en gĂ©nĂ©ral, Ă  l’exception des pires cas, cela reste stable ou diminue. C’est une autre nouvelle victoire.

Rentrons dans les détails

Ce que je viens de vous partager sont les résultats bruts, sans examiner les détails de chaque ligne et de chaque site Web parcouru.

Cependant, comme on dit, le diable se cache dans les détails. Creusons un peu plus.

Concentrons-nous sur les sites Web oĂą AB Tasty met plus de six secondes Ă  s’exĂ©cuter.

Six secondes peuvent sembler beaucoup (et c’est le cas), mais n’oublions pas que l’audit simule un processeur bas de gamme qui n’est pas reprĂ©sentatif de l’appareil moyen. Il montre plutĂ´t le pire scĂ©nario possible.

Dans le rapport de fĂ©vrier 2023, il y 33 sites Web oĂą c’est le cas. Cela correspond Ă  un temps d’exĂ©cution moyen de 19877 ms. J’ai rapidement identifiĂ© que :

  • 27 d’entre eux proviennent du mĂŞme client AB Tasty.
  • L’un d’entre eux est abtasty.com et l’exĂ©cution totale des ressources provenant de *abtasty.com sur ce site est Ă©videmment très Ă©levĂ©e
  • Deux autres proviennent Ă©galement d’un seul client AB Tasty.

Finalement, il n’y a que 5 clients sur cette liste (mais toujours 33 sites Web, ne vous trompez pas).

Regroupons maintenant les deux clients qui ont des doublons, pour voir l’impact sur la moyenne. Le client avec 27 doublons a Ă©galement des sites Web dont le temps d’exĂ©cution est infĂ©rieur Ă  6 000 ms, mais je vais les ignorer pour le moment (afin de simplifier les choses).

Pour chacun des ces deux clients, je vais calculer la moyenne de tous leurs doublons. Pour le premier, le résultat est de 21 671 ms. Pour le second, le résultat est de 14 708 ms.

Je vais Ă©galement supprimer abtasty.com, qui n’est pas pertinent.

Avec la nouvelle liste, nous sommes passĂ©s de 1 223 ms pour la moyenne de la liste complète Ă  1 005 ms. Nous venons d’amĂ©liorer notre moyenne de plus de 200 ms ! ?

Attendez, quoi ? Vous supprimez simplement les pires sites Web. Évidemment, vous vous amĂ©liorez…

Oui, c’est vrai. C’est de la triche, c’est sĂ»r ! Mais l’objectif de cet article est de dĂ©montrer que les donnĂ©es ne disent pas tout.

Parlons d’abord de ce qui se passe avec ce client qui a 27 doublons.

Le mĂŞme tag a Ă©tĂ© dĂ©ployĂ© sur plus de 50 sites Web très diffĂ©rents ! Vous n’ĂŞtes peut-ĂŞtre pas très familier avec AB Tasty, alors laissez-moi vous expliquer pourquoi c’est un problème.

Il se peut que vous ayez plusieurs sites Web qui ont la mĂŞme structure (c’est souvent le cas lorsque vous avez diffĂ©rentes langues). Il est logique d’avoir le mĂŞme tag sur ces diffĂ©rents domaines pour pouvoir dĂ©ployer les mĂŞmes personnalisations sur tous en une seule fois. Ce n’est pas la façon la plus optimale de le faire, mais Ă  ce jour, c’est la façon la plus facile de le faire avec notre outil.

Cependant, si vos sites Web sont tous diffĂ©rents, il n’y a absolument aucun intĂ©rĂŞt Ă  le faire. Vous allez crĂ©er de nombreuses campagnes (dans ce cas, des centaines !) qui ne seront presque jamais exĂ©cutĂ©es sur le site Web (parce que ce n’est pas le bon domaine), mais qui seront quand mĂŞme partiellement incluses dans le tag. Ainsi, celui-ci va passer son temps Ă  vĂ©rifier des centaines de campagnes qui n’ont aucune chance de s’exĂ©cuter car l’URL sera rarement valide.

Bien que nous travaillions sur un moyen de bloquer ce comportement (car nous avons des alternatives et de meilleures options), il faudra des mois avant que ces données ne disparaissent du rapport.

Note : si vous commencez à utiliser AB Tasty, on ne vous conseillera pas de faire cela et par conséquent, les performances de votre tag seront bien meilleures que celles-ci.

Encore une fois, je n’ai pas pris le temps de regrouper tous les domaines dupliquĂ©s car cela n’a pas de sens, le but Ă©tant de dĂ©montrer qu’il est facile d’amĂ©liorer les performances en excluant des anomalies qui ne sont pas reprĂ©sentatives. En ne conservant qu’un seul domaine dans le cas citĂ© prĂ©cĂ©demment, nous pourrions imaginer une amĂ©lioration de plus de 200 ms de nos performances globales.

J’ai pris le cas le plus Ă©vident, mais un rapide examen du reste des donnĂ©es m’a montrĂ© d’autres exemples.

Les résultats de nos concurrents

Ayant en tĂŞte ce que nous avons Ă©voquĂ© prĂ©cĂ©demment et comment notre score peut sembler pire que ce qu’il est rĂ©ellement Ă  cause d’une seule anomalie, j’ai commencĂ© Ă  examiner les chiffres de nos concurrents pour voir s’ils ont le mĂŞme type de problème.

Je le rĂ©pète : je n’essaie pas de dire que nous sommes meilleurs (ou pires) que nos concurrents, ce n’est pas mon propos. Je cherche simplement Ă  vous montrer pourquoi les statistiques doivent ĂŞtre analysĂ©es en profondeur pour Ă©viter toute erreur d’interprĂ©tation.

Commençons par comparer les chiffres d’AB Tasty de fĂ©vrier 2023 avec ceux de l’un de nos concurrents, selon les mĂŞmes mesures Ă©videmment.

Competitor's figures

En gĂ©nĂ©ral, ils semblent un peu meilleurs, n’est-ce pas ? Une meilleure moyenne et mĂŞme les moyennes pour chaque moitiĂ© sont meilleures (celle de la moitiĂ© infĂ©rieure est nettement meilleure !).

Cependant, la différence entre les deux moitiés est énorme : 24 ! Cela signifie-t-il que selon l’utilisation qui en est faite, l’impact du tag pourrait être multiplié par 24 ?

Si je voulais les taquiner un peu, je dirais que lors de tests de leur tag sur votre site Web, vous pourriez constater d’excellentes performances, mais lorsque vous commencez Ă  l’utiliser intensivement, vous pourriez rencontrer de sĂ©rieuses baisses de performance.

Mais, ce ne serait qu’une interprĂ©tation d’une très petite partie de ce que disent les donnĂ©es.

De plus, ils ont plus du double du nombre de sites Web qui dépassent le seuil de 6 000 ms (encore une fois : ce seuil est une référence interne à AB Tasty). Et cela, même en conservant les doublons que nous avons repérés ensemble précédemment ! Ils ont également des doublons, mais pas autant que nous.

Une première conclusion (prĂ©maturĂ©e) serait qu’ils prĂ©sentent davantage de sites web sur lesquels leur impact est grand, mais que la moyenne globale est tirĂ©e vers le bas par une majoritĂ© d’autres sites.

Maintenant que je sais que dans notre cas, nous avons plusieurs clients qui ont des doublons, je voulais vérifier si nos concurrents rencontrent le même problème. Et c’est le cas pour celui-ci.

Parmi les 2 537 sites Web analysĂ©s, 40 % d’entre eux appartiennent au mĂŞme client. Cela reprĂ©sente 1 016 sous-domaines du mĂŞme domaine.

Comment cela impacte-t-il leur score ?

Eh bien, leur client n’utilisait pas la solution au moment oĂą les donnĂ©es ont Ă©tĂ© collectĂ©es (j’en ai fait moi-mĂŞme la vĂ©rification en visitant certains des sous-domaines). Cela signifie que le tag ne faisait absolument rien. Il Ă©tait prĂ©sent, mais inactif.

Le temps d’exĂ©cution moyen de ces 1 016 lignes de donnĂ©es est de 59 ms !! ? Elle a Ă©galement une valeur maximale de 527 ms et une valeur minimale de 25 ms.

Je n’ai pas besoin d’expliquer pourquoi cette « anomalie » tire curieusement leur moyenne vers le bas, n’est-ce pas ?

Attention, ces 1 016 sous-domaines ne sont pas de faux sites Web. Je ne sous-entends pas que ce concurrent a trichĂ© dĂ©libĂ©rĂ©ment pour paraĂ®tre meilleur – je suis sĂ»r que ce n’est pas le cas. C’est juste une très belle coĂŻncidence pour eux, qu’ils en soient conscients ou non.

Pour conclure, comparons la moyenne de nos deux ensembles de données après avoir supprimé ces 1 016 sous-domaines.

AB Tasty est Ă  1 223 ms (ensemble de donnĂ©es non modifiĂ©) tandis que ce concurrent est maintenant Ă … 1 471 ms.

Ils sont passés de 361 ms meilleur que nous à 248 ms moins bien. Je vous ai dit que je peux faire dire aux chiffres ce que je veux. ?

J’aurais beaucoup d’autres choses Ă  dire sur ces ensembles de donnĂ©es, mais je n’ai pas rĂ©alisĂ© toutes les analyses qui auraient pu ĂŞtre effectuĂ©es ici. J’ai dĂ©jĂ  passĂ© trop de temps dessus, pour ĂŞtre honnĂŞte.

J’espère cependant avoir rĂ©ussi Ă  montrer que le mĂŞme ensemble de donnĂ©es peut ĂŞtre interprĂ©tĂ© de bien des manières diffĂ©rentes.

Que pouvons-nous conclure de tout ça ?

La première chose que je veux dire, c’est : TESTEZ.

Notre solution est très facile Ă  mettre en place. Vous placez simplement le tag sur votre site Web et effectuez un audit. Pour comparer, vous pouvez placer le tag d’un autre outil sur votre site Web et effectuer le mĂŞme audit. Effectuez-le plusieurs fois dans les mĂŞmes conditions et comparez. Le deuxième outil est-il meilleur sur votre site Web ? Très bien, alors il fonctionnera probablement mieux pour votre cas spĂ©cifique.

Est-ce qu’un rapport alĂ©atoire sur le Web affirme qu’une solution est meilleure qu’une autre ? Très bien, c’est un point de vue, mais vous devriez soit analyser les donnĂ©es pour le remettre en question, soit ne pas y accorder trop d’attention. Accepter simplement les chiffres tels qu’ils sont affichĂ©s (ou pire : vendus…) pourrait vous faire passer Ă  cĂ´tĂ© d’une grande partie de l’histoire.

Est-ce que AB Tasty a de mauvaises performances ?

Non, ce n’est pas le cas. La plupart de nos clients ne se sont jamais plaints des performances et certains sont très reconnaissants pour les dernières amĂ©liorations que nous avons apportĂ©es Ă  ce sujet.

Donc certains clients se plaignent ?

Oui. Cela arrive parfois qu’AB Tasty ait des performances infĂ©rieures en fonction de l’utilisation qui en est faite. Mais nous fournissons des outils pour vous aider Ă  tout optimiser directement depuis notre plateforme. Nous l’appelons le Centre de Performance. C’est une section de notre outil dĂ©diĂ©e Ă  vous montrer quelle campagne a un impact sur vos performances et ce que vous pouvez faire pour l’optimiser. Il vous suffit de suivre les directives et tout ira bien. C’est une fonctionnalitĂ© très innovante et unique sur le marchĂ©, et nous en sommes très fiers.

Cependant, je dois admettre que quelques clients (seulement quelques-uns) ont des attentes irrĂ©alistes en matière de performances. AB Tasty est un tag JavaScript qui effectue des manipulations du DOM, des vĂ©rifications asynchrones, de la collecte de donnĂ©es et beaucoup d’autres choses complexes. Bien sĂ»r, cela aura un impact plus important sur votre site Web qu’un simple outil d’analyse. Votre objectif est de vous assurer que l’impact de l’optimisation de vos conversions est supĂ©rieur Ă  son coĂ»t en termes de performances. Et cela sera le cas, quel que soit l’outil d’optimisation des taux de conversion que vous utilisez, sauf si vous utilisez un outil cĂ´tĂ© serveur-side comme Flagship d’AB Tasty, par exemple.

Je suis convaincu que nous devrions aller chercher un site Web encore plus rapide. Je suis très prĂ©occupĂ© par mon impact sur l’environnement, et j’essaie de garder mes appareils aussi longtemps que possible. Mon smartphone a 7 ans (et je suis en train de passer Ă  un “nouveau” qui en a 10) et mon ordinateur portable n’est pas très rĂ©cent non plus. Donc, je sais qu’un site Web lent peut ĂŞtre une vĂ©ritable source de frustration.

