Article

7min lecture

UX & UI : notre méthode infaillible pour trouver des hypothèses de tests

Nous avons vu dans notre précédent article qu’en moyenne 80% des campagnes lancées génèrent des résultats neutres. C’est-à-dire ayant un résultat ni positif, ni négatif. Comment tirer profit d’un test au résultat neutre ? Honnêtement, c’est très compliqué quand les chiffres ne parlent pas d’eux-mêmes …

Au-delà d’avoir des résultats inexploitables, votre stratégie d’acquisition perd tout son intérêt. Attirer du trafic sur votre site, sans leur proposer une interface adaptée et en lien avec leur besoin, revient à jeter l’argent par les fenêtres !

Pour consacrer votre temps et vos ressources uniquement sur des tests ROIstes, nous avons quelques méthodes pour trouver des hypothèses de tests fiables. Après l’étude de vos données analytiques pour trouver des idées de tests, voici notre méthodologie par l’UX et l’UI.

Qu’est-ce que l’UI et l’UX ?

Pour expliquer simplement et de façon imagée la différence entre l’Interface Utilisateur et l’Expérience Utilisateur, prenons ces deux bouteilles de ketchup :

D’un côté, le packaging a été conçu de façon classique, en respectant les normes d’utilisation – avec une ouverture par le haut. Il s’agit d’une conception purement orientée “produit” : c’est ce que l’on appelle l’Interface Utilisateur (UI).

Mais l’expérience utilisateur est une tout autre histoire !

De l’autre côté, nous avons un packaging totalement différent mais qui prend en compte l’utilisation du produit : l’ouverture se trouve en bas pour éviter au consommateur de retourner le contenant lorsqu’il l’utilise. C’est particulièrement désagréable de devoir attendre que le liquide descende jusqu’au goulot. Il s’agit ici d’une conception qui prend en compte les normes liées au produit mais aussi les besoins utilisateurs : on appelle ça l’Expérience Utilisateur (UX).

Dans le deuxième exemple ci-dessus, l’UX Designer a étudié les usages et les comportements de sa cible afin d’adapter son produit aux besoins. Et cela donne un produit parfaitement cohérent. Sur votre site web c’est pareil : pour concevoir une expérience utilisateur adaptée, il faut étudier les usages !

Léa Benquet, CSM chez AB Tasty

 

Comprendre les usages sur un site web ou mobile

L’UX, c’est l’étude et l’optimisation du ressenti d’un utilisateur lorsqu’il est confronté à une interface digitale. On va observer, analyser et comprendre l’usage pour adresser à l’internaute l’interface qui va répondre à ses besoins.

En réalité, quand on commence à s’intéresser aux usages autour d’une marque ou d’un produit, c’est beaucoup plus large qu’on ne le pense ! Pour la SNCF, par exemple, l’Expérience Utilisateur commence sur un site web quand on achète son billet de train et se termine lorsqu’on sort du train à destination. Dans ce cas – et comme dans beaucoup d’autres – il y a énormément de points de contact d’où la difficulté de mesurer un ROI sur l’Expérience Utilisateur.

L’UI pourrait se résumer à l’organisation des éléments graphiques et textuels pour proposer une interface attrayante. L’addition est simple : usage + ergonomie = conversions.

On comprend facilement avec cet exemple ce qu’il se passe quand on conçoit un produit sans avoir analysé son usage, son besoin :

Sur un site web ou mobile, c’est la même chose ! Si une interface est mal pensée, pas adaptée, ne répond pas à un besoin ou si elle est tout simplement pas compréhensible, l’utilisateur va s’en détourner complètement. Ce qui donnera des taux de rebond ou de sortie élevés.

Commencer à optimiser avec une démarche UX

Pour commencer votre démarche UX, la première étape est de s’interroger : est-ce que les éléments sur la page ont un intérêt ou non ? Et plus spécifiquement, à ce niveau du parcours ? Une fois que vous avez acté sur leur intérêt, vous pouvez passer à la deuxième étape : jouer sur l’UI pour trouver le bon design de chaque élément.

En d’autres termes, tester la nécessité d’un élément avant de déterminer son design. L’inverse est totalement contre productif – tester des changements de couleurs sur des éléments inutiles, cela vous conduit à des tests toujours neutres car c’est la présence de cet élément qui n’est pas utile pour les users.

Quelques exemples concrets

UX – Épurez votre page panier

Princesse TamTam a identifié quelques éléments inutiles sur sa page panier comme le footer, des éléments de cross-sell et l’inscription à la newsletter. Les équipes ont voulu tester une variation simplifiée de la page pour éviter les points de fuite et focaliser l’internaute sur son objectif – valider son panier.

En supprimant ces éléments, l’internaute repère plus rapidement et facilement les points de rassurance qui peuvent être déterminants dans sa décision d’achat. Les résultats parlent d’eux-mêmes : + 130% clics sur le CTA “poursuivre” et + 4% de transactions.

UI – Créez un CTA au design rassurant

Autre exemple avec le site L’Argus, qui a souhaité optimiser son CTA d’ajout au panier. Initialement le CTA était le prix du véhicule. Il s’agit évidemment d’un élément indispensable mais d’un point de vu UI, le contenu et la couleur rouge du CTA n’invitaient pas l’internaute à cliquer. En dissociant le prix du CTA, le taux de clics a bondi de +574% sur le CTA.

Le contenu “voir le détail” couplé à la couleur verte du bouton, ce CTA semblait moins engageant pour l’internaute et donc plus rassurant. Ce qui insiste forcément le taux de clics.

L’a/b testing va permettre de tester des changements afin d’optimiser le site web ou l’application mobile en se basant sur les besoins cachés des utilisateurs. Evidemment, les utilisateurs eux-mêmes ne sont pas toujours en mesure de prendre du recul sur une interface pour y apporter des recommandations claires et précises.

C’est tout l’enjeu de l’UI et de l’UX : comprendre le besoin du client en observant et en analysant son comportement on-site.

Guillaume Le RouxGuillaume Le Roux, CSM chez AB Tasty

 

Article

9min lecture

Comment trouver des hypothèses de tests pertinentes grâce à vos données?

Nos Customers Success Manager sont des experts du CRO, et ils accompagnement chaque jour nos clients dans le déploiement de leur stratégie d’optimisation. Le CRO est une méthode d’optimisation complexe qui suit différentes étapes cruciales. Le testing est l’une de ces étapes et va permettre de valider des hypothèses d’optimisation avant de les mettre en production.

Chez AB Tasty, nos CSM voient se lancer en moyenne 240 tests par jour et malgré les bonnes idées d’optimisation de nos clients, ils ont fait un constat très révélateur : sur 10 tests lancés, seulement 2 auront un impact significatif (positif ou négatif). Ce qui veut dire qu’en moyenne, 80% des campagnes mises en place génèrent des résultats neutres. En bref, un résultat neutre signifie que vous n’avez pas rentabilisé votre stratégie d’acquisition, que vous n’avez pas tiré profit du trafic de votre site. L’hypothèse de départ issue du test n’était peut être pas appropriée. Alors comment trouver des hypothèses de tests pertinentes ?

Methodology is More Valuable than Tips

– Chris Goward

Pour trouver de vraies hypothèses et lancer des tests qui auront un impact, il n’y a pas de recette magique. Nous allons vous livrer 3 méthodes, à travers une série d’articles, pour booster l’impact de vos tests. Commençons par la première méthode : l’étude de vos données analytiques.

Ce que vos données essayent de vous dire

L’idée est de vous proposer quelques conseils pour savoir ce qu’il faut regarder en priorité dans vos données analytiques pour aller chercher des insights pertinents lors de prochains tests.

