Article

12min lecture

E-commerçants, comment aider l’internaute à faire son choix ?

Dans les pays occidentaux, la liberté est synonyme de bien-être et de confort. Au cours du processus d’achat, la liberté de choisir est un moyen d’exprimer sa personnalité et son caractère. Grâce à un grand nombre de choix et d’options de personnalisation, les commerçants répondent aux besoins spécifiques de chacun en proposant le produit le plus adapté aux désirs du consommateur.

Aujourd’hui, la plupart des commerçants sont devenus des e-commerçants. Ils sont maintenant capables de vendre leurs produits sur une multitude de plateformes de vente. Les produits sont disponibles en boutique, sur leur site, chez de nombreux distributeurs ainsi que sur la Marketplace. Tout au long de leur parcours d’achat, les consommateurs sont confrontés à des produits similaires, aux fonctionnalités qui se différencient de moins en moins. En conséquence, il est de plus en plus difficile de distinguer les produits tant sur plan esthétique, que pratique.

Les consommateurs sont obligés d’augmenter leur implication et de faire des nouveaux choix de taille, de couleur, de forme, de texte, etc. Cela complique le processus d’achat et ralentit la finalisation d’une commande.

aider-linternaute-a-faire-son-choix

En 2004, une étude américaine menée par le psychologue Barry Schwartz démontre que le consommateur serait plus anxieux face à une multitude de possibilités, conduisant à une « paralysie liée au choix ». Les consommateurs désirent être libres dans leurs choix dans l’unique but de trouver le produit qui remplira parfaitement les critères recherchés. Mais la perfection reste abstraite et rarement atteinte, car le consommateur imagine toujours qu’il existe quelque part un produit qui conviendrait plus à ses besoins. Le consommateur entre alors dans une phase de doute causée par la peur de prendre la mauvaise décision. La situation devient alors tellement stressante, que l’option la plus facile est d’abandonner le processus d’achat.

Ce phénomène paradoxal du choix est surtout vrai sur les plateformes de vente en ligne, synonymes de vastes catalogues de produits accessibles à n’importe quel moment et n’importe quel endroit. Les utilisateurs changent constamment de site marchand afin de trouver le meilleur produit au meilleur prix. Cela engendre des taux de rebond et abandon de panier très élevés. En 2014, l’Institut Baymard relève un taux rebond moyen de 68,5%.La bonne nouvelle est qu’il existe plusieurs façons de fluidifier et simplifier le processus d’achat. Une expérience d’achat en ligne personnalisée dirige automatiquement les visiteurs sur la page des produits susceptibles de les intéresser. La personnalisation des contenus augmente considérablement la rentabilité d’un site e-commerce. Dans la plupart des cas, un utilisateur qui arrive sur votre page web, a déjà émis le désir de trouver le produit que vous proposez depuis le moteur de recherche Google. Toute la difficulté se trouve dans la rétention de l’intérêt du consommateur afin qu’il finalise sa commande.

Evitez de laisser trop de place à la réflexion

Il faut garder en tête que la démarche d’achat en ligne est synonyme de paresse et de faible capacité de concentration. Votre produit possède probablement toutes les qualités requises pour séduire le visiteur, mais le fait de divulguer trop d’informations peut s’avérer ennuyeux pour l’utilisateur qui quittera plus facilement la navigation.

aider-linternaute-a-faire-son-choix

Pour autant, il est essentiel de fournir les bonnes informations aux consommateurs. Même si le visiteur préfèrera quitter la page plutôt que lire ces détails fastidieux, il faut impérativement qu’il puisse trouver ces informations du premier coup d’œil. La recherche d’une information et l’effort que cela demande au visiteur, entrainera forcément un arrêt immédiat du processus d’achat sur votre site.

Par conséquent, vos pages web doivent être le plus intuitive et explicite possible. Aucun effort, aucune réflexion ne doivent être demandé à l’internaute au cours de sa navigation. Les titres doivent résumer le reste de la page de façon concise et claire. Si vous avez besoin d’énumérer de nombreux détails au sujet de votre produit, il est important de consacrer un emplacement spécial à cet effet (description du produit, etc.) afin que cela ne pollue pas l’expérience utilisateur et qu’il ne soit pas distrait au cours de sa navigation.