Le mot de la fin

Permettez-moi de vous assurer que chez AB Tasty, nous sommes pleinement engagés à optimiser nos performances. Cela est motivé par les attentes de nos clients, ma propre motivation personnelle et le défi amusant et intéressant que cela représente pour notre équipe (et aussi parce que ma direction me le demande ?).

Je tiens Ă©galement Ă  fĂ©liciter HTTP Archive qui effectue un travail très important en collectant toutes ces donnĂ©es et en les partageant avec tout le monde. FĂ©licitations Ă  Patrick Hulce qui a pris le temps de construire un site Web très intĂ©ressant qui aide les gens Ă  avoir une reprĂ©sentation visuelle des donnĂ©es de HTTP Archive. FĂ©licitations Ă  tous ceux qui travaillent pour construire un Web meilleur, plus rapide et plus sĂ©curisĂ©, souvent gratuitement et parce qu’ils y croient.

Vous souhaitez tester notre outil par vous-mĂŞme ? AB Tasty est la plateforme best-in-class pour les expĂ©rimentations, la personnalisation de contenu et les recommandations alimentĂ©es par l’IA, Ă©quipĂ©e des outils dont vous avez besoin pour crĂ©er une expĂ©rience digitale plus riche pour vos clients, rapidement. Avec l’IA intĂ©grĂ©e et l’automatisation, cette plateforme peut vous aider Ă  atteindre une personnalisation omnicanal et rĂ©volutionner les expĂ©riences de votre marque et de vos produits.

Vous pouvez trouver le lien de l’article original ici.

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AB Tasty Ă  la Big Boss Summer 2023 !

RETROUVEZ-NOUS À LA SUMMER DES BIG BOSS DU 9 AU 11 JUIN 2023 !
AB Tasty est sponsor de cette 10ème édition des Big Boss qui a lieu au Club Med d’Opio du 9 au 11 juin 2023.

A cette occasion, plus de 700 participants vont retrouver leur communauté business pour vivre 3 jours intenses et efficaces.

Nos experts de l’expérimentation seront présents pour répondre à vos questions et vous accompagner dans votre stratégie d’expérimentation.

Vous souhaitez participer à l’événement ? Demandez votre place ici.

PS : Dépêchez-vous, les places sont limitées !

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Le parcours client digital : conseils et astuces au service de l’optimisation

Sur le marchĂ© hautement compĂ©titif du digital, optimiser votre site web pour un parcours client unique et fluide n’est plus seulement un avantage concurrentiel, c’est une nĂ©cessitĂ©.

Il est important de rappeler que le parcours digital d’un client ne commence pas et ne se termine pas par un achat : c’est une toile de toutes ses interactions et points de contact avec votre marque.

AB Tasty a identifié sept phases expérimentées par le client que nous considérons comme cruciales dans son parcours. Pour concevoir des expériences uniques, vous devez différencier ces sept phases et comprendre comment animer leur parcours digital.

Une fois une meilleure compréhension de ces phases acquise, vous serez mieux équipé pour définir vos objectifs business et optimiser correctement votre site web pour susciter de la croissance et un impact.

Cliquez ci-dessous pour afficher l’infographie en taille rĂ©elle dans un nouvel onglet

Le Parcours Client Digital

Comment pouvez-vous optimiser chaque phase du parcours client ? Rentrons directement dans le vif du sujet et examinons quelques exemples.

Phase 1 : connaissance

Lorsque les visiteurs arrivent sur votre site web pour la première fois, une excellente première impression est cruciale.

Votre page doit être à la fois attrayante et intuitive. Un design dynamique au-dessus du point de flottaison est un excellent point de départ.

Dans cette première phase, il est important de laisser briller vos meilleures idĂ©es pour capturer et maintenir l’attention de vos visiteurs. Vous pouvez y parvenir en crĂ©ant des messages de bienvenue personnalisĂ©s pour les nouveaux visiteurs, qui affichent votre proposition de valeur ou des Ă©lĂ©ments impactants pour une meilleure visibilitĂ©.

Prenons l’exemple de l’expĂ©rimentation mise en place sur la homepage de Just Over The Top. Grâce Ă  l’utilisation de la plateforme d’optimisation de l’expĂ©rience AB Tasty, les Ă©quipes ont pu tester si leurs utilisateurs rĂ©pondaient mieux en voyant plusieurs produits mis en avant plutĂ´t qu’un seul item.

Version originale :

Individual product display - Just Over The Top

Variation : Product category display - Just Over The Top

Après avoir créé la variation de test correspondante, ils ont observĂ© une augmentation de 17,5% de taux de clic sur les trois blocs situĂ©s sous l’image principale. Cela a permis Ă  de nombreux utilisateurs d’entrer dans la deuxième phase du parcours client digital.

Phase 2 : découverte

Lorsque les utilisateurs atteignent la deuxième phase, ils ont déjà découvert votre marque et commencent à être curieux.

Pour satisfaire les utilisateurs lors de cette phase, votre site web doit ĂŞtre optimisĂ© afin de proposer une excellente expĂ©rience de navigation. Cela peut signifier la nĂ©cessitĂ© de rendre votre barre de recherche plus visible, de crĂ©er des filtres dynamiques lors de la recherche ou encore d’utiliser un assistant virtuel pour connaĂ®tre les centres d’intĂ©rĂŞt de vos visiteurs avec une sĂ©rie de questions : dans tous les cas, une expĂ©rience de navigation facile avec une recherche intelligente est essentielle.

Dans cet exemple, Claudie Pierlot souhaitait optimiser son expĂ©rience de navigation en testant la visibilitĂ© de sa barre de recherche. Dans leur variation, l’icĂ´ne de recherche Ă©tait rendue plus visible en y ajoutant le mot « recherche » dans le coin supĂ©rieur droit.

Version originale :

Claudie Pierlot- before

Variation :

Claudie Pierlot - recherche

Ce design en haut de la page a facilitĂ© l’identification de la barre de recherche pour les visiteurs et leur a permis de dĂ©buter leur expĂ©rience de navigation plus rapidement.

Grâce à ce simple AB Test, ils ont constaté une augmentation de 47% du taux de clic sur la barre de recherche et de 7% du taux de conversion pour les recherches provenant directement de celle-ci.

Prenons un autre exemple. Villeroy & Boch, une entreprise de fabrication de cĂ©ramique, souhaitait utiliser un algorithme de recherche basĂ© sur l’IA pour guider les clients en ligne lors de la navigation, chose qu’ils ont pu mettre en place grâce Ă  la solution AB Tasty.

Avec notre solution, une navigation nouvelle et intuitive a Ă©tĂ© Ă©laborĂ©e, agrĂ©mentĂ©e de filtres et d’une fonction de suggestion automatique complète.

intelligent search - categories

En modifiant leurs fonctions de recherche, Villeroy & Boch a constaté une augmentation de 33% du taux de clic sur les résultats de recherche et une augmentation de 20% des ventes via la fonction de recherche.

Phase 3 : considération

C’est maintenant que vos visiteurs donnent du crĂ©dit Ă  votre marque et aux produits qui les intĂ©ressent. Mettre en valeur vos pages produits durant cette phase pourrait ĂŞtre exactement ce dont vos visiteurs ont besoin pour continuer Ă  avancer dans l’entonnoir de conversion.

Voyons comment Hanna Anderson a optimisé ses pages produits durant cette phase.

L’entreprise de vente de vêtements voulait optimiser la présentation des images sur ses pages produits. Auparavant, sa gamme pour enfants mettait uniquement en avant des images de vêtements de grandes tailles. Convaincus de la pertinence de leur optimisation, ils ont décidé de lancer un test en changeant les images et en incluant des tailles pour les plus petits.

Version originale :

Hanna Anderson - original
Variation :

Hanna Anderson - toddler product images - variation

Après la mise en place d’images de vĂŞtements de diffĂ©rentes tailles, les rĂ©sultats Ă©taient très clairs : pendant ce test, le taux de clic sur les pages produits a augmentĂ© de près de 8% et le taux d’achat de ces articles a explosĂ© de 22%.

Phase 4 : intention

Pendant la phase d’intention, vos utilisateurs sont sur le point de devenir des clients mais ont besoin d’ĂŞtre convaincus pour rĂ©aliser un achat.

Des social proofs, des messages d’urgentisation et des algorithmes de regroupement sont quelques idées pour inciter subtilement les visiteurs à ajouter des articles à leur panier.

Jetons un coup d’Ĺ“il Ă  l’impact que les messages d’urgentisation peuvent avoir : IZIPIZI, un dĂ©taillant de lunettes, a ajoutĂ© la mention du nombre de personnes ayant achetĂ© certains articles sur les pages produits correspondantes. L’idĂ©e de ce message est de mettre en avant la popularitĂ© de celui-ci et ainsi encourager les utilisateurs Ă  passer Ă  l’action.

IZIPIZI - social proof

Grâce Ă  cette simple phrase, qui tient le rĂ´le de preuve sociale validant l’attrait d’un produit, une augmentation de 36% du taux d’ajout au panier a Ă©tĂ© constatĂ©e.

Prenons un nouvel exemple : vous pouvez constater ci-dessous qu’ajouter une barre de progression est un moyen simple d’inciter des achats supplĂ©mentaires. En affichant celle-ci, vous montrez Ă  votre client Ă  quel point il est proche d’obtenir la livraison gratuite, ce qui l’incite Ă  ajouter davantage d’articles Ă  son panier.

Product bar - Vanessa Bruno

Vanessa Bruno a expĂ©rimentĂ© cet ajout avec l’aide d’AB Tasty et a constatĂ© une augmentation de 3,15% du taux de transactions ainsi qu’une hausse de 6€ du panier moyen.

Phase 5 : achat

Les frustrations liĂ©es au processus d’achat sont bien rĂ©elles. Si les clients rencontrent des problèmes lors du paiement, vous risquez de perdre de l’argent.

La friction fait rĂ©fĂ©rence Ă  tous les problèmes que les visiteurs peuvent rencontrer, tels qu’un message de paiement peu clair (est-ce que le paiement a rĂ©ellement Ă©tĂ© effectuĂ© ?), des options d’expĂ©dition confuses ou coĂ»teuses, des codes de rĂ©duction qui ne fonctionnent pas, des dĂ©lais de vĂ©rification Ă  double authentification, une connexion difficile, et bien d’autres choses encore.

Optimiser le processus de paiement pour votre public en utilisant des déploiements progressifs et des rollbacks déclenchés par des KPIs peut vous aider à trouver une solution fluide pour votre site web.

Voici un exemple : Galeries Lafayette, grand magasin de luxe français, a optimisé son processus de paiement en affichant par défaut les méthodes de paiement qui ne nécessitent pas de double authentification.

Payment options

Pendant ce test, ils ont observĂ© une augmentation de 113 661€ des bĂ©nĂ©fices, une augmentation de 5€ du panier moyen et une augmentation de 38% du taux de conversion en ajoutant l’option carte bancaire pour un processus d’achat plus rapide.

Phase 6 : expérience

Optimiser l’expĂ©rience d’achat ne se termine pas après l’acte d’achat : une fois celui-ci rĂ©alisĂ©, c’est le moment de dĂ©velopper votre base de clients et d’empĂŞcher leur perte. Mais comment garder leur attention et intĂ©rĂŞt ? En maintenant le mĂŞme niveau de qualitĂ© dans vos messages et votre personnalisation !

Prenons l’exemple d’Envie de Fraise, une boutique française qui a utilisĂ© les informations utilisateur pour transformer une simple interaction post-achat en une expĂ©rience personnalisĂ©e.

L’un de leurs clients venait d’acheter une robe de maternitĂ© et en avait consultĂ© plusieurs avant son achat. Grâce Ă  ces informations, ils ont expĂ©rimentĂ© l’utilisation de l’algorithme « vous allez adorer ces produits » pour encourager subtilement leur client Ă  continuer ses achats.

products you will love algorithim

En proposant une recommandation personnalisée comme celle-ci, Envie de Fraise a observé une augmentation potentielle de 127 000€ de ses bénéfices.

Plus votre client passe de temps avec votre marque, plus vous en apprenez sur ses habitudes et ses intérêts. Plus ils passent de temps avec vous, plus vous pouvez personnaliser son expérience.

Phase 7 : fidélité

C’est la dernière étape du parcours client. Pour transformer vos clients en champions de votre marque, il est important de leur rappeler que vous appréciez leur fidélité.

Cela peut être fait en envoyant des e-mails avec des offres personnalisées, des social proofs, des suggestions de produits, des incitations à rejoindre un programme de fidélité pour gagner des récompenses ou des invitations à rédiger des avis sur les produits.

Un autre exemple consiste à envoyer un e-mail personnalisé affichant des articles fréquemment achetés ensemble, qui correspondent à leur achat précédent. Cela rappellera au client votre marque et lui donnera des recommandations pour ses futurs achats.