 

Pourquoi étudier vos données ? Tout simplement parce que c’est une mine d’informations concernant vos internautes, leurs habitudes, leurs préférences et surtout comprendre comment ils naviguent sur votre site et interprètent vos messages. C’est ici que vous dégagerez les meilleures hypothèses de tests adaptées à vos problématiques business, votre interface et votre audience.

 

Léa Benquet, CSM chez AB Tasty

 

 

Identifier les devices prioritaires

Parmis les premières données à observer, vous avez les devices utilisés par vos internautes. Savoir sur quel device votre audience consulte votre site est une information capitale ! Ces données pourront vous aider à connaître les habitudes de vos clients et sur quels devices concentrer vos efforts d’optimisation.

exemple de données par device

Si vous découvrez qu’ils utilisent majoritairement leurs ordinateurs, il est judicieux de vous pencher sur des pistes d’optimisation sur ce device car le trafic y est conséquent et qualifié si les taux de transaction y sont également les plus élevés. En revanche, il sera également intéressant d’aller dégager des axes d’optimisation sur les devices les moins utilisés sur lesquels des points bloquants doivent persister. Le manque à gagner y est sans doute conséquent.

AB Tasty vous permet en quelques clics de mettre en place des tests ou des campagnes de personnalisation sur chaque device grâce à un user agent intégré à l’éditeur et des ciblages natifs par devices.

En pratique

La Poste a découvert que de nombreux internautes utilisent leur mobile pour consulter leur site. Et que depuis leur smartphone, ils avaient du mal à voir les images sur les fiches produits. L’interface n’avait pas été pensé pour eux !

Ils ont lancé un A/B Test sur mobile avec une variation où les images seraient agrandies sur les pages produits. Cette variation a permis d’augmenter le nombre de clics sur le CTA “ajouter au panier” de 3% et les transactions de 9%.

Identifier les rayons prioritaires

Les pages de votre site avec le moins bon taux de transformation ont une marge d’amélioration importante. Ce sont des leviers de croissance à ne pas manquer. Pourtant, la plupart du temps, nous passons à côté de cette opportunité car nous avons tendance à penser qu’une page qui ne convertit pas ou qui affiche un mauvais taux de transformation est moins importante, moins prioritaire, ne représente aucune valeur. Mais c’est faux !

exemple de données de transformation de panier

Dans notre exemple ci-dessus, il s’agit de données d’un site e-commerce. Nous constatons à travers ces données que les internautes ont tendance à ajouter des articles au panier mais ne vont pas jusqu’au bout de leur acte d’achat. Nous pouvons alors réfléchir à optimiser ces pages : il y aurait-il une confusion dans le choix des tailles ? Un manque d’élément de réassurance ? Un manque de photos inspirantes ? Déjà beaucoup d’hypothèses de tests à explorer.

En pratique

Malgré un prix plus bas en période creuse, MSC Cruises a constaté que les internautes ne parvenaient pas concrétiser leur achat. Pour maximiser son taux de transformation notamment sur des catégories à forte valeur ajoutée, MSC Cruises a alors souhaité tester l’affichage du prix de ces croisières.

En effet, le prix des croisières peuvent varier selon les périodes (en fonction des saisons, des vacances scolaires, etc). L’idée était d’afficher le prix maximum à côté du prix actuel pour la croisière SEASIDE lorsque celui ci est moins élevé que le prix de base (lead management). Ici en période creuse, le prix est forcément moins cher que si nous étions en pleine saison !

Ainsi représenté, le prix actuel est perçu comme une affaire pour les internautes. Ce qui a permis d’augmenter les transactions de 20% sur cette catégorie de croisière et les revenues de +10% pour MSC Cruises.

Identifier les principales pages de sortie du site

Les données comme le taux de sortie ou le taux de rebond sont très importantes pour identifier les points faibles de votre site. Sur un parcours d’achat ou de conversion de manière générale, votre internaute sera confronté à plusieurs étapes. Chaque étape doit le rassurer dans son choix. Il doit se sentir confiant et en sécurité tout au long de son parcours, de la page article jusqu’au paiement.

Il suffit juste de trouver le gap qui vous fait perdre vos clients potentiels et dégager des axes d’amélioration prioritaires sur ces pages où le trafic se perd. Vos données peuvent vous aider dans cette quête !

En pratique

BDV a utilisé le Session Recording pour identifier ce gap dans son tunnel de conversion. Observer ses internautes a permis à notre client de faire un constat intéressant : le scroll (le fait de faire défiler la page du site) de la page panier était très étendu. Nous avons remarqué de fréquents allers et retours des internautes entre le haut de page et le bas de page pour vérifier leur panier avant de valider.

Ces vidéos ont permis de dégager une nouvelle hypothèse de test pertinente : tester un module panier fixe au scroll pour simplifier la navigation des internautes sur cette page de paiement clés, qui s’est avéré particulièrement probant !

Vos données peuvent vous en apprendre bien plus que ce que vous pensez ! Dans ces exemples, nos clients ont pu identifier des pistes d’optimisation fiables grâce à leurs propres données.

 

Sans ces précieuses informations, est-ce que La Poste aurait eu l’idée d’agrandir les images de ses fiches produits sur mobile ? Et chez MSC Cruises auraient-ils mené un A/B Test sur les croisières en période creuse ? Peut-être qu’ils auraient mené 8 tests avant d’arriver à ce résultat. Sans aucun doute, cette méthode leur a fait gagner du temps et de l’argent.

 

Guillaume Le RouxGuillaume Le Roux, CSM chez AB Tasty

 

Vos données sont une mine d’or à exploiter pour trouver des idées de test. Elles vont mettre en lumière des évidences dont vous ne soupçonnez peut être pas la force. Cette méthode a fait ses preuves auprès de nombreux clients comme La Poste, MSC Cruises et BDV pour mener des tests avec un réel potentiel.

Il n’y a pas de bonne ou de mauvaise hypothèse de test. L’objectif ici est plutôt d’éviter de perdre du temps et de l’argent à déployer des tests sans grand intérêt pour votre site. Pour cela, il faut travailler des hypothèses de tests pertinentes en étudiant vos données pour proposer des axes d’amélioration cohérents avec vos problématiques, votre secteur, les particularités de votre site et surtout celles de vos internautes.

L’étude de vos données analytiques est une de nos premières méthodes pour booster l’impact de vos tests. Découvrez nos 2 autres méthodes dans nos prochains articles !

Article

8min lecture

Server-Side Testing : Définition, Avantages et Exemples

AB Tasty a récemment mis à la disposition de ses clients une version Beta du Server-Side Testing. Cela ouvre un nouveau monde des possibilités de tests – mais cela nous a aussi fait comprendre que tout le monde n’est pas vraiment familier avec les tests server-side, quand sont-ils utiles et comment ils peuvent être pleinement exploités ?

Alors, voici un bref récapitulatif pour ceux d’entre vous qui s’interrogent encore sur le Server-Side Testing !

Les tests Server-side et client-side

Avant de nous lancer dans la définition et les explications, reprenons la terminologie. Nous avons fait le choix de ne pas traduire ces termes, pour ne pas rentrer dans des confusions de langues !

Si vous utilisez une solution SaaS d’optimisation de site web (comme AB Tasty), vous connaissez déjà les solutions de test server-side et test client-side.

Les tests client-side signifient simplement que les modifications liées à l’optimisation du site ne se produisent que dans le navigateur du visiteur, c’est-à-dire du côté du client. Pour faire cela, vous n’avez pas nécessairement besoin de connaissances en matière de développement web. C’est d’ailleurs une de nos promesses chez AB Tasty ! Même si parfois la connaissance de HTML, JS ou CSS peut être utile.