De la même manière, les intitulés des produits doivent mettre en évidence leurs spécificités et leurs différences. Lorsqu’on lance une recherche sur un produit en particulier, les résultats affichés sont souvent similaires. Si la différence entre les produits n’est pas claire (couleur, matériaux, etc.) ou invisible, le choix devient plus compliqué.

Selon NN group, et au cours de sa navigation, l’internaute ne lit en moyenne que 20% des textes de la page web. Les images et les vidéos sont beaucoup plus attrayantes et faciles à assimiler. Si ces éléments visuels sont bien choisis, ils peuvent retenir le visiteur sur la page et augmenter son temps de visite et son intérêt de façon conséquente. Grâce aux images et vidéos qui mettent en scène les produits, les internautes sont rassurés dans leur intention d’achat. C’est aussi un bon moyen de répondre à des questions pratiques telles que l’appréciation de la taille d’un produit ou sa fonctionnalité. C’est ce que fait la marque de systèmes audio, Marshall Major, avec son visuel présentant une main et un casque audio. La main permet à l’internaute d’apprécier la taille du produit, la longueur du câble, etc.

aider-linternaute-a-faire-son-choix

Une navigation intuitive et des produits faciles à trouver

Dans le e-commerce, vous n’avez pas besoin de faire preuve d’originalité en brisant les conventions du webdesign. Le respect de la charte de design standard peut être frustrant, car vous souhaitez avant tout vous différencier des autres sites. Cependant, la configuration standard est utilisée depuis si longtemps que les utilisateurs ont pris certaines habitudes qui ne peuvent pas être chamboulées. Un panier de commande se trouve en haut à droite d’une page, les liens de navigation sont sur la gauche, les boutons d’actions (ajouter au panier, favoris, etc.) se situent souvent sur la droite, etc. Lorsqu’une refonte visuelle d’un site web casse la routine et l’expérience utilisateur, cela peut s’avérer fatal pour la performance et la rentabilité du site.

Pour faciliter la navigation de l’internaute, il faut ajouter au site des éléments simples qui permettront aux visiteurs de trouver rapidement le produit recherché et de le sauvegarder pour une visite future. Un champ de recherche intuitif qui se complète automatiquement, un en-tête fixe, des filtres pertinents, une wishlist, ou encore la sauvegarde du panier, sont autant d’élément qui vont fluidifier le processus d’achat.

Un bouton d’action doit être visible et clair. Pour attirer le consommateur et l’inciter à actionner ce bouton, celui-ci doit se distinguer du reste de la page afin d’être rapidement identifiable. De plus, l’action qu’il engage doit être explicite et doit correspondre exactement aux intentions des visiteurs. Un de nos clients a voulu tester l’importance du message des boutons d’action. Pierre & Vacances, un réseau européen de villages de vacances et de résidences de tourisme, a vu son taux de conversion global augmenter de 13,7%, en passant d’un bouton d’action « réservez maintenant » à un bouton « vérifiez les disponibilités ». La démarche du visiteur était trop précoce pour qu’il entame une démarche de réservation. Il n’osait pas cliquer sur ce bouton pourtant sans obligation d’achat.

aider-linternaute-a-faire-son-choix

Réduisez les distractions

Sur une page web, les distractions sont des éléments qui détournent les visiteurs de l’objectif premier de la page : la conversion. Un exemple classique de ces distractions est la barre de navigation dans le tunnel d’achat. Certains sites tels qu’Amazon, retirent cette barre du menu du tunnel d’achat pour garder concentration du visiteur sur la complétion du processus d’achat. Le tunnel d’Amazon est particulièrement minimaliste. Il n’y a aucuns liens qui retournent sur le catalogue ou sur d’autres produits. Les utilisateurs doivent utiliser la flèche « retour » de son navigateur pour revenir sur le menu principal.