Pourquoi l’optimisation du parcours client digital est essentielle pour stimuler les conversions

La concurrence fĂ©roce sur le marchĂ© du e-commerce est indĂ©niable. Pour attirer et fidĂ©liser les clients, vous devez vous concentrer sur la crĂ©ation d’expĂ©riences utilisateur personnalisĂ©es afin de transformer les visiteurs passifs en acheteurs actifs.

Comprendre leurs besoins à chaque phase et optimiser votre expérience digitale en fonction est la meilleure solution pour inciter les utilisateurs à descendre votre entonnoir de vente.

En personnalisant l’expĂ©rience digitale Ă  chaque phase du parcours client, vous pouvez garantir une expĂ©rience d’achat optimale, stimuler les ventes, augmenter la satisfaction des clients et les fidĂ©liser davantage.

Vous souhaitez commencer Ă  optimiser votre site web ? AB Tasty est la plateforme d’optimisation de l’expĂ©rience best-in-class qui vous permet de crĂ©er une expĂ©rience digitale plus enrichissante, et surtout rapidement. De l’expĂ©rimentation Ă  la personnalisation, cette solution peut vous aider Ă  activer et Ă  engager votre public pour augmenter vos conversions.

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AB Tasty lance une nouvelle intégration GA4 pour faire passer votre stratégie d’expérimentation au niveau supérieur

Nous savons Ă  quel point les donnĂ©es sont importantes pour nos clients. Comprendre ce que les utilisateurs font sur votre site web, mobile ou encore votre application est vital pour que vous puissiez crĂ©er les meilleures expĂ©riences digitales possibles. Pour rĂ©pondre aux exigences des utilisateurs en matière d’expĂ©rience personnalisĂ©e, les marques se tournent vers AB Tasty, qui permet d’optimiser chaque Ă©tape du parcours digital client. 

Et maintenant, nous vous permettons d’aller encore plus loin dans votre stratégie d’optimisation data-driven grâce à notre intégration GA4.

Qu’est-ce que cette intégration signifie pour les équipes marketing ?

En connectant AB Tasty et Google Analytics 4 (GA4), les équipes marketing ont une vision plus claire de la manière dont les visiteurs interagissent avec leur site via des analyses avancées sur le CPA, le taux de conversion, le taux de rebond, le référencement organique (SEO) et le trafic. Cette intégration signifie que vous pouvez utiliser les données provenant d’AB Tasty ou de GA4 pour comprendre les effets de vos expérimentations, pendant ou après le déploiement, et ainsi générer des idées plus innovantes à l’aide d’hypothèses étayées par des données.

Avec cette intĂ©gration simplifiĂ©e, vous pouvez connecter de manière transparente Google Analytics avec AB Tasty, ce qui vous permet de tirer parti des fonctionnalitĂ©s de reporting et d’intelligence robustes d’Analytics tout en profitant de notre logiciel d’optimisation de l’expĂ©rience.

La collaboration entre AB Tasty et Google offre aux entreprises une boĂ®te Ă  outils puissante pour optimiser leurs expĂ©riences digitales et obtenir de meilleurs rĂ©sultats. En combinant des capacitĂ©s d’analyse avancĂ©es avec des fonctionnalitĂ©s de test et de personnalisation sophistiquĂ©es, les entreprises peuvent acquĂ©rir un avantage concurrentiel et offrir plus de valeur Ă  leurs clients : en approfondissant la comprĂ©hension de leur comportement et de leurs prĂ©fĂ©rences, celles-ci sont capables d’utiliser ces connaissances pour crĂ©er des expĂ©riences plus efficaces et engageantes.

En testant et personnalisant chaque Ă©lĂ©ment de leur expĂ©rience digitale, les entreprises peuvent s’assurer que leurs sites web, applications et campagnes sont optimisĂ©s pour un engagement et une conversion maximum, ce qui conduit finalement Ă  une augmentation des revenus et Ă  la fidĂ©lisation clients. En bref, l’intĂ©gration AB Tasty et Google est essentielle pour les entreprises qui cherchent Ă  garder une longueur d’avance sur le marchĂ© concurrentiel d’aujourd’hui.

AB Tasty s’associe Ă  Google Cloud

Alors qu’AB Tasty renforce son partenariat avec Google, nous sommes ravis d’annoncer que nous sommes un partenaire officiel de Google Cloud.

Cela signifie que les clients et les partenaires peuvent accĂ©der aux outils d’optimisation de l’expĂ©rience AB Tasty et Ă  la plateforme sĂ©curisĂ©e Google. Engagez et activez vos clients grâce Ă  la solution, du testing client-side et server-side Ă  la personnalisation, feature flags, search et recommandations produits. CrĂ©ez ainsi des produits digitaux robustes, offrez des expĂ©riences client exceptionnelles et obtenez de meilleurs rĂ©sultats business.

Un partenariat durable

Cette alliance stratĂ©gique est cruciale pour les entreprises qui cherchent Ă  offrir des produits et des services exceptionnels Ă  leurs clients. En exploitant les capacitĂ©s avancĂ©es de la plateforme AB Tasty et les technologies de pointe en matière d’IA et de ML de Google Cloud, ce partenariat promet de mettre au service des entreprises des solutions optimisĂ©es Ă  l’origine de changements bĂ©nĂ©fiques pour leurs utilisateurs.

Les entreprises qui s’engagent annuellement avec Google Cloud peuvent facilement ajouter les solutions AB Tasty Ă  leurs offres et devis. Le partenariat permettra Ă©galement aux clients d’accĂ©der aux relations fournisseurs existantes avec Google Cloud, simplifiant ainsi le dĂ©ploiement d’AB Tasty sur la plateforme.

Le sunset de Google Optimize

Alors que Google Optimize disparaĂ®t, AB Tasty est ravi d’ĂŞtre sĂ©lectionnĂ© comme l’un des fournisseurs officiel pour les clients actuels de Google Optimize.

En passant Ă  AB Tasty, vous pouvez accĂ©der Ă  des outils d’optimisation de l’expĂ©rience best-in-class et Ă©lever ainsi vos expĂ©riences digitales Ă  un niveau supĂ©rieur. Pour les entreprises qui ont dĂ©jĂ  dĂ©veloppĂ© une stratĂ©gie d’optimisation des taux de conversion (CRO) et qui ont besoin de capacitĂ©s d’expĂ©rimentation plus complètes, AB Tasty est la solution qu’il vous faut.

DĂ©couvrez les avantages de notre solution, parmi lesquels une gamme d’intĂ©grations avec divers fournisseurs, des fonctionnalitĂ©s personnalisĂ©es, des widgets prĂ©-configurĂ©s pour optimiser le parcours client, ainsi que des CSM et des gestionnaires de compte experts pour un support personnalisĂ© pendant toute la durĂ©e du contrat. Cela comprend le transfert transparent de votre historique de tests et de vos donnĂ©es depuis Google Optimize.

Optimiser chaque point de contact pour vos clients et apprendre de chaque lancement de produit et chaque feature rollout peut avoir un impact considérable sur votre ROI.

L’intĂ©gration GA4 et AB Tasty Ă©lève votre capacitĂ© Ă  crĂ©er des expĂ©riences hautement personnalisĂ©es pour chaque Ă©tape du parcours client, grâce Ă  une large gamme d’options de ciblage d’audience et des donnĂ©es approfondies sur le comportement des utilisateurs.

ĂŠtes-vous prĂŞt pour ce changement ?

Le monde post-Google Optimize n’a pas à être effrayant.

En tant que l’un des partenaires officiels de Google, AB Tasty est un outil d’AB Testing best-in-class qui vous aide Ă  convertir plus de clients en mettant Ă  profit l’expĂ©rimentation pour crĂ©er une expĂ©rience digitale plus riche, et ce rapidement. Notreplateforme d’optimisation de l’expĂ©rience alimentĂ©e par l’IA et peut vous aider Ă  atteindre l’expĂ©rience digitale optimale facilement.

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Construire une culture customer-centric grâce aux données

Nous vous invitons Ă©galement Ă  lire l’introduction de notre sĂ©rie sur les donnĂ©es customer-centric, ou l’article prĂ©cĂ©dent, Mesurer son impact digital.

Pour le cinquième volet de notre sĂ©rie sur l’approche data-driven du marketing client, nous avons rencontrĂ© notre partenaire Sophie D’Souza, Vice-PrĂ©sidente de l’optimisation chez Spiralyze, et RĂ©mi Aubert, co-CEO et co-fondateur d’AB Tasty, qui nous parlent de ce que signifie rĂ©ellement une culture customer-centric, des raisons pour lesquelles il est si important pour les entreprises de la favoriser, des donnĂ©es qui permettent la crĂ©ation et l’entretien d’une telle culture, ainsi que les dĂ©fis et les avantages qui en dĂ©coulent.

 

Comment définiriez-vous une customer-centric ?

Tout au long de cette sĂ©rie, nous avons abordĂ© les moyens d’utiliser et d’analyser les donnĂ©es, les indicateurs et l’expĂ©rimentation en gĂ©nĂ©ral pour mieux comprendre vos clients, rĂ©pondre Ă  leurs besoins et forger des liens Ă©motionnels avec eux. Toutes ces choses contribuent Ă  atteindre l’objectif ultime pour les marques, Ă  savoir construire une vision et une culture customer-centric.

Mais qu’est-ce qui dĂ©finit une culture customer-centric ? Pour Sophie, « être centrĂ© sur le client signifie que le client est au cĹ“ur de l’entreprise. C’est l’ensemble des valeurs partagĂ©es, des attentes, des pratiques et des dĂ©cisions qui guident et tiennent informĂ©s les membres des Ă©quipes sur les clients et leurs envies. Et pour parvenir Ă  ceci, il faut veiller Ă  ce que les donnĂ©es ne soient pas cloisonnĂ©es, qu’elles ne soient pas segmentĂ©es dans un service particulier comme la direction gĂ©nĂ©rale ou l’équipe customer success : elles imprègnent tous les aspects de l’entreprise, les systèmes formels et informels, les comportements, les dĂ©cisions business et les valeurs tournent toutes autour du client. »

Selon RĂ©mi, l’orientation client consiste Ă©galement Ă  “donner la prioritĂ© aux clients plutĂ´t qu’aux prospects dans votre travail quotidien. C’est plus facile quand on est une petite entreprise, mais il est vital de garder cet Ă©tat d’esprit en se dĂ©veloppant. L’acquisition de nouveaux clients est importante, mais nous devons nous rappeler que nos clients existants nous ont dĂ©jĂ  accordĂ© leur confiance. C’est Ă  nous de leur rendre la pareille en leur offrant des expĂ©riences positives, ou du moins un excellent support client. Le but est de maintenir ces expĂ©riences positives, et de transformer les expĂ©riences nĂ©gatives en expĂ©riences positives pour les retenir.”

« Par-dessus tout, ĂŞtre centrĂ© sur le client signifie ne pas ĂŞtre mercenaire : c’est le fondement de la croissance organique, oĂą le bouche-Ă -oreille des clients satisfaits se rĂ©pand et transforme les prospects en nouveaux clients. »

 

Pourquoi la démocratisation des données est-elle importante ?

« La dĂ©mocratisation des donnĂ©es est essentielle pour construire une culture customer-centric », explique Sophie. « Des donnĂ©es partagĂ©es, accessibles et qui ne sont pas cloisonnĂ©es Ă  un seul dĂ©partement sont le meilleur moyen d’acquĂ©rir une connaissance du client. Il est tout aussi important de disposer d’un système pour collecter, stocker, interprĂ©ter et agir sur ces donnĂ©es chaque fois que cela est possible. »

« L’expĂ©rimentation constante sur les produits et les sites web a mis en lumière l’importance du feedback – Ă  la fois qualitatif et quantitatif – et a prouvĂ© sa valeur pour fournir des informations Ă  l’organisation. Les entreprises comprennent dĂ©sormais la signification d’une culture data-driven, et la diffusion de ces informations dans toute l’organisation est le moteur de l’orientation client. »

RĂ©mi note qu’au cours des dix dernières annĂ©es, l’accent a Ă©tĂ© mis sur la collecte des donnĂ©es. « Mais aujourd’hui, nous sommes dans une phase d’interprĂ©tation de  la data, afin d’agir sur elle. C’est une phase de maturitĂ© car nous connaissons les bons KPI Ă  utiliser pour apporter de la valeur. Demain, nous serons capables d’automatiser ces donnĂ©es, mais peu d’organisations ont pour le moment atteint cette capacitĂ©. »

 

Quels types de données sont nécessaires pour construire une culture customer-centric ?