C’est l’une des principales choses à retenir sur les tests client-side : l’interface web est la salle de contrôle de vos tests et tous les scripts sont exécutés sur les navigateurs de vos visiteurs.

Image Source

Cependant, la facilité d’utilisation des tests client-side – peu ou pas de développement web nécessaire – comporte également des inconvénients. À savoir, le scope de vos tests reste largement lié au design : changement de couleur, contenu, mise en page, suppression ou ajout d’éléments, etc.

Avec les tests client-side, le scope de vos tests reste largement lié au design : changement de couleur, contenu, mise en page, suppression ou ajout d’éléments, etc.

Pour certaines entreprises, c’est très bien et déjà suffisant. Il existe d’innombrables idées de test que vous pouvez déployer en client-side, mais après un certain temps, beaucoup veulent aller plus loin. C’est là que le test server-side entre en jeu.

Client-Side Server-Side
Marketing + Tech Tech + Marketing
Agilité et Réactivité Scénarios avancés et Restrictions
WYSIWYG + HTML/CSS/JS Code / App Implementation
Contenu, UI et UX Fonctionnalités et Logique Business
Web Technologies Plateforme et Language Agnostique

Des tests plus riches avec le Server-side

Dans un certain sens, les tests server-side suppriment les solutions intermédiaires (le tag AB Tasty est utilisé pour les tests client-side). A la place d’une solution, les développeurs peuvent utiliser directement le code et accéder directement aux sources, ainsi travailler sur les serveurs qui vont charger le site sur le navigateur de l’utilisateur final. Les équipes Marketing peuvent toujours définir les paramètres d’un test dans l’interface AB Tasty, mais toute l’implémentation se fait au niveau du serveur web.

Les campagnes client-side et server-side sont définies dans la même interface AB Tasty. Dans la capture d’écran ci-dessus, vous pouvez définir vos variations, vos objectifs ainsi que l’allocation du trafic (dynamique ou non). Oui tout ça dans la même interface ! Le design des variations est l’étape juste après.

Nous générons les identifiants associés et fournissons à vos développeurs des instructions pour prendre en charge votre implémentation.

Étant donné que l’implémentation des tests server-side est plus directe, cela permet des tests et des campagnes d’optimisation beaucoup plus riches.

Cependant, le fait est que pour implémenter des tests server-side il est indispensable de maîtriser les langages de back-end, tels que PHP, Node.js ou Python. Si c’est votre équipe marketing qui exécute votre stratégie CRO, elle est peut-être déjà accompagnée d’un développeur web. D’autres peuvent chercher à embaucher ce profil en freelance. Quoi qu’il en soit, si vous souhaitez démarrer avec des tests server-side, vous allez avoir besoin de deux choses :

  • Un accès au code source de votre site web
  • Un développeur compétent pour configurer et gérer les campagnes server-side

Les avantages et les limites

Entre les tests client-side et server-side, il n’existe pas une méthode mieux que l’autre – les deux ont leur place dans une stratégie CRO. Il s’agit de choisir ce qui convient à votre entreprise en fonction de vos ressources et de vos objectifs. Très souvent, vous voudrez utiliser les deux techniques à la fois.

Les avantages du client-side testing

  • Simple et rapide à lancer ou à complexifier
  • Pas besoin d’avoir des connaissances en développement web (les équipes marketing ne sont pas dépendantes des équipes techniques)
  • Toutes les données de test stockées dans une interface SaaS claire et lisible

Les limites du client-side testing

  • La portée des tests est de nature « esthétique » (forme, couleur, configuration)
  • Difficile ou impossible d’impliquer plusieurs canaux (desktop, mobiles, IoT…)

Les avantages du server-side testing

  • Test complexe, riche
  • Omnicanal

Les limites du server-side testing

  • Des compétences en développement web sont indispensables
  • Les équipes marketings sont moins autonomes

Avec AB Tasty, vos tests server-side bénéficieront des mêmes avantages que les client-side : reporting riches, statistiques bayésiennes fiables et algorithme d’allocation dynamique du trafic vous permettant d’optimiser au maximum chaque visite sur votre site.

Quelques exemples de tests server-side

Mais, le server-side testing vaut-il l’investissement ? Cela dépend de vos ressources, de vos objectifs et de votre niveau de maturité. Certains des exemples suivants illustrent à quel point les tests server-side peuvent être puissants :

Passer du “freemium” au “premium” en douceur

Les entreprises qui proposent une version gratuite de leur produit savent qu’à un moment donné, elles vont devoir commencer à facturer ces services aux clients. La question est, à quel moment exactement ?

C’est la question que se posait AlloVoisins, un site web français d’échanges de services entre voisins. Grâce à la solution server-side d’AB Tasty, ils ont pu effectuer un test d’un mois pour déterminer combien d’annonces gratuites on pouvait publier (et accepter) avant de devoir passer à la version payante. Jauger le moment idéal leur a permis de continuer à offrir un service gratuit pour attirer de nouveaux clients, sans perdre des revenus.

Trouver la limite idéale pour la livraison gratuite

Déterminer la valeur limite du panier avant d’offrir la livraison gratuite … Un problème majeur pour de nombreux sites e-commerce. Une approche server-side testing peut vous aider à déterminer la limite idéale qui incite vos clients à acheter, sans trop dépenser.

Tester vos algorithmes de recherche

Tout test lié à votre moteur de recherche ou “searchandizing” doit passer par une approche server-side. Pourquoi ? Les tests impliquant un nombre de produits consultés, la vitesse à laquelle les produits sont ajoutés au panier, le taux de transaction, la valeur moyenne des commandes… Tous ont besoin d’une méthodologie server-side.

Trouver le formulaire de Paywall idéal

Si vous êtes un média en ligne, les paywalls font probablement partie de votre site web.

Il est possible de mettre en place un paywall client-side, mais les internautes pourront facilement les contourner en supprimant leurs cookies ou leur historique de navigation. Pour une solution fiable à 100%, les règles de déclenchement doivent être gérées côté serveur. De cette façon, vous pouvez tester en toute sécurité l’impact de différents types de configurations de paywall sur votre taux d’abonnement.

Je veux en savoir plus sur le server-side testing avec AB Tasty!

Vous souhaitez en savoir plus sur les tests server-side ? Consultez notre ebook sur 10 tests que vous ne pouvez exécuter que côté serveur.

Prêt pour la prochaine étape ? Contactez-nous pour en savoir plus sur notre solution Contact@abtasty.com

Article

9min lecture

Que Cache l’Optimisation d’un Site Web ?

Si vous possédez un site Internet, alors vous savez à quel point il est important que celui-ci soit optimisé pour attirer du trafic et générer des ventes (ou des leads) grâce à un bon taux de conversion.

Mais qu’entend-t’on réellement par l’optimisation d’un site web ?

Définition : L’optimisation d’un site web comprend toutes les pratiques techniques et marketing mises en oeuvre pour acquérir du trafic, engager les visiteurs puis les convertir en prospects ou en acheteurs à partir d’une méthode clairement définie qui répond à des objectifs fixés au préalable.

Au-delà de cette définition, il est difficile de distinguer les différents éléments qui constituent l’optimisation d’un site web – tant il y en a.

En réalité, le sujet est si vaste qu’il regroupe plusieurs métiers et compétences nécessaires pour pouvoir couvrir l’ensemble des actions et correctifs à mettre en place pour optimiser son site.

Du design au développement en passant par la vitesse d’affichage et le SEO, nous vous proposons de découvrir les bases de l’optimisation des sites internet grâce à une approche en 3 chapitres.

1. L’optimisation du référencement naturel (SEO)

Search Engine Optimization

Le SEO ou “référencement naturel” est une discipline du marketing digital qui comprend les sous-activités liées au positionnement d’un site internet sur des mots-clés ciblés au préalable sur le moteur de recherche de son choix.