« Une culture customer-centric est un modèle d’entreprise axĂ© sur les donnĂ©es, oĂą les donnĂ©es qualitatives et quantitatives sont essentielles, et oĂą l’expĂ©rimentation joue un rĂ´le vital », explique Sophie. « Les donnĂ©es quantitatives nous donnent un indice remarquable sur la direction Ă  prendre. Elles sont souvent dictĂ©es par la centricitĂ© du produit – comment les clients interagissent avec les produits et les actions qu’ils entreprennent. Les donnĂ©es qualitatives, quant Ă  elles, sont dictĂ©es par les besoins des clients. En les associant, vous obtiendrez des tonnes d’informations prĂ©cieuses. Vous pouvez les recueillir Ă  partir de nombreuses sources diffĂ©rentes : l’engagement et la crĂ©ation de communautĂ©s par exemple, encourager les clients Ă  laisser des avis, poser des questions sur les rĂ©seaux sociaux, etc. »

« Mais l’expĂ©rimentation est un Ă©lĂ©ment central. Elle nous permet de mesurer directement la façon dont les individus qui viennent voir notre produit ou notre site web interagissent avec nous, et les actions Ă  entreprendre selon leur comportement. »

RĂ©mi est d’accord : « MĂŞme si nous comprenons l’aspect quantitatif ou l’aspect qualitatif de nos donnĂ©es, nous ne pouvons pas mesurer l’impact du comportement des clients si nous ne sommes pas capables de modifier ces comportements. C’est lĂ  que les tests et la personnalisation entrent en jeu. »

« C’est bien d’identifier les problèmes, mais si nous ne pouvons pas proposer des solutions et mesurer leur efficacitĂ©, nous ne pouvons pas adapter notre culture customer-centric Ă  de nouveaux besoins ». La complĂ©mentaritĂ© entre les donnĂ©es quantitatives et qualitatives est essentielle. “Les donnĂ©es quantitatives nous aident Ă  identifier les problèmes, tandis que les donnĂ©es qualitatives permettent gĂ©nĂ©ralement de trouver des solutions. »

Sophie est d’accord : « L’expĂ©rimentation nous permet de mettre le client au premier plan, car nous pouvons tester diffĂ©rentes solutions en fonction des problèmes que nous avons identifiĂ©s. Ainsi, plutĂ´t que de dĂ©ployer une idĂ©e que nous avons jugĂ©e en interne comme Ă©tant la meilleure, l’expĂ©rimentation permet au client de guider nos actions. De cette façon, nous savons que nous rĂ©pondons Ă  des besoins rĂ©els. »

 

Y a-t-il des problèmes liĂ©s Ă  l’acquisition des donnĂ©es nĂ©cessaires ?

Selon RĂ©mi, le principal problème est liĂ© Ă  une collecte de donnĂ©es dĂ©fectueuse : « Nous voyons parfois des donnĂ©es biaisĂ©es en raison d’une collecte incomplète. Les donnĂ©es biaisĂ©es sont inutiles. Un autre problème que nous rencontrons souvent est celui de la collecte excessive : les gens collectent beaucoup plus de donnĂ©es qu’ils n’en ont besoin, puis se retrouvent perdus dans un dĂ©luge d’informations impossibles Ă  analyser et dont ils ne peuvent pas tirer de conclusions. L’ennemi des bonnes donnĂ©es est le trop plein de donnĂ©es, car on ne peut pas les organiser. »

« Nous avons appris que trop de données est synonyme de désordre et de distraction », ajoute Sophie. « Il n’existe pas de système global qui soit suffisamment efficace pour traiter autant de données et les rendre exploitables. L’objectif des entreprises aujourd’hui, c’est de concevoir des systèmes pour capturer les informations dont nous avons besoin à notre échelle et les diffuser, tout en minimisant le risque issu de l’interprétation individuelle. »

 

Quels sont les défis à relever pour réussir la création d’une culture customer-centric ?

RĂ©mi raconte l’histoire d’un client, bijoutier de luxe. « Il est très difficile pour des marques comme celle-lĂ , qui ont des chartes graphiques et des lignes Ă©ditoriales strictes, d’ĂŞtre centrĂ©es sur le client, car elles ont peu de flexibilitĂ© pour tester. Ces marques sont très puissantes : vous ne pouvez pas faire la moindre modification sans validation par toute l’Ă©quipe. Ainsi, mĂŞme si vous savez que vous pouvez amĂ©liorer le parcours ou l’expĂ©rience du client sur le site web, vous ne pouvez pas mettre en Ĺ“uvre de changements car la politique de la marque l’interdit. Le rĂ©sultat ? MĂŞme si vous avez des donnĂ©es prouvant qu’un changement donnĂ© amĂ©liorera la satisfaction des clients, l' »intĂ©grité » de la marque ne le permettra pas. »

Sophie constate que de nombreux progrès ont Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©s, mais que certains obstacles subsistent. « Pour ĂŞtre une organisation data-driven, il faut ĂŞtre ouvert d’esprit et ĂŞtre aussi ouvert Ă  l’idĂ©e d’expĂ©rimentation : une culture customer-centric est fondĂ©e sur l’innovation et le changement constant pour rĂ©pondre aux besoins des clients. Un grand dĂ©fi aujourd’hui est le fait que, dans une organisation, tout le monde n’est pas sensible au rĂ´le de la data, bien que l’expĂ©rimentation et la personnalisation des sites web et des produits ouvrent la voie Ă  son adhĂ©sion. »

RĂ©mi et Sophie s’accordent Ă  dire que dans une organisation data-driven, tous les collaborateurs, et ceci Ă  tous les niveaux, sont habilitĂ©s Ă  contribuer au projet, car ce sont les donnĂ©es et non l’expĂ©rience qui comptent. Un nouvel employĂ© peut proposer une hypothèse de test tout aussi valable que celle suggĂ©rĂ©e par un CEO. C’est ce type de dĂ©mocratisation qui se produit chez Hanna Andersson, un fabricant de vĂŞtements pour enfants oĂą tous les employĂ©s ont la parole et sont encouragĂ©s Ă  soumettre des idĂ©es de test. Les meilleures sont mises en Ĺ“uvre, comme dans cette Ă©tude de cas AB Tasty, oĂą un petit changement dans l’image produit a eu un grand impact.  

 

Comment une culture customer-centric profite-t-elle aux entreprises/marques ?

Selon une Ă©tude de Deloitte et Touche, les entreprises axĂ©es sur le client sont 60 % plus rentables que leurs homologues axĂ©s sur le produit. Les entreprises qui placent le client au centre de leur organisation bĂ©nĂ©ficient d’une augmentation de la valeur vie client et d’une rĂ©duction du churn.

« Il y a de nombreux avantages concrets, notamment une augmentation de la rĂ©tention, de la fidĂ©litĂ© des clients, des rĂ©fĂ©rences… L’efficacitĂ© opĂ©rationnelle est un avantage majeur, et elle est alimentĂ©e par l’expĂ©rimentation. Cela signifie que nous ne nous contentons pas de deviner, mais nous consacrons notre temps lĂ  oĂą il est le plus prĂ©cieux : Ă  rĂ©pondre aux besoins rĂ©els des clients. »

« Ensuite, il y a l’innovation. Lorsque nous recevons des commentaires des clients, que ce soit en ligne ou hors ligne, les produits sont modifiĂ©s en consĂ©quence. Cela nous permet d’ĂŞtre plus crĂ©atifs en proposant des solutions aux problèmes des clients plutĂ´t que de petites itĂ©rations. »

RĂ©mi ajoute qu’il y a Ă©galement un avantage interne important Ă  ĂŞtre customer-centric. « Lorsque vos expĂ©rimentations sont rĂ©ussies et que vous avez augmentĂ© la satisfaction des clients, vos clients sont heureux et vos Ă©quipes aussi. Cela renforce leur confiance dans le produit qu’ils ont dĂ©veloppĂ©. C’est très gratifiant. »

Sophie acquiesce avec enthousiasme : « Cela mobilise tout le monde autour du client. Quel que soit le rôle que vous jouez dans une organisation, vous pouvez voir le bénéfice de votre travail. »


 

Vous voulez en savoir plus sur les données ? Rendez-vous ici pour le sixième volet de notre série sur les données customer-centric ! 

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Mesurer son impact digital

Si vous le souhaitez, vous pouvez retrouver l’introduction de notre sĂ©rie sur les donnĂ©es customer-centric ici ou lire l’Ă©pisode prĂ©cĂ©dent, CrĂ©er des liens Ă©motionnels avec les clients grâce aux donnĂ©es.

Pour le quatrième volet de notre sĂ©rie sur l’approche data-driven du marketing client, nous avons rencontrĂ© Filip von Reiche, CTO of Integrated Customer Experiences chez Wunderman Thompson, et GaĂ«tan Philippot, Data Scientist chez AB Tasty. Nous avons discutĂ© des avantages et des inconvĂ©nients des vanity metrics, de leur diffĂ©rence avec les actionable metrics et du rĂ´le de tous les diffĂ©rents indicateurs qui existent pour mesurer l’impact digital d’une marque.

 

Commençons par la transformation digitale. Qu’est-ce que c’est, et pourquoi les entreprises s’y intĂ©ressent-elles autant ces dernières annĂ©es ? 

La transformation digitale, telle que dĂ©finie par Salesforce, est le processus qui consiste Ă  utiliser les technologies digitales pour crĂ©er de nouveaux processus business, une nouvelle culture et de nouvelles expĂ©riences client – ou modifier les processus existants – afin de rĂ©pondre Ă  l’Ă©volution des besoins des entreprises et du marchĂ©. Elle a dĂ©butĂ© Ă  la fin du XXe siècle et a connu une accĂ©lĂ©ration rapide au cours des deux premières dĂ©cennies du XXIe siècle, se propageant Ă  travers presque tous les secteurs d’activitĂ©.

RĂ©sister Ă  la transformation digitale est risquĂ©. TechTarget raconte l’histoire funeste de Blockbuster LLC, une entitĂ© autrefois internationale possĂ©dant des magasins de location de vidĂ©os aux États-Unis et dans le monde entier. Mais sa prĂ©sence et sa pertinence ont dĂ©clinĂ© prĂ©cipitamment Ă  partir de 2005 environ, lorsque Netflix a exploitĂ© les technologies Ă©mergentes et a capitalisĂ© sur l’appĂ©tit des consommateurs pour le divertissement Ă  la demande, fourni par les services de streaming alors nouvellement disponibles.  

Mais la transformation digitale peut aussi ĂŞtre considĂ©rĂ©e comme un mot Ă  la mode, dit Filip, « dans le sens oĂą les gens pensent que c’est quelque chose qu’ils doivent faire ». Ă€ l’origine, la transformation digitale a Ă©tĂ© motivĂ©e par la volontĂ© des marques d’ĂŞtre plus compĂ©titives – dans la manière dont elles gagnent des parts de marchĂ©, dans la manière dont elles sont perçues, etc. Et la transformation digitale Ă©tait le moteur qui leur permettait d’atteindre ces objectifs, de rĂ©agir plus rapidement et de mesurer leur rĂ©el impact.

« Au dĂ©part, elle visait Ă  donner aux marques une prĂ©sence en ligne, et bien sĂ»r, elle a atteint cet objectif. Mais au fil du temps, elle a acquis de nouveaux usages. Son dernier objectif est d’aider les marques Ă  crĂ©er des expĂ©riences personnalisĂ©es en leur fournissant le bon contenu et le bon flux, ce qui leur permet d’avoir de meilleures conversations avec leurs clients, et conduit Ă  plus de conversions. »

Pour GaĂ©tan, « ce processus se base sur une logique de mimĂ©tisme : les gens disent “Amazon fait mille expĂ©riences par an, donc nous devons faire de mĂŞme”, mais tout le monde n’a pas les vastes ressources d’Amazon, ou ne peut pas espĂ©rer les mĂŞmes rĂ©sultats. »

Mais si l’objectif est d’avoir des expĂ©riences de marque personnalisĂ©es, Amazon n’est pas un site web oĂą les gens veulent passer beaucoup de temps. « Au contraire, les gens vont sur Amazon parce qu’ils peuvent y entrer, acheter ce qu’ils veulent et en sortir rapidement. C’est totalement impersonnel », explique Filip. « Cependant, si je passe plus de temps avec une marque, c’est parce que je veux un produit ou un service spĂ©cifique qu’elle propose, et j’attends une personnalisation de la part des marques avec lesquelles je suis engagĂ©. »

Pour que la personnalisation soit un succès, il faut que vos perceptions soient constamment validĂ©es avant la mise en ligne d’un site web ou d’une campagne. “Plus de la moitiĂ© de toutes les campagnes que les clients rĂ©alisent Ă  l’aide d’AB Tasty est liĂ©e Ă  la personnalisation ou Ă  l’expĂ©rimentation avec de la personnalisation”, remarque GaĂ©tan. “Elles sont la base sur laquelle tout le reste est construit”.

 

Quelles sont les différences entre les vanity metrics et les actionable metrics ?