En France, c’est sur Google qu’a lieu l’extrême majorité du SEO : Yahoo et ses concurrents n’ont jamais vraiment réussi à pénétrer le marché français.

Qui dit “Google” dit donc “algorithmes” : l’entreprise californienne qui règne en maître sur les recherches en ligne produit fréquemment des mises à jour de ses algorithmes qui déterminent les “lois” qui font qu’un site internet peut se référencer sur tel ou tel mot-clé.

Le référencement naturel, c’est donc pour votre entreprise sa capacité à se référencer sur Google de façon ciblée et précise : vous cherchez avant tout à vous positionner sur les mots-clés qui vous rapporteront des visiteurs utiles et qualifiés.

Si beaucoup de mythes et de croyances existent autour du SEO, sachez que l’époque de l’achat en masse de liens à faible autorité est révolue : Google pénalise désormais les sites internet qui possèdent des liens externes sans rapport avec leurs sites.

En 2018, le SEO se base sur 3 piliers fondamentaux qui vous permettent de vous référencer.

Le contenu de votre site

Le contenu de votre site est ce qui alimente votre référencement : il est la base même sur laquelle s’appuie Google pour “crawler” votre site et interroger votre contenu afin d’en afficher des résultats sur le moteur de recherche.

Bien au delà du simple remplissage, la création de contenus et de ressources de qualité vous permet d’engager vos visiteurs et de vendre vos produits et solutions : c’est avec le design, l’aspect le plus crucial de votre site.

Évidemment, le contenu de votre site peut se présenter sous plusieurs formes (écrites, visuelles et vidéo) et contiendra les mots-clés sur lesquelles vous souhaitez vous référencer.

Enfin, un contenu de qualité se prête forcément au partage : lorsque votre contenu est partagé, Google interprète cela comme un signal positif.

L’optimisation on-page

En SEO, l’optimisation on-page regroupe tous les aspects techniques nécessaires au référencement sur Google.

Pour aller à l’essentiel :

  • Votre balisage doit être cohérent et doit contenir vos mots-clés ciblés.
  • Votre site doit avoir une bonne vitesse de chargement.
  • Votre site doit être responsive.
  • Votre soit doit être sécurisé via le protocole HTTPS.
  • L’architecture de votre site doit être cohérente et organisée.

Les liens

Même si c’est de moins en moins le cas, les liens sont le carburant du SEO. De façon assez intuitive, Google interprète positivement le fait que plusieurs sites en lien avec votre activité “pointent” vers le vôtre avec un lien externe.

Lorsque vous partagez du contenu ou que vos utilisateurs partagent votre site, vous augmentez la probabilité qu’un site relaye une information ou parle de vous : vous créez donc naturellement des liens externes.

2. L’optimisation des performances techniques

Page speed optimization

Les performances techniques sont le moteur de votre site internet et conditionnent l’efficacité avec laquelle vos visiteurs vont pouvoir visiter et interagir avec votre site : elles sont donc un élément central de l’optimisation des sites web.

Complémentaire au SEO, l’optimisation technique conditionne également des facteurs de performance qui viendront influencer la capacité de votre site à se référencer sur Google.

Pour aller droit au but et vous faire gagner du temps, nous avons scindé cette partie en trois :

L’optimisation de la vitesse

La vitesse d’affichage d’un site est un des indicateurs de performances les plus cruciaux qui soient : on estime en effet que vous risquez de perdre du trafic à partir de 2.5-3 secondes de chargement et que le taux d’abandon grimpe en flèche à partir de 5 secondes.

Les facteurs de ralentissement d’un site web sont nombreux. Il existe cependant plusieurs (merveilleux) outils qui vous permettent d’obtenir un diagnostic rapide de la situation :

En améliorant la vitesse, vous diminuez l’abandon dû à la lenteur de chargement et contribuez également à améliorer votre SEO.

À titre d’exemple, la BBC a calculé qu’elle perdait 10% de son trafic par seconde supplémentaire lors du chargement de ses pages (voir l’étude).

L’affichage sur mobiles et tablettes

En 2018, 52% du trafic mondial est généré par les mobiles avec lesquels la navigation sur Internet s’est fortement améliorée au cours des 5 dernières années.

Pour certains secteurs (dont le shopping !) la part du trafic mobile peut être encore plus élevée et atteindre 70-80% pour certains sites.

Avec une telle utilisation des smartphones sur Internet, il est donc impératif que votre site internet soit optimisé (on parle de “responsive”) pour l’affichage sur mobiles et tablettes.

Si vous créez des landing pages, sachez qu’il existe plusieurs outils de création de landing page qui proposent des templates 100% responsive : un bon moyen de gagner du temps lors de la création de ses pages.

Faire en sorte que son site soit “responsive”, c’est donc créer sa page de façon à ce que le contenu affiché s’adapte à la taille de la fenêtre d’affichage utilisée par le visiteur.

Pour plus d’informations, vous pouvez consulter le guide Google dédié à la création de pages web adaptatives.

Les erreurs de pages et l’hébergement

Les erreurs de chargement : tout le monde connaît. Elles prennent la forme d’un protocole HTTP de type 4XX ou 5XX dont les plus courantes sont :

  • 404 (not found)
  • 403 (forbidden)
  • 401 (unauthorized)
  • 400 (bad request)
  • 500 (internal server error)

Le problème des erreurs de page, c’est qu’elles signent souvent la fin de la visite pour les visiteurs qui tombent sur elles.

À l’aide d’un crawler, vous pourrez cependant identifier les erreurs des pages de votre site afin de les rediriger vers des ressources utiles. Pour cela, des outils comme Screaming Frog ou Botify peuvent vous aider.

Lorsque les problèmes de performances ne viennent pas de votre site, ils peuvent venir de votre hébergement : c’est à dire de l’organisme qui héberge les données de votre site qui sont chargées par un internaute lorsqu’il visite votre site.

Pour résoudre ce problème, il existe 2 solutions :

  • Changer d’abonnement (dans le cas où votre trafic dépasse les capacités comprises dans votre abonnement).
  • Changer de solution d’hébergement (dans le cas où vous êtes hébergés par une solution low-cost défaillante).

3. L’optimisation de la conversion et de l’expérience utilisateur

Conversion Rate and UX Optimization

L’optimisation des taux de conversion regroupe toutes les actions mises en place pour offrir une meilleure expérience de navigation et d’interaction entre vos visiteurs et votre site : c’est un aspect crucial pour tous les sites marchands.

En offrant une meilleure expérience d’utilisation, vous augmentez aussi naturellement le taux de conversion de votre site : les utilisateurs sont plus vite rassurés et comprennent mieux votre valeur-ajoutée.

En plus d’améliorer votre taux de conversion, une bonne expérience utilisateur (UX) augmente également votre taux de rétention et la fidélité de vos clients : vos utilisateurs sont plus susceptibles de revenir pour effectuer d’autres achats.

Pour améliorer votre expérience utilisateur, il faut commencer par identifier les problèmes en analysant vos données.

Pour cela, des outils comme Google Analytics vous permettront d’obtenir des informations cruciales sur :

  • Le type d’utilisateurs (par âge, géographie, sexe…)
  • Le taux de rebond
  • Le taux de conversion
  • L’abandon du panier

Il existe évidemment de nombreuses autres données à exploiter pour comprendre l’intégralité des mécanismes d’expérience utilisateur qui ont lieu sur votre site, mais ces 4 premiers vous aideront déjà à cibler les problèmes les plus importants.