L’utilisation des vanity metrics varie selon les secteurs, les niveaux et les clients. La seule constante est que les vanity metrics sont très sĂ©duisantes car elles procurent ce que Filip appelle « une montĂ©e de dopamine qui illumine votre cerveau. Et dans certains cas, en fonction de ce que vous essayez d’obtenir avec votre personnalisation, cette « montĂ©e » peut ĂŞtre suffisante. Mais dans l’idĂ©al, il vous faut savoir quel sera l’impact Ă  long terme. »

Le problème est que cet impact n’est pas toujours facilement mesurable. « Prenons l’exemple de l’immobilier. Ce n’est malheureusement pas aussi simple que la cible voit un message personnalisĂ©, la cible clique, la cible achète une maison. Ne serait-ce pas formidable ? En rĂ©alitĂ©, le laps de temps entre cette personnalisation initiale et l’achat peut ĂŞtre de 30, 60, 90 jours, voire plus. Dans certains cas, vous avez besoin d’une vanity metrics comme les pages aimĂ©es, les favoris, les partages, etc., comme indicateur pour vous dire oĂą vont les choses. Mais il est toujours prĂ©fĂ©rable d’avoir une mesure de conversion en arrière-plan pour vous dire ce que tout cela signifie vraiment », explique Filip. 

« C’est lĂ  que des analyses plus approfondies entrent en jeu. Si vous avez un client qui est engagĂ© mais qui ne convertit pas, vous devez dĂ©couvrir quel est l’obstacle et trouver un moyen de le contourner. Si vous pouvez proposer une personnalisation qui rĂ©pond aux besoins du consommateur et fait tomber cette barrière, tant mieux. Mais vous devez toujours respecter la confiance que le consommateur a placĂ©e en vous, en acceptant de vous partager ses donnĂ©es essentielles Ă  votre personnalisation. Vous ne pouvez pas simplement dire « Bonjour ! Nous avons vu que vous regardiez sur notre site web !”  C’est effrayant. Mais vous pouvez indiquer que vous, en tant que marque, ĂŞtes prĂ©sent et Ă  l’Ă©coute des besoins de vos consommateurs. C’est un Ă©quilibre dĂ©licat. »

 

Les vanity metrics peuvent-elles être transformées en actionable metrics ?

Il convient de souligner que l’utilisation d’un indicateur « superficiel » ou d’une vanity metric est toujours justifiĂ©e lorsqu’il y a une rĂ©ponse notable, qu’elle soit positive ou nĂ©gative, car elle peut inciter une entreprise Ă  creuser et analyser davantage. Pour ce faire, elle se tourne vers des actionable metrics et ainsi trouver des rĂ©ponses.

GaĂ©tan remarque : « Mais il est important de se rappeler que tout n’est pas immĂ©diatement actionnable : parfois, le gain se fera plus tard. La valeur de chaque type d’indicateur varie selon le secteur et aussi selon la maturitĂ© du client. Par exemple, les clients e-commerce qui dĂ©butent testeront toutes sortes de choses avant de savoir quelles KPI sont les plus utiles et offrent les meilleurs rĂ©sultats pour leurs activitĂ©s. »

« Toute la discussion sur les indicateurs doit commencer dès que vous Ă©laborez votre stratĂ©gie de personnalisation ou de test », ajoute Filip. « Vous aurez un objectif en tĂŞte : atteindre un certain type d’awareness ou d’engagement, ou un certain nombre de conversions, etc. Tout ce que vous testez et que vous voulez utiliser comme KPI doit s’aligner sur cet objectif. Si une vanity metric peut soutenir cet objectif, alors il est appropriĂ©. Si la conversion finale est nĂ©cessaire pour prouver une hypothèse, alors nous devons trouver comment l’obtenir. Parfois, cela peut ĂŞtre plus compliquĂ© et impliquer des intĂ©grations hors ligne, mais c’est gĂ©nĂ©ralement ainsi que cela fonctionne. »

 

Quelles questions les entreprises doivent-elles se poser pour trouver les bons indicateurs Ă  suivre ?

Pour Filip, une question essentielle concerne la portĂ©e du projet que vous entreprenez. Mesurez-vous une campagne entière ou la dĂ©composez-vous en plusieurs parties ? Un champ d’application Ă©tendu est plus facile Ă  mesurer, ce qui signifie que moins de mesures sont nĂ©cessaires en gĂ©nĂ©ral. Un champ d’application dĂ©taillĂ© est plus complexe, car la mesure sur une base individuelle soulève des questions sur la manière de dĂ©terminer l’identitĂ©, de relier les conversions Ă  des individus spĂ©cifiques, etc.

Mais la question la plus fondamentale est :  » Dois-je tester et personnaliser mes expĂ©riences ? « . Et la rĂ©ponse de Filip est « Bien sĂ»r que oui ! Mais il existe beaucoup de chemins diffĂ©rents possibles pour faire ce genre de choses. L’un d’entre eux consiste Ă  demander Ă  une sociĂ©tĂ© comme Wunderman Thompson de vous aider Ă  effectuer une analyse, en jouant le rĂ´le de consultant pour vous montrer ce qui fonctionne et ce qui ne fonctionne pas, les points de blocage, les points Ă  amĂ©liorer, etc.

« Mais si vous prĂ©fĂ©rez faire vous-mĂŞme appel aux utilisateurs, gardez en tĂŞte que du point de vue de l’expĂ©rience client, vous devez tester et dĂ©couvrir la meilleure façon d’interagir avec lui.  Comment pouvez-vous leur montrer que vous voulez les aider, mais sans ĂŞtre intrusif ? A titre de comparaison, nous pouvons prendre comme exemple l’expĂ©rience vĂ©cue en rentrant dans un magasin, en rĂ©pondant Ă  la question : « Comment voudrais-je, en tant que client, ĂŞtre accueilli, aidĂ©, guidĂ© ? ». Comprendre cela est la meilleure façon de commencer un cadre de personnalisation.”

 

Comment mesure-t-on la valeur vie client ?

La valeur vie client (CLV) est la marge de bĂ©nĂ©fices qu’une entreprise s’attend Ă  rĂ©aliser pendant toute la durĂ©e de sa relation commerciale avec un client moyen. Un article de CleverTap explique plus en dĂ©tail : « Parce que la CLV est une projection financière, elle exige qu’une entreprise fasse des hypothèses Ă©clairĂ©es. Par exemple, afin de calculer la CLV, une entreprise doit estimer la valeur moyenne du panier, le nombre moyen de transactions et la durĂ©e de la relation business avec un client donnĂ©. Les entreprises Ă©tablies qui disposent de donnĂ©es historiques sur leurs clients peuvent calculer avec plus de prĂ©cision la valeur vie client » Un peu brutal, mais c’est ainsi que cela fonctionne.

Un exemple visuel du calcul de la valeur vie client Ă  l’aide des indicateurs de vente, de transactions et de rĂ©tention – qui peuvent tous ĂŞtre impactĂ©s par l’expĂ©rimentation. 

Customer Lifetime Value: What is it and How to Calculate | CleverTap

Source: CleverTap

Maintenant, où trouver ces précieuses données historiques sur les clients ?

« Les CDP jouent un rĂ´le essentiel dans la mesure de la CLV, car elles peuvent combiner des donnĂ©es provenant de dizaines de sources diffĂ©rentes pour retracer tout l’historique des interactions d’un client avec une marque, depuis ses expĂ©riences web et mobile jusqu’Ă  ses expĂ©riences en magasin et avec le service client. Avec ces donnĂ©es, vous pouvez mesurer combien de temps vous avez interagi avec ce client, quelle a Ă©tĂ© l’intensitĂ© de son engagement, quelles sont les choses que vous offrez et qui l’intĂ©ressent », explique Filip.

« De toute Ă©vidence, si un consommateur fait le choix de votre marque depuis très longtemps, il s’attend Ă  un certain niveau de personnalisation de votre part. Il va s’attendre Ă  l’accolade chaleureuse et Ă  la conversation amicale que vous avez gĂ©nĂ©ralement avec une personne que vous connaissez depuis des annĂ©es, et pas seulement Ă  un bonjour rapide et Ă  une conversation de courtoisie, que vous offrez Ă  une personne que vous venez de rencontrer. La personnalisation mĂ©rite qu’on s’y attarde, car mieux vous connaissez vos clients, plus longtemps vous pouvez poursuivre votre conversation avec eux. Ceci se traduit par de la fidĂ©litĂ© et de la rĂ©tention et, espĂ©rons-le, par des recommandations. »

Il existe des techniques pour maximiser la CLV, notamment la segmentation, la personnalisation, la diversification des points de contact, du cross-selling et du up-selling, pour n’en citer que quelques-unes.

Dans l’Ă©conomie actuelle, oĂą les marchĂ©s sont encombrĂ©s de concurrents qui se disputent les mĂŞmes clients, l’engagement et la conversion sont essentiels au succès de toute entreprise.


 

Vous voulez en savoir plus sur les données ? Rendez-vous ici pour le cinquième volet de notre série sur les données customer-centric ! 

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Créer des liens émotionnels avec les clients en utilisant les données

N’oubliez pas de consulter l’introduction de notre sĂ©rie, la partie 1 avec Zion & Zion, et la partie 2 avec Cro Metrics si vous ne l’avez pas encore fait.

Pour ce troisième article blog de notre sĂ©rie sur l’approche data-driven du marketing client, nous nous sommes entretenus avec notre partenaire Matt Wright, directeur Behavioral Science chez Widerfunnel, et avec Alex Anquetil, Manager Customer Success North America chez AB Tasty. A cette occasion, ils ont rĂ©flĂ©chi Ă  la signification de la connexion Ă©motionnelle dans un contexte marketing, Ă  la raison pour laquelle il est essentiel que les marques Ă©tablissent des connexions Ă©motionnelles avec leurs clients, et Ă  la manière dont les donnĂ©es peuvent ĂŞtre utilisĂ©es pour Ă©tablir et mesurer l’efficacitĂ© de ces connexions.

 

Que voulons-nous dire lorsque nous parlons de créer un « lien émotionnel » dans un contexte marketing ?

En termes simples, les Ă©motions sont le moteur de tout achat. Les gens n’achètent pas une marque en particulier parce qu’ils ont besoin d’un produit qu’ils pourraient facilement trouver ailleurs, mais parce qu’ils ressentent une affinitĂ©, un sentiment de confiance, de bien-ĂŞtre, d’inclusion ou de loyautĂ© envers cette marque.  

Sur un marchĂ© aussi encombrĂ©, il est essentiel pour les spĂ©cialistes du marketing d’Ă©tablir des liens Ă©motionnels profonds avec les clients pour les attirer et les fidĂ©liser. Les marketers ne peuvent pas se contenter de  » faire appel aux Ă©motions », mais ils doivent comprendre les comportements et les motivations des clients et s’assurer que leurs missions et leurs messages sont en phase avec les Ă©motions et les besoins des clients.

Matt demande de recadrer la question : « Quel est le rĂ´le de la prise de dĂ©cision Ă©motionnelle dans le marketing ? Les gens construisent des modèles mentaux autour de leurs Ă©motions, de leurs expĂ©riences et de leurs associations culturelles. Ils considèrent certaines d’entre elles comme « bonnes » ou « mauvaises »… ils y associent des Ă©motions. La clĂ© pour les spĂ©cialistes du marketing est de comprendre quelles Ă©motions rĂ©sonnent avec quel groupe de personnes. Et c’est lĂ  que les tests A/B peuvent vous aider Ă  trouver des indices sur ce qui fonctionne et ce qui ne fonctionne pas. CrĂ©er des connexions Ă©motionnelles fortes est primordial, et grâce Ă  l’expĂ©rimentation, vous pouvez en crĂ©er tout au long de votre entonnoir de vente. »

« Notre cerveau a une bande passante limitĂ©e, remarque Alex, et nous avons donc tendance Ă  Ă©conomiser nos ressources pour les choses importantes. Lorsque nous effectuons un achat simple, nous prenons des raccourcis. Nous saisissons ce qui est disponible dans la roue de nos Ă©motions de base – bonheur, colère, surprise – pour nous permettre de prendre des dĂ©cisions rapides. Si les marques peuvent tirer parti de ces Ă©motions, qu’elles soient positives ou nĂ©gatives, et y aligner leurs tactiques de vente, alors elles peuvent crĂ©er des expĂ©riences sans friction. Le fait que chaque achat soit Ă©motionnel est la raison pour laquelle nous n’avons pas « une interface utilisateur parfaite » ou « un entonnoir de vente idĂ©al » : chaque marque, produit et utilisateur est diffĂ©rent. « 

Matt rĂ©pond : « C’est une excellente analogie. La convivialitĂ© est la base, et vous devez construire sur cette base. MĂŞme si votre interface utilisateur est laide, dans les bonnes circonstances, elle convertira. Par exemple, si votre site web est destinĂ© Ă  une organisation caritative, les gens ne veulent pas que vous dĂ©pensiez votre argent pour le rendre beau. Ils veulent que l’argent aille Ă  la cause. Ils peuvent donc vous juger nĂ©gativement si votre site web est un chef-d’Ĺ“uvre digital. Mais si vous concevez un site pour une marque chic, les gens veulent qu’il ait l’air et se sente exclusif. C’est ce que les A/B tests nous apprennent : il ne s’agit pas de gagner ou de perdre, mais de recueillir des idĂ©es, ce qui, Ă  mon avis, est souvent nĂ©gligĂ© Ă  un niveau de base de l’expĂ©rimentation. »

 

Pourquoi les connexions émotionnelles avec les clients sont-elles si importantes pour les marques ?

Pour Matt, l’Ă©motion est particulièrement importante pour le positionnement. « Ce n’est pas un sujet sur lequel les gens font gĂ©nĂ©ralement des expĂ©riences. J’aimerais bien qu’ils le fassent, parce que les donnĂ©es que vous pouvez glaner en testant des choses comme les propositions de valeur ou le copywriting sont extrĂŞmement prĂ©cieuses pour rĂ©ussir Ă  positionner un produit. De plus, au fur et Ă  mesure que les clients avancent dans leur parcours, ils Ă©prouvent diffĂ©rentes Ă©motions Ă  diffĂ©rents moments, y compris des doutes, alors donnez-leur des signaux pour les rassurer et leur montrer qu’ils ont pris les bonnes dĂ©cisions. De cette façon, vous renforcez leur loyautĂ© Ă  votre Ă©gard. »

Alex pense que la première impression compte, et que si vous ne crĂ©ez pas de lien dès le premier jour, vous n’aurez peut-ĂŞtre pas d’autre chance. « Les utilisateurs cherchent Ă  donner un sens Ă  ce qu’ils achètent, mĂŞme lorsqu’il s’agit de quelque chose d’aussi banal qu’un paquet de piles. Les produits utilitaires peuvent ĂŞtre associĂ©s aux « bons » signaux (pensez au lapin Energizer, Ă  la tradition et Ă  la fiabilitĂ© qui lui sont associĂ©es). Personne ne veut acheter des produits qui renvoient Ă  des connotations nĂ©gatives. Les vĂŞtements et les articles de luxe sont 100 % Ă©motionnels, et il est essentiel pour les spĂ©cialistes du marketing de confĂ©rer l’image et le statut corrects en vendant aux bons groupes (car, bien sĂ»r, il y a des groupes d’appartenance et des groupes d’exclusion selon les normes de la marque) et en associant les Ă©motions et les motivations appropriĂ©es Ă  chaque marque et produit.

 

Les marques doivent-elles créer différents types de connexions émotionnelles pour différents publics ?

LĂ  encore, Matt propose une question prĂ©liminaire pour repositionner la façon dont nous abordons le sujet : « Cela vaut-il la peine de crĂ©er des expĂ©riences multiples ? La meilleure façon de dĂ©cider ceci est de commencer petit, puis d’aller plus loin, et de continuer Ă  tester jusqu’Ă  ce que les donnĂ©es vous mènent Ă  une proposition de valeur. Si les donnĂ©es vous montrent que cela en vaut la peine, alors oui, construisez diffĂ©rentes approches. »

Mais Alex, qui connaĂ®t bien les marchĂ©s français et amĂ©ricain, dit oui tout de suite. « Quand on regarde les rĂ©sultats Ă  court et Ă  long terme, je pense qu’il doit y avoir diffĂ©rents types de connexions Ă©motionnelles pour diffĂ©rents publics culturels ou gĂ©ographiques. La question est de savoir si l’on veut Ă  tout prix que les Ă©motions servent les ventes ou le marketing. En d’autres termes, voulez-vous que votre proposition de valeur associe votre marque Ă  des Ă©motions spĂ©cifiques ? Lorsque les marques se dĂ©veloppent sur de nouveaux marchĂ©s, elles peuvent nĂ©cessiter des approches diffĂ©rentes. Par exemple, certaines marques de luxe françaises vendent des collections de produits uniquement en France et des collections entièrement diffĂ©rentes aux États-Unis. En ce qui concerne les parfums, les clients amĂ©ricains ont tendance Ă  acheter des flacons plus grands, tandis que les Français en achètent de plus petits, en raison de prioritĂ©s et de motivations culturelles diffĂ©rentes.”

Exemples de motivations et de leviers :
 
Source: HBR.org, “THE NEW SCIENCE OF CUSTOMER EMOTIONS,” NOVEMBRE 2015, SCOTT MAGIDS, ALAN ZORFAS, AND DANIEL LEEMON

« Vous pouvez analyser vos propres donnĂ©es de marchĂ© pour dĂ©couvrir quel est votre groupe Ă  fort potentiel et quelles sont ses motivations, puis pousser cela sur le marchĂ© et emmener tout le monde dans votre voyage, ou vous pouvez le faire dans l’autre sens, et faire des ventes votre objectif ultime. »  

Matt pense que l’image de marque va gĂ©nĂ©ralement prendre le dessus sur l’objectif de vente et cite l’exemple de Netflix. « Il y a un dĂ©bat en ce moment pour dĂ©cider si, pour continuer Ă  se dĂ©velopper, Netflix doit vendre des publicitĂ©s. Aujourd’hui, ils peuvent probablement faire un AB test et dĂ©couvrir qu’ils gagneront plus d’argent s’ils vendent des publicitĂ©s, Ă©videmment. Mais comment cela affectera-t-il leur image de marque Ă  court, moyen et long terme ? Ils ne perdront peut-ĂŞtre pas d’argent, mais sur le plan Ă©motionnel, ils risquent de perdre une grande partie de leur attrait historique.”

« Lorsque l’on joue avec les Ă©motions, il ne faut pas se contenter d’un simple AB test. Il est important d’expĂ©rimenter. Lors de la prise de dĂ©cisions stratĂ©giques, l’expĂ©rimentation peut certainement aider Ă  optimiser les choses de manière incrĂ©mentale, mais elle peut aussi faire de plus grandes choses, notamment vous aider Ă  prendre des dĂ©cisions clĂ©s, Ă  mieux comprendre vos clients, Ă  innover, Ă  prendre des risques… Trop peu de gens rĂ©alisent la puissance des tests avancĂ©s. Les entreprises qui les utilisent constatent des amĂ©liorations exponentielles. »

En parlant des outils d’expĂ©rimentation, Matt explique : « Très tĂ´t dans le secteur, nous avons parlĂ© des AB tests dans un Ă©tat d’esprit Ă  peu près uniquement axĂ© sur l’optimisation gagnant ou perdant. Or, c’est bien plus que cela. Lorsque vous faites cet investissement, il va vous aider Ă  prendre des dĂ©cisions, et non pas seulement Ă  trouver de petits bouts de revenus supplĂ©mentaires pour votre entreprise. Il y a un problème de ressources : l’amĂ©lioration du taux de conversion n’est pas la seule chose que vous pouvez faire, il y a un large Ă©ventail d’autres choses que vous pouvez rĂ©aliser, et les Ă©quipes ont besoin de plus qu’un responsable du CRO pour en tirer toutes les capacitĂ©s. C’est un facteur clĂ© de diffĂ©renciation concurrentielle. »

 

Comment les données peuvent-elles être utilisées pour créer des connexions émotionnelles dans le marketing ?

Il est beaucoup plus difficile de cibler les publics aujourd’hui en raison des changements de politique en matière de cookies et des nouvelles rĂ©glementations. Mais comme le dit Matt (et tout le monde est d’accord), « les first-party data conduiront Ă  un positionnement fort et Ă  de très bonnes publicitĂ©s, qui crĂ©ent un lien avec les utilisateurs. Parce qu’elles appartiennent aux marques, ce seront les meilleures donnĂ©es possibles pour tester des hypothèses et segmenter les informations afin que les marques puissent offrir des expĂ©riences personnalisĂ©es et exclusives. »

Alex s’exprime ainsi : « En fin de compte, vous allez toujours suivre les conversions et les clics, donc vous devez faire ce travail de fond de marketing. C’est plus avancĂ© que les tests d’utilisabilitĂ©. Pour tester les Ă©motions, vous devez faire un travail de fond et des suppositions. Vous devez connaĂ®tre votre marque, vous devez travailler avec des Ă©tudes de marchĂ©. Et lorsque vous trouvez une Ă©motion qui correspond Ă  ce que vous voulez que votre marque reprĂ©sente, vous devez identifier un segment de clients Ă  fort potentiel. Ensuite, vous trouvez les facteurs de motivation que vous associez Ă  ce segment, grâce Ă  des Ă©tudes qualitatives et Ă  des retours d’informations ; puis vous devez quantifier tout cela pour voir si vous avez raison. Ensuite, vous poussez les facteurs de motivation, mesurez les rĂ©sultats, voyez ce qui augmente l’efficacitĂ©, la rĂ©tention, la fidĂ©litĂ©, la valeur vie du client… et dĂ©couvrez si vous avez une proposition gagnante. »

Matt sourit : « Je ne qualifierais aucune partie de cette approche de « conjecture ». Vous combinez simplement le qualitatif et le quantitatif pour trouver de meilleures hypothèses Ă  tester. C’est le cĹ“ur d’une bonne expĂ©rimentation. »


 

Vous voulez en savoir plus sur les données ? Rendez-vous ici pour le quatrième volet de notre série sur les données customer-centric ! 

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Utiliser les données issues de l’expérimentation pour découvrir les besoins des clients

Pour ce deuxième article de blog de notre sĂ©rie sur l’approche orientĂ©e donnĂ©es du marketing customer-centric, nous nous sommes entretenus avec notre partenaire Ryan Lucht, Director of Strategy chez Cro Metrics et avec Hubert Wassner, Data expert chez AB Tasty. Cet interview explore l’Ă©volution des besoins clients, montre pourquoi il est si important pour les marques de les comprendre aujourd’hui, et le rĂ´le que joue l’expĂ©rimentation pour rĂ©pondre Ă  ces besoins. N’oubliez pas de consulter l’introduction et la première partie de notre sĂ©rie si vous les avez manquĂ©es.

 

Qu’entendons-nous par « besoins des clients » ?

Les clients avisĂ©s d’aujourd’hui attendent beaucoup des marques : parcours connectĂ©s, personnalisation, innovation, protection des donnĂ©es. Ils sont habituĂ©s Ă  des interactions en ligne transparentes. Ils veulent pouvoir trouver des produits facilement. Ils veulent une expĂ©rience sans friction et des mĂ©thodes de paiement flexibles. Et si une marque n’est pas Ă  la hauteur, ils passeront Ă  une autre qui l’est : « C’est une bonne chose, cela nous a obligĂ© Ă  ĂŞtre beaucoup plus orientĂ© client et Ă  rendre nos sites web plus faciles Ă  utiliser », explique Ryan.

Et cela paie de rĂ©pondre aux besoins de vos clients et de leur offrir une excellente expĂ©rience. Dans un sondage CX 2020, 91 % des personnes interrogĂ©es ont dĂ©clarĂ© qu’elles Ă©taient plus susceptibles d’effectuer un nouvel achat après une expĂ©rience positive, et 71 % ont dĂ©clarĂ© avoir pris une dĂ©cision d’achat en fonction de la qualitĂ© de l’expĂ©rience.

 

Pourquoi est-il important pour les entreprises et les marques de comprendre les besoins de leurs clients ? 

Ryan pense qu’il est essentiel d’offrir aux clients les bonnes informations au bon moment. « Les besoins des clients sont diffĂ©rents aux diffĂ©rentes Ă©tapes du parcours client. Lorsque vous menez un programme d’expĂ©rimentation, l’ordre dans lequel les informations sont prĂ©sentĂ©es a son importance. Si vous vous plongez dans les dĂ©tails trop tĂ´t, vous risquez de surcharger ou d’ennuyer vos utilisateurs. Mais si vous attendez trop longtemps pour prĂ©senter des informations essentielles, comme une politique de remboursement ou un Ă©lĂ©ment de votre proposition de valeur, vous perdrez des clients. »

« L’un de nos clients, une grande chaĂ®ne de salles de sport aux États-Unis, en est un bon exemple. Une partie cruciale de leur stratĂ©gie consiste Ă  rassurer les clients quant au fait qu’ils se sentiront Ă  l’aise dans leurs salles de sport – que celles-ci sont inclusives, body-positives, et que tout le monde y trouve sa place. Il s’agit d’un besoin important des clients. Mais sur leur page d’accueil, la première chose que les gens voulaient trouver Ă©tait « OĂą est la salle de sport la plus proche de chez moi ? ». Ils ont donc dĂ©cidĂ© de mettre en premier les informations relatives Ă  l’emplacement et d’Ă©tablir ensuite leur marque : les abonnements ont augmentĂ© immĂ©diatement. L’impact sur les revenus est fondamental : si vous ne rĂ©pondez pas aux bons besoins au bon moment, vous laissez de l’argent sur la table. »

Hubert ajoute : « Dans le commerce en ligne, vos concurrents ne sont qu’Ă  un clic de vous, alors si les utilisateurs s’ennuient sur votre site ou s’ils mettent trop de temps Ă  trouver ce dont ils ont besoin, ils iront tout simplement ailleurs. L’expĂ©rience que vous offrez doit ĂŞtre exempte de toute frustration. Il y a des rĂ©sultats de croissance Ă  trouver Ă  chaque Ă©tape du parcours d’achat, alors pensez toujours Ă  la concurrence, quelqu’un d’autre le fait sĂ»rement mieux quelque part. »

Ryan est d’accord : « Lorsqu’il s’agit de comprendre les besoins de vos clients, plus vous tirez parti de l’expĂ©rimentation et des formes avancĂ©es de data science, meilleur sera votre avantage concurrentiel. La raison est que les besoins des clients sont uniques d’une marque Ă  l’autre. Une marque Ă©tablie peut se vendre diffĂ©remment d’une marque de niche ou d’une marque nouvellement arrivĂ©e. »

 

Où peut-on trouver les données les plus précieuses sur les besoins de ses clients ?  