Pour aller plus loin, utilisez ensuite une solution d’analyse de données plus poussée comme celle d’AB Tasty. Avec notre solution, vous allez pouvoir suivre le comportement de vos utilisateurs et comprendre leurs interactions grâce aux fonctionnalités suivantes :

User Session Recording. Capturez les sessions de vos visiteurs et visualisez après coup leurs interactions sur votre site pour mieux comprendre leur comportement.

Heatmap et zones de chaleur. Visualisez de façon claire l’interaction de vos visiteurs grâce à des cartes de chaleur : vous savez où vos visiteurs cliquent et où se situent les blocages.

Enquête et feedback utilisateur. Gagnez du temps et demandez vous-même aux utilisateurs ce qui pourrait être amélioré sur votre site !

Segmentation de vos visiteurs. Tous vos clients ne sont pas les mêmes : segmentez le trafic de votre site pour créer des profils types auxquels vous pourrez proposer du contenu et des offres exclusives.

Tests A/B avancés. Utilisez l’A/B testing pour éprouver vos théories : améliorez vos pages et comparez-les aux versions précédentes pour trouver la formule qui fonctionne le mieux.

Lorsque qu’on cherche à optimiser son site, il est courant de ne s’attarder que sur un seul type d’optimisation (SEO ou UX par exemple) : c’est une erreur courante qui ne vous permet pas de réellement augmenter votre chiffre d’affaires.

En marketing digital, on considère que les 3 types d’optimisation (SEO, technique et UX) fonctionnent ensemble : il est inutile d’acquérir du trafic s’il est pas qualifié et si votre site ne permet pas de les convertir. À l’inverse, un site techniquement optimisé ne vous sera que peu utile s’il ne parvient pas à attirer du trafic qualifié.

Cet article vous a plu ? Découvrez nos solutions d’a/b testing et de personnalisation et décuplez rapidement le potentiel de votre site.

Article

6min lecture

Personnalisation produit ou personnalisation web : quelles différences ?

La personnalisation est un des concepts les plus populaires depuis le développement du web. Mais lorsque nous parlons de personnalisation, sommes-nous tous en phase avec la définition ? Le mot personnalisation semble être un terme interchangeable : personnaliser son site, personnaliser ses nouvelles baskets, personnaliser sa navigation, personnaliser son menu au restaurant, personnaliser une pop-in sur son site, personnaliser le design de son interface, etc. Il y a une vraie différence entre tout cela.

On parle alors de personnalisation produit (customization) et de personnalisation web (personalization) afin de les distinguer. Même si la personnalisation produit et la personnalisation web ont un objectif semblable – créer une expérience adaptée aux intérêts de l’utilisateur – les chemins utilisés pour atteindre cet objectif sont différents.

La personnalisation produit

customization

La personnalisation produit est effectuée par l’utilisateur. Une application / un service peut permettre aux utilisateurs de personnaliser ou de modifier l’expérience pour répondre à leurs besoins spécifiques en configurant la mise en page, le contenu ou la fonctionnalité.

Exemple de personnalisation de son profil utilisateur sur Facebook 

Dans cet exemple, Facebook permet aux utilisateurs de personnaliser leur profil selon les informations qu’ils veulent partager. Autre exemple avec Facebook toujours, l’utilisateur peut choisir le type de contenu qu’il souhaite voir apparaître sur son fil d’actualité.

La curation de contenu via Facebook

La personnalisation produit améliore l’expérience de l’utilisateur puisqu’elle permet aux internautes d’avoir le contrôle : chaque utilisateur/internaute peut obtenir exactement ce qu’il veut, car il a le pouvoir de le personnaliser. La personnalisation produit fonctionne bien dans l’hypothèse où les utilisateurs connaissent bien leurs objectifs et leurs besoins. Ainsi, ce type de personnalisation est basée à la fois sur l’intelligence naturelle (celle des utilisateurs) et sur l’intelligence artificielle (celle du système).

La personnalisation web

personalization

La personnalisation web est effectuée par l’interface digitale : l’application ou le site web tente de fournir aux utilisateurs le contenu, l’expérience ou la fonctionnalité correspondant le mieux à leurs besoins. La personnalisation web est focalisée sur l’utilisateur et sur le fait de créer une expérience en accord avec ses intérêts, ses préférences, sa démographie, etc. Le tout, sans aucune action de la part des utilisateurs. Ce n’est pas l’internaute qui va indiquer ses choix à l’interface mais c’est bien l’interface qui va analyser, comprendre et exploiter les données auxquelles elle a accès.

L’exemple le plus connu de ce type de personnalisation étant la recommandation et elle est largement utilisée par Amazon, Netflix, Youtube ou encore Spotify – qui en ont fait leur marque de fabrique si l’on peut dire. Ce type de personnalisation web apporte non seulement de la valeur aux clients, mais augmente également la fidélité et l’engagement. Ce n’est qu’une pratique parmi tant d’autres en matière de personnalisation web.

les suggestions basées sur l’historique de navigation d’Amazon

La palette de la personnalisation est extrêmement étendue et ne se limite pas aux pratiques des géants comme Amazon ou Netflix. Depuis quelques années, nous voyons apparaître des outils (souvent en SaaS) capables de gérer des règles de personnalisation plus complexes, basées à la fois sur des informations de navigation mais aussi sur d’autres données, comme la géolocalisation, la météo ou l’actualité. Aujourd’hui, il est possible d’accéder à une quantité infinie de données et ainsi créer des scénarios de personnalisation extrêmement fins.

Nous distinguons deux autres stratégies de personnalisation web, qui sont à la fois différentes et complémentaires. Il s’agit de la personnalisation comportementale, qui vise à améliorer l’expérience utilisateur sur un site, et la personnalisation marketing qui vise à atteindre des objectifs marketing à court terme (boost commercial).

  • La personnalisation comportementale est une stratégie d’expérience qui se focalise sur l’audience pour améliorer la navigation de l’internaute. Son objectif principal est de fidéliser et d’engager les visiteurs. Par exemple, proposer directement le mode de paiement que l’internaute a utilisé jusqu’à présent.
  • La personnalisation marketing est une stratégie commerciale qui va permettre la mise en place d’animations commerciales pour une conversion à court terme (boost commercial). Par exemple, mettre en place un code promo en fonction d’une saisonnalité (fête des mères, St Valentin, Noël …), proposer la livraison gratuite à partir de 50€ d’achat, cibler la pop-in selon le sexe, mettre en place une bannière de compte à rebours (stress marketing), etc.

https://abtasty.wistia.com/medias/ug6lwr2nyi?embedType=async&videoFoam=true&videoWidth=400

Nous avons conçu la brique “Personnalisation” afin de permettre la mise en place ces deux stratégies : comportementale et marketing. Elles se complètent et peuvent se travailler en parallèle. Les stratégies de personnalisation comportementale et marketing permettent d’augmenter les taux de conversion de différentes manières.

Nelson Kontogom, Product Manager chez AB Tasty

En résumé

Très schématiquement, pour être capable de distinguer ces deux pratiques :
– la personnalisation produit est une action menée par l’internaute afin de faire correspondre un produit ou service à ses envies, goûts ou besoins
– la personnalisation web est une stratégie mise en place par l’interface digitale afin d’améliorer l’expérience client

Vous l’aurez compris, ces deux formes de personnalisation ne sont pas vraiment similaires et répondent à des enjeux très différents. Mais qu’il s’agisse de personnalisation produit ou de personnalisation web, connaître votre utilisateur est la clé. Il est important de considérer que ces pratiques de la personnalisation nécessitent du travail et de la maintenance au fil du temps. En particulier la personnalisation web, qui implique des révisions régulières pour s’assurer que le bon contenu atteint les bons profils, et la personnalisation produit doit permettre aux utilisateurs d’apporter des modifications en fonction de leurs intérêts.