Il existe des outils qui automatisent l’accès aux donnĂ©es. « Chez AB Tasty, dit Hubert, nous commençons par installer un tag pour recueillir des informations sur les transactions afin que les dĂ©veloppeurs puissent voir, par exemple, quand les utilisateurs visitent les sites et quand ils les quittent, et mesurer ainsi le taux de rebond. Les agences peuvent Ă©galement recueillir des informations sur les produits et les achats, ainsi que sur des mesures comme le taux de conversion, l’accès Ă  la page panier, les dates de vente et l’Ă©volution des taux de conversion en fonction des niveaux d’engagement (voir graphique). Une fois que vous avez suffisamment de donnĂ©es, vous pouvez commencer Ă  tester diffĂ©rentes mĂ©triques pour voir lesquelles augmentent les niveaux d’engagement des diffĂ©rents segments d’audience. » 

 

Votre site s’adapte-t-il aux utilisateurs frĂ©quents ou les traite-t-il comme s’ils Ă©taient nouveaux Ă  chaque fois ? 

Ryan aime demander aux cadres : « Pensez-vous que quelqu’un qui vient sur votre site pour la toute première fois a les mĂŞmes besoins que quelqu’un qui vient pour la cinquième fois ? Et bien sĂ»r, la rĂ©ponse est non. Mais pensez aux « nouveaux utilisateurs » par rapport aux « anciens utilisateurs », ou aux diffĂ©rentes sources de trafic – les gens arrivent sur le site web depuis diffĂ©rents endroits : e-mail, publicitĂ©s, Facebook, TikTok, Google. Toutes ces personnes Ă©voluent dans des contextes très diffĂ©rents, et cela nous donne une centaine d’idĂ©es de tests diffĂ©rents. » Lorsque Ryan demande Ă  ses interlocuteurs s’ils traitent un nouveau visiteur diffĂ©remment d’un visiteur qui revient, la rĂ©ponse est malheureusement toujours nĂ©gative. Ce n’est qu’une des innombrables opportunitĂ©s pour les marques d’utiliser mĂŞme les points de donnĂ©es les plus basiques pour commencer Ă  diffĂ©rencier les expĂ©riences.

« Cela peut devenir très complexe très rapidement. Si vous voulez faire une AI ou un modèle ML, il est important de comprendre quelles variables sont rĂ©ellement corrĂ©latives parmi celles que nous demandons au modèle d’examiner, et lesquelles sont insignifiantes . »

 

Comment organiser/prioriser les données provenant de sources disparates pour les tester ?

Pour combiner les donnĂ©es afin d’agir sur elles de manière significative, Hubert explique que les outils les plus courants sont les plug-ins CRM. « Si votre utilisateur est identifiĂ©, vous pouvez automatiquement recueillir plus d’informations de première main au fur et Ă  mesure du parcours client, ce qui peut vous aider Ă  segmenter l’expĂ©rimentation a posteriori. »

Pour Ryan, l’utilisation de sources de donnĂ©es disparates ne sert pas seulement Ă  hiĂ©rarchiser les idĂ©es de test, elle permet aussi de mieux en comprendre les rĂ©sultats. « Je n’ai jamais rencontrĂ© quelqu’un capable d’utiliser les donnĂ©es pour prĂ©dire quelles idĂ©es de test seront gagnantes. Si c’Ă©tait possible, tout le monde aurait des taux de rĂ©ussite stupĂ©fiants, mais mĂŞme chez Microsoft, Google et Netflix, seule une idĂ©e sur dix est retenue. Le plus important avec l’utilisation des sources de donnĂ©es disparates se produit après la rĂ©alisation d’une expĂ©rience, car les rĂ©sultats de l’expĂ©rience ne constituent qu’un seul apprentissage spĂ©cifique. Ce qui dĂ©terminera votre succès, c’est la manière dont vous reliez ces rĂ©sultats Ă  d’autres sources de donnĂ©es clients ou d’analyses afin de reconstituer un rĂ©cit que vous pensez ĂŞtre vrai, ainsi que la manière d’utiliser ces rĂ©sultats pour nourrir votre prochaine idĂ©e test. »

 

Comment l’expĂ©rimentation peut-elle vous aider Ă  mieux comprendre les besoins de vos clients ? 

Pour Ryan, la comprĂ©hension peut se faire Ă  deux niveaux. « Une expĂ©rience individuelle peut vous dire si vous vous rapprochez ou vous Ă©loignez de la satisfaction des besoins de vos clients, en vous basant sur le fait qu’ils rĂ©agissent comme vous l’aviez espĂ©rĂ© ou non. Mais il y a aussi un niveau de mĂ©ta-analyse, oĂą une fois que vous avez menĂ© beaucoup d’expĂ©riences, vous commencez Ă  reconnaĂ®tre les modèles. Par exemple, chaque fois que nous mettons l’accent sur les prix et que nous les rendons plus clairs, nous obtenons de meilleurs rĂ©sultats, de sorte que le besoin des clients est peut-ĂŞtre de mieux comprendre les prix. Les expĂ©riences individuelles nous aident, mais nous apprenons vraiment les thèmes plus larges une fois que nous avons menĂ© un grand nombre d’expĂ©riences. »

Hubert ajoute : « Pour moi, lorsque vous construisez le test, vous devez rĂ©pondre Ă  une question et non pas vous concentrer sur l’optimisation, car vous n’amĂ©liorerez peut-ĂŞtre rien du tout. Mais en rĂ©pondant Ă  une question, vous apprendrez quelque chose, vous augmenterez vos connaissances, et c’est lĂ  le vĂ©ritable objectif. »

 

Comment la connaissance des besoins de vos clients peut-elle contribuer à une meilleure expérience client ? 

« Plus vous comprendrez vos clients et leurs besoins, plus ils auront l’impression que vous ĂŞtes capable de lire dans leurs pensĂ©es : vous leur ferez plaisir, vous les fidĂ©liserez et vous gagnerez de la place sur le marchĂ©. Les entreprises qui font cela – faire beaucoup d’expĂ©riences et les faire bien – sont les entreprises qui gagnent. C’est aussi simple que cela », affirme Ryan. 

« Lorsque nous effectuons des tests, nous ne devrions pas nous poser des questions business, mais des questions relatives aux utilisateurs, et seulement ensuite ajouter des KPI orientĂ©s business », dĂ©clare Hubert. « Il est essentiel de poser d’abord des questions customer-centric, et non sur l’entreprise. De cette façon, vous pouvez stimuler votre activitĂ© tout en satisfaisant mieux vos clients. » 

Ryan est d’accord : « C’est une façon très positive de prĂ©senter les choses. C’est ainsi que nous gagnons avec nos clients, car si nous rĂ©pondons mieux Ă  leurs besoins, tout le monde est gagnant. »


 

Vous voulez en savoir plus sur les données ? Rendez-vous ici pour le troisième volet de notre série sur les données customer-centric ! 

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Maximiser la valeur des donnĂ©es clients avec l’expĂ©rimentation

Consultez l’introduction de notre sĂ©rie sur les donnĂ©es customer-centric ici.

Pour ce premier article de blog de notre sĂ©rie sur les diffĂ©rentes façons d’utiliser les donnĂ©es et d’aider les marques Ă  construire une vision customer-centric, notre partenaire Aimee Bos, VP analytics and data strategy chez Zion & Zion, et Hubert Wassner, Chief Data Scientist chez AB Tasty, se penchent sur la façon dont les donnĂ©es issues de l’expĂ©rimentation peuvent vous aider Ă  mieux comprendre vos clients. Ils explorent le qui, le quoi et le quand des tests, discutent des indicateurs clĂ©s de la connaissance du client, de l’importance de la taille de l’audience, de l’endroit oĂą se cachent vos meilleures idĂ©es de tests, et plus encore.  

 

Pourquoi l’expĂ©rimentation est-elle importante pour comprendre les clients ? 

En termes simples, l’expĂ©rimentation permet aux marques de « perfectionner » leurs produits. En amĂ©liorant la valeur dĂ©jĂ  dĂ©veloppĂ©e, l’expĂ©rience client est optimisĂ©e. Et chaque fois qu’une nouvelle fonctionnalitĂ© ou option est ajoutĂ©e Ă  un produit, des A/B tests rĂ©guliers garantissent des rĂ©actions cohĂ©rentes de la part des clients. L’expĂ©rimentation fonctionne comme une boucle fermĂ©e de feedbacks de la part des clients, allant au-delĂ  des conversions ou de l’acquisition, amĂ©liorant l’adoption et la rĂ©tention, pour finalement rendre votre produit indispensable Ă  vos clients.

 

Quels sont les indicateurs clés qui fournissent les meilleures informations sur les clients ? 

Hubert rĂ©pond : « En principe, les indicateurs qui fournissent des informations fiables sur les clients sont le taux de conversion et la valeur moyenne du panier, segmentĂ©s selon des critères significatifs tels que la gĂ©olocalisation ou les donnĂ©es CRM. Mais il y en a d’autres qui sont intĂ©ressants, comme le revenu par visiteur (RPV). C’est une mĂ©trique Ă  faible valeur mais importante Ă  surveiller. » 

« Et la valeur moyenne des commandes (AOV) en est un autre. Cette mesure varie Ă©normĂ©ment dans le temps, il ne faut donc pas la prendre pour argent comptant. La saisonnalitĂ© (pensez Ă  NoĂ«l ou au Black Friday, par exemple), ou mĂŞme un gros acheteur peuvent fausser les statistiques. Il faut l’examiner dans de multiples contextes pour mieux comprendre les progrès accomplis, non seulement d’une annĂ©e sur l’autre, mais aussi d’un mois sur l’autre et mĂŞme d’une semaine sur l’autre, afin d’obtenir un calcul juste. » 

« L’AOV et le RPV sont importants car leur omission peut fausser les donnĂ©es. Les gens oublient souvent d’analyser les mesures concernant les visiteurs qui ne convertissent pas. Bien sĂ»r, l’AOV ne vous donne des donnĂ©es que sur ceux qui vont jusqu’au bout du cycle d’achat. »

Et Aimee est d’accord : « Le taux de conversion, bien sĂ»r. Pour le e-commerce, il s’agit des conversions, de la valeur, du RPV, de la façon dont ils font bouger l’aiguille, augmentent-ils la valeur de la commande moyenne ? Nous voulons autant de donnĂ©es que possible au niveau le plus granulaire possible pour la gĂ©nĂ©ration de leads, le gated-content et les micro-conversions… Ces petits tests peuvent ĂŞtre liĂ©s Ă  des indicateurs orientĂ©s client, par opposition Ă  des indicateurs plus importants au niveau de l’entreprise, comme le revenu, la croissance, le nombre de clients, le retour sur investissement, etc. »

 

OĂą sont les meilleures sources d’idĂ©es pour l’expĂ©rimentation ?

Aimee a sa propre façon de faire. « Je commence par me demander quels sont mes objectifs commerciaux (micro/macro). Ensuite, je consulte Google Analytics et j’identifie oĂą les conversions n’ont pas lieu. Pour trouver des idĂ©es d’expĂ©rimentation, je consulte des outils comme HotJar, les donnĂ©es de la Voix du Client (VoC), les donnĂ©es Qualtrics, les commentaires rĂ©els des clients, les panĂ©listes utilisateurs : donnez-leur des choix, demandez-leur ce qu’ils prĂ©fèrent. Faites toujours des hypothèses sur les points de friction, elles vous donneront vos meilleures idĂ©es pour les tests ! »

Hubert aime puiser ses idĂ©es dans le NPS. « Le Net Promoter Score (NPS) contient des informations et des commentaires utiles et peut ĂŞtre un bon point de dĂ©part pour des hypothèses, plutĂ´t que de faire des suppositions alĂ©atoires qui sont une perte de temps. Le NPS peut ajouter une rĂ©elle orientation Ă  des tests bien conçus. Il est basĂ© sur une seule question : Sur une Ă©chelle de 0 Ă  10, quelle est la probabilitĂ© que vous recommandiez le produit ou le service de cette entreprise Ă  un ami ou Ă  un collègue ? Le NPS est un bon moyen d’identifier les domaines Ă  amĂ©liorer, mais comme indicateur du score CX d’une entreprise, il doit ĂŞtre associĂ© Ă  des informations qualitatives pour comprendre le contexte derrière le score. »

 

Comment faire pour prendre en compte toutes ces informations ? De quoi ai-je besoin pour réaliser mes tests ?