Encore trop souvent, la personnalisation fait l’objet d’a priori : uniquement destinée à la personnalisation fantaisiste d’objet ou limitée à la recommandation comme Netflix ou Amazon le font. Pourtant la personnalisation peut être une stratégie très efficace pour augmenter vos conversions, la fidélisation ou encore l’engagement à court ou long terme.
Connaître son audience et être capable de lui adresser une expérience utilisateur fluide et simplifiée, c’est l’essence même de la personnalisation d’aujourd’hui. Car c’est cela qui fait la différence.

Cécilia Brahme, Product Marketing Manager chez AB Tasty

Article

10min lecture

Quels rôles jouent les émotions dans la prise de décision ?

Aujourd’hui, de nombreux marketeurs sont focalisés sur l’acquisition et les chiffres. Ils oublient trop souvent que les consommateurs finaux sont, de l’autre côté de l’écran, de vraies personnes. Comprendre comment l’esprit fonctionne est essentiel dans le domaine du marketing mais aussi dans toute stratégie digitale.

La neuroscience et le CRO (Conversion Rate Optimization) ont beaucoup plus de choses en commun qu’il n’y paraît. Il est important de savoir que le CRO est, en grande partie, basé sur la psychologie humaine : sommes-nous libres des décisions que nous prenons ? qu’est-ce qui conduit nos choix ? le libre arbitre peut-il se traduire au niveau neurologique ? En bref, qu’est-ce qui préside à nos prises de décisions ? La prise de décision est un champ qui suscite un grand intérêt dans les domaines tels que la psychologie, les neurosciences, la robotique et même l’économie, et on ne compte plus les modèles et logiciels de simulation de l’esprit humain.

Psychology is the magic bullet of conversion optimisation

– Neil Patel, Analytics Expert

Si vous parvenez à comprendre le fonctionnement du cerveau de l’homme, vous pouvez alors tirer parti de ces connaissances psychologiques pour améliorer vos interfaces digitales. Une stratégie CRO permet de transformer vos visiteurs en clients, mais elle permet aussi de les fidéliser et les engager. Plus facile à dire qu’à faire ! Utiliser le pouvoir des émotions afin d’optimiser son site web et mobile n’est pas du tout un concept nouveau. D’innombrables études ont démontré que les émotions ont un impact sur les consommateurs. Pour évoquer ces mécaniques complexes de prise de décision, voyons quels rôles jouent nos émotions à travers des exemples concrets. Et comment transformer ce constat en pratique.

La prise de décision, un mécanisme pas si rationnel

Aussi complexe et mystérieux soit-il, le cerveau humain est aussi très primitif. Cela semble contre-intuitif, mais la grande majorité des décisions que nous prenons provient de notre complexe amygdalien. Cette région de notre cerveau fait partie du système limbique : elle se base sur nos émotions et nos expériences passées pour prendre automatiquement des décisions beaucoup plus rapidement que notre “esprit conscient”.

Comment utiliser la force des émotions pour optimiser vos conversions ?

Utiliser les bonnes couleurs

Les couleurs peuvent changer notre perception, altérer nos sens, nous faire ressentir des émotions. Elles ont le pouvoir d’améliorer notre mémoire et notre attention, et même le pouvoir de nous convaincre de prendre certaines décisions. Connaître la signification des couleurs est clé pour nous permettre de mieux comprendre nos comportements.

Les couleurs vives captent l’attention et les couleurs froides sont plus rassurantes par exemple. Un Call-To-Action rouge permettra de créer un sentiment d’urgence. Le vert, quant à lui, inspire calme et confiance.

Source : Kissmetrics

Créer un échange rassurant

Notre comportement naturel nous dicte nos décisions. Par exemple, si une personne nous donne quelque chose, nous nous sentons obligés de rendre la pareille. L’échange mutuellement bénéfique entre les humains est un acte naturel. Transposer ce “réflexe” humain sur un site web permet de créer un contexte rassurant pour l’internaute. Il a face à lui une situation qu’il reconnaît et donc qui le rassure !

L’échange mutuel devient tout aussi commun en ligne : pour télécharger un eBook nous donnons notre adresse email, pour bénéficier de la livraison gratuite il faut atteindre un certain montant d’achat, etc. Dans l’exemple suivant, Hubspot a mis en place une pop-in pour proposer la création d’un compte gratuitement. Dans cette étape, on peut lire un élément de rassurance “pour toujours” à l’image d’un échange entre deux personnes humaines.

Source : Hubspot

Utiliser le stress marketing

En règle générale, les êtres humains ont besoin de cohérence logique et d’harmonie affective, mais il arrive que cette harmonie soit perturbée par des événements et des situations imprévus. Et il est tout à fait normal d’avoir besoin d’un environnement harmonieux pour prendre une décision “rationnelle”. Mais nos émotions nous font parfois faire un tout autre choix.

Par exemple, un internaute peut hésiter entre deux produits (ou marques) : quel est le meilleur le produit ? Pourquoi l’autre est moins cher ? Puis-je faire confiance à cette marque ? Autant de questions légitimes mais qui ne vont pas aider l’internaute, au contraire. En revanche, si le produit A affiche “il ne reste plus que deux articles en stock”, le produit B qui n’affiche rien, paraît bien moins attractif. Nos émotions apprécient la rareté et l’exclusivité !

Sur votre site vous pouvez afficher les stocks, comme Amazon le fait :

Source : Amazon

Ou bien mettre un décompte pour créer un stress marketing sur votre site, comme l’exemple d’Asos.

Source : Asos

Personnaliser la navigation de l’internaute, la clé pour toucher ses émotions

En tant qu’être humain, nous sommes sensibles à plusieurs niveaux : les couleurs, les mots, le design mais aussi à l’attention que l’on nous porte, les échanges avec autrui, etc. Et certaines choses ont une saveur différente lorsqu’elles sont personnellement adressées. Prenez l’exemple du bouquet de fleur, c’est une attention toujours agréable qui ravive nos émotions. Mais accompagné d’un mot personnalisé, ce geste prend un tout autre sens et marque notre esprit.

Tous les experts du CRO (Conversion Rates Optimization) le savent : les petits détails peuvent avoir un grand impact. Mais saviez-vous à quel point une petite modification dans la navigation de vos internautes peut grandement améliorer leur perception de votre produit / service ? En quoi la personnalisation et l’engagement des internautes sont des éléments clés pour optimiser les conversions ?

Comment utiliser la personnalisation pour optimiser vos conversions ?

Offrir une exclusivité

L’exemple du bouquet de fleur démontre à quel point l’esprit humain peut être influencé par ses émotions. Ce n’est pas toujours le cas mais il faut le reconnaître, nous avons tendance à nous souvenir plus facilement de ce qui nous a affecté. Ce type de personnalisation fonctionne à la fois pour les internautes récurrents qui ont l’habitude de votre site mais aussi pour les nouveaux visiteurs. Il suffit de leur adresser le bon message : une offre spéciale pour la première commande par exemple, ou la livraison gratuite pour les acheteurs récurrents.

Source : Showroomprivé.com

Créer de l’engagement

Dans toutes les relations humaines, pour obtenir l’engagement de votre interlocuteur, il y a deux facteurs que vous devez prendre en considération : l’écoute et la réactivité. Ces éléments vous permettront de créer une conversation, de lui donner des réponses, le tout en utilisant une tonalité et des codes adaptés. En bref, vous alignez votre comportement à celui de l’autre, et vice-versa.
Sur un site web, reproduire cet échange permet de créer un engagement avec l’internaute. Proposer une action spécifique en réponse au comportement de l’internaute, c’est l’engager. Par exemple, après trois consultations d’un contenu proposer à l’internaute de se créer un compte paraît moins intrusif et en accord avec son comportement sur le site.

Source : Marmiton

Donner un coup de pouce à la décision

On peut dire qu’en psychologie humaine tout n’est pas que “certitude”, mais la “certitude” est dans toute prise de décision (ou presque). La certitude est une notion particulière et fondamentale chez le consommateur. On peut la définir comme le “degré d’assurance avec lequel le consommateur considère que sa croyance sur le produit est exacte”. Ainsi, à partir du moment où un acheteur est certain qu’un produit lui sera bénéfique, sa décision de l’acheter peut être confortée. Mais de nombreux sites web oublient que lorsque l’acheteur manque de certitude sur un produit, sa décision d’achat peut également en être directement affectée.

Il y a différentes raisons qui bloquent la “certitude” : le prix, les frais ajoutés (livraison), les avis des autres acheteurs, etc. Vous pouvez mettre en place une pop-in de rétention pour mettre en avant des offres (livraison offerte, avis consommateur, promotion, etc). L’idée est que cette pop-in se déclenche en fonction d’une action précise de l’internaute : s’il a mis des articles dans son panier et qu’il souhaite quitter la page, le notifier qu’il est sur le point de partir alors que son panier contient des articles ! Il est important d’afficher un message de réassurance au moment où l’internaute est en train de douter.

Source : Maisonic

 

Le marketing s’est longtemps basé sur l’hypothèse suivante : le consommateur est rationnel tant dans ses décisions d’achat que dans sa perception des messages. Dans ce contexte, les émotions étaient alors envisagées comme des éléments perturbateurs dans la prise de décision. Les neuroscientifiques démontrent qu’une très grande partie de nos actions vient de notre cerveau en dehors de la conscience et leurs études permettent d’adapter le marketing à cette réalité.

Les émotions sont aujourd’hui reconnues comme une part importante de notre processus de décision ! Comprendre les principes clés du mécanisme de prise de décision est indispensable pour convertir efficacement vos visiteurs en clients.

Article

6min lecture

A/A Testing : perte de temps ou réel intérêt ?

Méconnu et sujet à de vives discussions sur son utilité, l’A/A Testing apporte pourtant une vraie valeur ajoutée pour ceux qui cherchent à intégrer une solution d’A/B Testing avec rigueur et précision.

Mais avant toute chose …

Qu’est-ce que l’A/A Testing ?

L’A/A Testing est un dérivé de l’A/B Testing. Cependant, au lieu de comparer deux versions différentes (de votre page d’accueil, par exemple), on compare ici deux versions identiques.

Deux versions identiques ? Oui !

L’objectif principal d’un A/A Testing est simple : vérifier que la solution d’A/B Testing a été correctement configurée et est efficace.

On utilise l’A/A Testing dans 3 cas :

  • Pour vérifier l’exactitude de l’outil d’A/B Testing
  • Pour définir un taux de conversion de référence pour de futurs tests
  • Pour statuer sur une taille optimale d’échantillon pour les tests A/B

1. Vérifier l’exactitude de l’outil d’A/B Testing

Lorsqu’on effectue un test A/A, on compare donc 2 versions strictement identiques d’une même page.

Logiquement, le but d’un test A/A est d’afficher des valeurs similaires en termes de conversion. L’idée étant ici de prouver que la solution de test est efficace.

En toute logique, on organisera donc un A/A Test lorsque on met en place une nouvelle solution d’A/B Test ou que l’on passe d’une solution à une autre.

Cependant, il arrive qu’un « gagnant » soit déclaré sur deux versions pourtant identiques. Il faut donc chercher à comprendre « pourquoi » et c’est là tout l’intérêt de l’A/A Testing.

  • Le test peut ne pas avoir été conduit correctement
  • L’outil peut ne pas avoir été bien paramétré
  • La solution d’A/B Testing peut être inefficace.

2. Définir un taux de conversion de référence

Imaginons que vous souhaitiez mettre en place une série d’A/B Tests sur votre page d’accueil. Vous paramétrez la solution mais un problème surgit : vous ne savez pas sur quel taux de conversion comparer les différentes versions.

Dans ce cas précis, un A/A Test vous aidera à trouver le taux de conversion « référence » pour vos futurs A/B Tests.

Exemple : Vous lancez un A/A Test sur votre page d’accueil pour laquelle votre objectif est le remplissage d’un formulaire de contact. En comparant les résultats, vous obtenez des résultats quasi-identiques (et c’est normal) : 5,01% et 5,05% de conversion. Vous pouvez désormais utiliser cette donnée avec la certitude qu’elle représente bien la réalité de votre taux de conversion et activer vos A/B Tests pour essayer de dépasser ce taux. Si vos A/B Tests vous indiquent qu’une « meilleure » variation réalise 5,05% de conversion, c’est qu’en réalité il n’y a pas de progrès.

3. Trouver une taille d’échantillon pour de futurs tests

Le problème lorsqu’on compare deux versions similaires, c’est le paramètre « chance ».

En effet, les tests étant formulés sur des bases statistiques, il existe bien une marge d’erreur qui peut influencer les résultats de vos campagnes d’A/B Testing.

Pour diminuer cette marge d’erreur, pas de secret : il faut souvent augmenter la taille de l’échantillon de trafic pour diminuer le risque que des facteurs aléatoires (dits « de chance ») viennent biaiser les résultats.

En effectuant un test A/A, vous pourrez donc « voir » à quelle taille d’échantillon la solution de test se rapproche le plus de « l’égalité parfaite » entre vos versions identiques.

En somme, un A/A test vous permet de trouver la taille d’échantillon pour laquelle le facteur « chance » est minimisé : vous pourrez donc vous servir de cette taille d’échantillon pour vos futurs tests en A/B. Cela dit, les tests A/B requièrent de façon générale une taille d’échantillon inférieure.

L’ A/A Testing : une perte de temps ?

La question fait débat dans le milieu de l’A/B Testing : faut-il oui ou non prendre le temps de faire de l’A/A Test avant de faire de l’A/B Test.

Et c’est là toute la question : le temps.

Faire des A/A Tests prend un temps et un trafic considérable

En réalité, faire des A/A Tests prend du temps, considérablement plus de temps que des A/B Tests car le volume de trafic nécessaire pour prouver que les deux « variations identiques » amènent au même taux de conversion est conséquent.

Le problème, selon ConversionXL, est que l’A/A Testing est chronophage et empiète sur du trafic qui pourrait être utiliser à conduire de « vrais tests », c’est à dire destinés à comparer deux variations.

Enfin, l’A/A Testing est beaucoup plus facile à mettre en place sur des sites à fort trafic.

L’idée étant que si vous dirigez un site qui se lance, ou un site à faible trafic, il est inutile de perdre votre temps à faire de l’A/A Test : concentrez-vous plutôt sur l’optimisation de votre tunnel d’achat ou sur votre Customer Lifetime Value : vous arriverez à des résultats beaucoup plus probants et surtout beaucoup plus intéressants.

Une alternative intéressante : la comparaison de données

Pour vérifier l’exactitude de votre solution d’A/B Testing, il existe un autre moyen simple à mettre en place. Pour cela, il faut que votre solution d’A/B Testing puisse intégrer une autre source de données analytiques.

En faisant cela, vous pourrez comparer les données et voir si elles pointent au même résultat : c’est une autre façon de vérifier l’efficacité de votre solution de test.

Si vous constatez des différences significatives de données entre les deux sources, vous savez que l’une des deux est :

  • Soit mal paramétrée
  • Soit inefficace et doit donc être changée

Vous avez aimé cet article ? Nous serions ravis d’échanger davantage avec vous.