Il est Ă©vident que vous avez besoin d’un outil pour exĂ©cuter vos A/B tests et pour collecter les donnĂ©es nĂ©cessaires Ă  la formulation de bonnes hypothèses. Un bon moyen de donner un coup de pouce Ă  votre programme de tests – et de contribuer Ă  un meilleur ROI – est d’utiliser des outils tels que Contentsquare ou Fullstory, qui offrent davantage de donnĂ©es sur le comportement et l’expĂ©rience des clients et vous aident Ă  cibler vos donnĂ©es de test. Conçues pour combler le fossĂ© entre les expĂ©riences digitales que les entreprises pensent offrir Ă  leurs clients et ce qu’elles offrent rĂ©ellement, les plateformes d’analyse proposent de rĂ©elles opportunitĂ©s d’hypothèses de test utiles, grâce Ă  des suppositions plus Ă©clairĂ©es sur les variables Ă  tester pour amĂ©liorer le CX. 

Aimee a Ă©galement une remarque importante Ă  propos de la collecte initiale de donnĂ©es.  « Vous avez Ă©galement besoin de trois mois de donnĂ©es avant de commencer les tests si vous voulez des rĂ©sultats fiables, et vous devez ĂŞtre sĂ»r que celles-ci sont exactes. La plupart des gens s’appuient sur Google Analytics (GA). C’est beaucoup de donnĂ©es Ă  gĂ©rer et Ă  organiser. Une plateforme de donnĂ©es clients (CDP) reprĂ©sente un investissement important, mais la centralisation de vos donnĂ©es Ă  un seul endroit est extrĂŞmement utile pour la segmentation des clients et l’analyse dĂ©taillĂ©e. Plus tĂ´t vous pourrez investir dans un outil tel qu’une CDP, mieux ce sera pour une stratĂ©gie d’architecture de donnĂ©es durable. » 

 

Je suis prĂŞt Ă  tester, mais j’ai plusieurs hypothèses. Par oĂą commencer ?

Selon Aimee, « lorsque cela se produit, nous divisons les grands problèmes en plus petits. Nous avons un client qui veut tripler son activitĂ© et qui veut aussi se procurer une CDP cette annĂ©e, parmi d’autres objectifs. C’est beaucoup ! Pour l’aider, nous Ă©tablissons une feuille de route du parcours client pour voir ce qui influence ses objectifs. Nous sĂ©lectionnons cinq ou six objectifs de haut niveau (page de destination, navigation mesurĂ©e par rapport au taux de clics…), puis nous testons divers aspects de chacun de ces objectifs. »

Hubert fait remarquer qu’ « il est possible de tester plus d’une hypothèse Ă  la fois si la taille de votre Ă©chantillon est suffisamment grande. Mais d’abord, vous devez savoir quelle est la puissance statistique de votre expĂ©rience. Les Ă©chantillons de petite taille ne peuvent dĂ©tecter que des effets importants : il est important de connaĂ®tre l’ordre de grandeur afin de mener des expĂ©riences significatives. Il est toujours prĂ©fĂ©rable de tester vos variables sur un large public, aux comportements et aux besoins variĂ©s, afin d’obtenir les rĂ©sultats les plus fiables et les plus Ă©clairĂ©s possibles. »

 

Y a-t-il un intĂ©rĂŞt Ă  mener des expĂ©riences de collecte de donnĂ©es (par opposition Ă  l’amĂ©lioration de la conversion ou Ă  l’obtention d’un indicateur spĂ©cifique) ?

Hubert croit fermement qu’il faut tester, peu importe ce que vous pensez qu’il peut arriver. « Les tests sont toujours utiles car un bon test vous apprend quelque chose, vous en apprenez quelque chose, que vous gagniez ou perdiez, du moment que vous avez une hypothèse. Par exemple, mesurer l’effet d’un Ă©lĂ©ment de vente (supposĂ©) (comme une publicitĂ© ou une vente) est utile. Vous savez combien coĂ»te une publicitĂ© ou une vente, mais sans expĂ©rimentation, vous ne savez pas combien elle rapporte. »

« Disons que vous avez un taux de rĂ©ussite de 100 %. Cela signifie que vous n’apprenez plus rien. Alors vous testez pour acquĂ©rir de nouvelles informations dans d’autres domaines, vous ne restez pas immobile. Vous minimisez les pertes pour maximiser les gains. »

 


 

Vous voulez en savoir plus sur les données ? Rendez-vous ici pour le deuxième volet de notre série sur les données customer-centric ! 

Article

6min lecture

Une approche du marketing customer-centric basée sur les données

Chez AB Tasty, nous pensons, respirons, mangeons, buvons et dormons expĂ©rimentation – tout cela au nom de l’optimisation de l’expĂ©rience digitale. Au cours des prochains articles, nous allons creuser encore plus loin et examiner de plus près ce qui se trouve derrière l’expĂ©rimentation : les donnĂ©es. Les donnĂ©es sont le moteur du cycle d’expĂ©rimentation – l’idĂ©ation, les hypothèses, la gestion statistique et l’analyse des rĂ©sultats des tests. Ce n’est un secret pour personne que le monde d’aujourd’hui fonctionne grâce aux donnĂ©es, et le dĂ©veloppement de votre expĂ©rience digitale ne devrait pas faire exception.

Les clients d’aujourd’hui – qu’il s’agisse d’un acheteur professionnel ou d’un consommateur lambda – privilĂ©gient l’expĂ©rience par rapport aux autres facettes d’une marque. Au cours des prochains articles, nous nous entretiendrons avec certains de nos partenaires et experts en donnĂ©es d’AB Tasty, afin d’explorer comment les marques peuvent utiliser les donnĂ©es pour mieux dresser le profil de leurs clients, comprendre leurs besoins et tisser avec eux des liens Ă©motionnels prĂ©cieux, ainsi que pour mesurer l’impact digital global et construire une vision customer-centric et fondĂ©e sur les donnĂ©es. 

 

Avant d’entrer dans le vif du sujet, prenons le temps de nous assurer que nos discussions autour des donnĂ©es se font dans le respect de la politique de confidentialitĂ©

Tout marketeur sait que rien n’est plus prĂ©cieux que les donnĂ©es clients, mais leur acquisition est devenue de plus en plus Ă©pineuse. Le vaste Règlement gĂ©nĂ©ral sur la protection des donnĂ©es (RGPD), entrĂ© en vigueur en 2018 en Europe, a changĂ© la donne, obligeant les entreprises Ă  obtenir un consentement avant de collecter des donnĂ©es personnelles. La California Consumer Privacy Act (CCPA) a rapidement suivi, donnant notamment aux consommateurs le droit de refuser la vente de leurs donnĂ©es.

MĂŞme si vous pensez que votre entreprise n’est pas soumise Ă  ces lois, vous devriez peut-ĂŞtre envisager d’être en règle. Le e-commerce a effacĂ© les frontières de chaque pays, permettant d’acheter des biens et des services sans se soucier de leur origine. La mondialisation des marques signifie qu’un influenceur de Pennsylvanie publiant des articles sur vos produits pourrait conduire des clients parisiens sur votre site. Et soudain, vous collectez des donnĂ©es soumises au RGPD – qui exigent le consentement du client pour ĂŞtre utilisĂ©es.  

 

Exploiter les bonnes données clients

Comprendre vos clients, leurs besoins et leurs comportements fluctuants est essentiel pour délivrer des messages opportuns et pertinents qui stimulent la fidélité et génèrent des revenus. Que votre entreprise vende des tapis de yoga, des patates ou des assurances pour yachts, vous avez besoin de données pour améliorer leur expérience avec vous, et renforcer votre relation avec eux.

Mais comment exploiter les donnĂ©es dont vous avez besoin tout en vous assurant que vos clients continuent Ă  vous faire confiance ? Ces dernières annĂ©es, les consommateurs sont devenus sceptiques Ă  l’idĂ©e de transmettre leurs donnĂ©es personnelles. Selon une enquĂŞte rĂ©alisĂ©e par KMPG en 2021, 86 % des consommateurs interrogĂ©s se disent de plus en plus prĂ©occupĂ©s par la confidentialitĂ© des donnĂ©es. Et ils ont raison de l’ĂŞtre : la mĂŞme enquĂŞte a montrĂ© que 62 % des chefs d’entreprise estimaient que leur entreprise devait faire davantage pour protĂ©ger les donnĂ©es des clients.

Grâce Ă  la mort bien mĂ©ritĂ©e des third-party cookies, les marketers cherchent dĂ©sormais Ă  obtenir les donnĂ©es dont ils ont besoin en Ă©tablissant avec leur audience des relations de première main, fondĂ©es sur le consentement. Bien qu’il s’agisse d’un pas dans la bonne direction, la confidentialitĂ© des donnĂ©es doit aller encore plus loin.

 

Renforcer la valeur de la marque grâce à des pratiques axées sur le consentement et le respect de la confidentialité des données

Les consommateurs sont plus enclins Ă  faire des achats aux entreprises dont les pratiques en matière de confidentialitĂ© des donnĂ©es sont transparentes, et qui expliquent clairement comment les donnĂ©es personnelles sont collectĂ©es, utilisĂ©es et stockĂ©es. Donner ou refuser son consentement Ă  l’utilisation de ses donnĂ©es doit se faire sans effort. Sur demande, les clients doivent ĂŞtre sĂ»rs que les marques ne supprimeront pas seulement toutes les donnĂ©es qu’elles ont stockĂ©es, mais aussi tous les privilèges d’accès qu’ils ont pu accorder Ă  des partenaires ou Ă  des tiers.

En rendant le consentement et les prĂ©fĂ©rences facilement accessibles, une multitude de donnĂ©es peuvent ĂŞtre partagĂ©es Ă  chaque point de contact avec le client, rĂ©vĂ©lant ainsi ses comportements, prĂ©fĂ©rences, attitudes et valeurs. Pour gĂ©rer ces donnĂ©es omnicanales, une plateforme de gestion du consentement (CMP) peut vous aider Ă  collecter et Ă  traiter les informations personnelles selon la politique de confidentialitĂ©. Une CMP vous permet de tenir des registres de consentement sur tous les canaux en contact avec la clientèle, en veillant Ă  ce que le traitement des donnĂ©es personnelles soit toujours conforme aux prĂ©fĂ©rences de la personne concernĂ©e, ce qui ajoute une dimension Ă©thique Ă  l’expĂ©rience client.

Le traitement Ă©thique des donnĂ©es clients est une mission essentielle si les marques veulent rĂ©ussir aujourd’hui. Des big tech au retail, les entreprises de tous bords adoptent une approche des donnĂ©es Ă©thique et dans le respect de la confidentialitĂ© car, comme le dit si bien un article de la Harvard Business Review, « la confidentialitĂ© des donnĂ©es est Ă  l’ère digitale ce que la sĂ©curitĂ© des produits Ă©tait Ă  l’ère industrielle. »

Les données clients peuvent vous aider à proposer des expériences pertinentes, personnalisées et innovantes. 

Elles peuvent renforcer votre marque en générant de nouveaux prospects, en prédisant les tendances en matière de ventes et de marketing, et en vous permettant de créer ces messages personnalisés que les clients aiment tant. Mais si vos données ne sont pas protégées et inattaquables, votre clientèle est en danger.

Chez AB Tasty, nous nous engageons activement Ă  garantir le respect de toutes les rĂ©glementations pertinentes en matière de confidentialitĂ© des donnĂ©es et Ă  faire preuve d’une transparence totale avec nos utilisateurs en ce qui concerne les donnĂ©es statistiques consensuelles de première main et impersonnelles que nous collectons lorsqu’ils visitent notre site. Nous nous efforçons de faire en sorte que nos agences et partenaires assument la responsabilitĂ© de l’utilisation des donnĂ©es personnelles de leurs clients et rĂ©agissent rapidement si ces derniers souhaitent se dĂ©sengager ou se retirer.

Dans cette sĂ©rie d’articles, nous nous intĂ©resserons Ă  l’utilisation des donnĂ©es pour valoriser les visiteurs anonymes, Ă  l’expĂ©rimentation pour dĂ©couvrir les besoins des clients, Ă  la crĂ©ation de liens Ă©motionnels avec les clients grâce aux donnĂ©es, et Ă  l’utilisation des donnĂ©es pour mesurer votre impact digital – guidĂ© tout au long de ce parcours par des experts data du secteur. Ă€ bientĂ´t !