Campaign Trigger

Article

8min lecture

Les objectifs et avantages de la personnalisation

Pour ce 3ème article, nous vous présenterons les objectifs et les avantages de la personnalisation. Pour reprendre le fil de notre série d’article sur la personnalisation, vous pouvez lire l’Etat des lieux de la personnalisation et Qu’est-ce que la personnalisation des parcours utilisateurs ?

Maintenant que nous avons compris sur quels ressorts reposait la personnalisation, essayons de comprendre quels objectifs elle sert pour une marque. De notre point de vue, nous pouvons distinguer 3 objectifs principaux de la personnalisation :
des objectifs de conversion
des objectifs de branding et de construction de la marque
des objectifs de fidélisation et d’engagement

Les objectifs de conversion

Pour bien comprendre comment la personnalisation peut aider à améliorer des objectifs de conversion, il faut encore une fois rentrer dans la psychologie de l’utilisateur. Que ce soit pour un acte d’achat ou pour un acte de souscription, un utilisateur ne réalise pas un acte en une seule fois.

Une conversion n’est que la conclusion d’une somme d’actes, de micro-évènements que devra exécuter dans un certain ordre un utilisateur cible.

On peut se référer pour cela à la matrice AIDA (Attention, Intention, Désir, Action) qui stipule que pour tout acte d’achat un consommateur doit traverser ces 4 phases pshychologiques. On ne peut sauter aucune étape. Pour vendre un produit ou un service, il faudra toujours capter l’attention d’une personne (A) en parlant à ses émotions, puis l’intéresser en lui donnant de l’information factuelle, facile à comparer, à mesurer, à évaluer (I) en parlant à sa raison. Viendra ensuite la phase de désirabilité (D) pendant laquelle il faudra lever les derniers doutes et séduire encore. Enfin, la phase d’action (A) pendant laquelle il faudra pousser l’utilisateur à franchir le dernier pas.

Pour améliorer la conversion, rien de tel qu’un coupon.  Celui-ci n’est proposé qu’aux visiteurs arrivant pour la première fois sur le site.

Lorsque l’on parle de conversion, on parle beaucoup de cette dernière phase. Par exemple, lorsqu’un utilisateur a ajouté un article dans son panier, la question sera toujours : comment le pousser à aller plus loin, à s’identifier ou à s’inscrire, puis à sélectionner un moyen de livraison et enfin, à payer ?

Cela demande de nombreux efforts et utiliser la personnalisation (comme dans un exemple vu prédemment) peut aider justement à amener l’utilisateur à aller plus loin.

Il est possible d’utiliser de nombreux mécanismes, surtout si la personne sur le site ou l’application est identifiée, car il est alors possible d’accéder à des données de CRM, beaucoup plus riches et pertinentes que des données comportementales.

Les objectifs de branding

Travailler sa marque revient à travailler la personnalité de ses interfaces digitales. Comment via la personnalisation, créer de l’identification, de l’affection, de l’empathie avec votre marque. Rappelons-nous à nouveau de notre vendeur en magasin. Comment avons-nous envie qu’il soit ? A quoi doit-il ressembler ? Comment s’adressera-t-il aux utilisateurs ?

Si l’on pousse notre raisonnement, il apparait rapidement évident qu’il devra être capable, tout en gardant son style propre, d’adresser différents types de messages à différent types de personnes. On ne parlera pas de la même manière à un homme qu’à une femme. Ou bien à un jeune qu’à un couple. A chaque fois, il faut s’adapter.
Encore une fois la personnalisation peut nous y aider en transformant l’expérience utilisateur par des messages, des images, des animations qui diffèrent en fonction de l’utilisateur et donnent de la séduction à la marque.

Les objectifs de fidélisation et d’engagement

Nous pouvons reprendre ici notre matrice AIDA, mais en s’intéressant aux 3 premières lettres. Ces sur 3 critères qu’il va sera facile de travailler afin de proposer encore une fois des messages et des offres personnalisées.

Une des grandes forces de la personnalisation va, par exemple, être sa capacité à faire baisser le taux de rebond d’une page de site web en poussant à l’écran des visuels et des accroches textuelles différentes en fonction du visiteur, de sa provenance, des mots clés qu’il a tapé dans un moteur de recherche, etc.

Plus l’expérience proposée sera personnalisée, plus nous aurons la capacité de pousser nos utilisateurs vers le fond de l’entonnoir de conversion.

Alors en quoi ces objectifs peuvent-ils être mieux remplis par la personnalisation ?

Nous avons déjà abordé des éléments de réponse dans notre précédent article et nous allons essayer ici de les synthétiser.

#1. Gain de temps

Le premier élément qu’il nous faut voir est que la personnalisation fait gagner du temps. Elle permet de conduire l’internaute plus vite à son objectif. Exemple : vous êtes à la recherche d’un lit pour enfant et vous tapez « lit pour enfant » dans un moteur de recherche. Vous parcourez la liste des résultats et vous décidez de cliquer sur un lien qui vous semble être la promesse d’un bon achat. Et là, plutôt que de voir une liste de lits pour enfants non classée, le site sur lequel vous arrivez vous propose une liste de lits immédiatement en affinité avec votre budget et des lits doubles, car le site sait que vous avez 2 enfants. Sans vous que vous vous en rendiez compte, le site a personnalisé sa page d’aterrissage et a immédiatement sélectionné les lits qui vous intéressent vraiment, sans que vous ayez à utiliser les filtres de la page de livraison.

C’est un premier exemple. On pourrait en imaginer d’autres : basé sur votre géolocalisation (le Nord) et la saison (l’hiver), un site de voyage vous propose d’emblée des voyages vers des pays chauds qui pourraient correspondrent à une petite envie de soleil qui vous titille depuis plusieurs semaines. Encore une fois, gain de temps. Et la personne qui visite votre site ne se rend même pas compte du subterfuge !

#2. Moins d’efforts

Dans le même ordre d’idée, pour l’utilisateur, la personnalisation est un bénéfice dans la mesure où vous lui épargnez des efforts pour atteindre son but. Que ce soit en lui proposant des produits adaptés à son besoin, ou tout simplement, en préremplissant des données de formulaire grâce à des informations que vous possédez déjà par ailleurs.

Ces deux exemples vont dans le sens d’une meilleure expérience utilisateur, mais la personnalisation permet de faire plus que cela.

#3. Valoriser l’utilisateur et le mettre dans un état émotionnel propice à la conversion

Comme nous l’avons déjà vu, un client reconnu est un client estimé. Un client estimé est un client « amélioré », plus propice à la conversion. Le fait de le valoriser crée chez lui des mécanismes qui en feront un utilisateur plus motivé, plus à même de recevoir des informations, plus ouvert à des propositions, plus capable également de mémoriser des expériences et des informations. Bref, un client valorisé devient une sorte de « super-client », comme un super-héros, mais doté de superpouvoirs sous la forme de meilleures capacités à convertir.

De la même manière, la personnalisation, si elle est perçut par l’utilisateur, peut provoquer chez lui des sentiments de surprise, qui aussi le mettront dans un état émotionnel fort.

#4. Plus globalement, la personnalisation améliore la satisfaction utilisateur et resserre le lien entre la marque et le client

Si l’on somme les 3 facteurs précédents, on comprendra que la personnalisation améliore la satisfaction utilisateur en lui donnant des capacités à aller plus vite dans sa navigation, à trouver plus vite ce qu’il cherche, à trouver des solutions qui lui correspondent mieux et à vivre une expérience plus riche émotionnellement. Cet ensemble lui donnera une sensation, un sentiment que sa relation avec la marque a été privilégiée et lui a apporté plus que ce qu’il pouvait sur une expérience non personnalisée. Pour la marque, ce rapprochement crée un lien plus fort, améliore l’engagement et la fidélisation dans le court terme, mais aussi dans le long terme.

Par Olivier Sauvage, Wexperience