aider-linternaute-a-faire-son-choix

La page produit peut elle aussi être optimisée afin d’ôter toutes les distractions que peuvent rencontrer les visiteurs. En effet, les pages produits contiennent un grand nombre d’informations, surtout pour les produits techniques comme les ordinateurs. Cependant, lorsqu’un visiteur arrive sur la page produit d’un ordinateur, il ne va pas directement consulter les aspects techniques tels que la résolution de la webcam. Une brève description est suffisante pour retenir l’intérêt du visiteur. Il va ensuite consulter les détails du produit dans le texte relatant toutes les spécificités de l’ordinateur. Souvent, ces spécificités peuvent être déroulées à partir du bref paragraphe introductif du produit. Certains e-commerçants comme Asos ont choisit de retirer toutes les informations secondaires. Voici la comparaison de leur page produit en Février 2015 avec celle de Septembre 2015. La quantité de texte a été réduite de façon significative.

aider-linternaute-a-faire-son-choix

Soulignez la fiabilité et la réputation du produit

Souligner la réputation d’un produit est un bon moyen de faire pencher la balance en votre faveur lors de la décision d’achat. Si plusieurs consommateurs font la même décision d’achat, il est plus facile pour eux d’admettre qu’ils ont commis une erreur et qu’ils n’ont pas fait le bon choix. Ils dédramatisent et partagent cette erreur avec plusieurs personnes dans la même situation qu’eux. Cela leur permet de penser qu’ils ne sont pas les seuls à s’être fait berner. Par la suite, ils seront un peu réticent aux futurs achats en ligne, mais il n’y aura pas de vrai impact sur la conversion. Si au contraire, le consommateur a eu une mauvaise expérience seul, sur une plateforme d’achat en ligne, le temps de prise de décision sera multiplié par deux ou trois lors du prochain achat.  Au cours du processus d’achat, l’effet de masse est un paramètre essentiel.

aider-linternaute-a-faire-son-choix

Dans la publicité ci-dessus, la marque présente son produit comme étant « le choix de Brad Pitt ». Un consommateur va donc accorder plus de crédit à Brad Pitt. Il va par la suite acheter le produit sans appréhension et en toute confiance.

Certains produits ou marques ont déjà une très bonne réputation dans leur domaine. Ces produits sont les plus simples à choisir car des millions de personnes ont fait ce choix auparavant. Les consommateurs ne vont douter aucunement de la fiabilité de ce produit et vont compléter le processus d’achat dans les meilleurs délais (exemple : tee-shirt Lacoste, jean Levi’s, etc.).

Bien sûr, cela coûte beaucoup d’argent d’avoir une égérie telle que Brad Pitt qui fait la promotion de tous vos produits disponibles. Heureusement, il y a d’autres façons d’asseoir la réputation d’une marque ou d’une société.

La réputation et la fiabilité d’un produit est à l’image de sa communauté. Construire une communauté autour d’un produit est souvent une partie importante de la stratégie publicitaire (Apple vs Microsoft). Il existe des outils conçus pour accueillir et encourager les communautés en ligne autour marques ou produits. Cela passe généralement par le biais des réseaux sociaux, de commentaires clients, ou de notations. Ces outils sont faciles à mettre en place et certifient la fiabilité de la marque.

Misez sur l’urgence

La peur de rater une affaire est l’argument qui contre-balance avec la peur de faire le mauvais choix. L’urgence se retrouve plus communément sous la forme d’un compte à rebours décomptant jusqu’à la fin de l’offre spécial. L’image ci-dessous démontre comment PC World joue avec le sentiment d’urgence, pour qu’un visiteur se transforme en client.

aider-linternaute-a-faire-son-choix

Conclusion

L’effort mis dans la recherche d’un produit et la peur de faire le mauvais choix engendre souvent l’abandon de panier et empêche la finalisation de la transaction. Pour éradiquer cette peur, les e-commerçants doivent construire un parcours de conversion clair, accessible et logique sans aucunes informations inutiles.

 

Article

14min lecture

Augmentez vos conversions en jouant sur l’urgence et la rareté

Beaucoup de sites d’e-commerce ont aujourd’hui recours à la technique des ventes flash. Le principe est simple : offrir des promotions attirantes pendant un temps très réduit, et mettre en évidence le temps restant, afin de donner aux utilisateurs le sentiment qu’il est urgent d’acheter pour profiter de la promotion.

L’urgence est une des techniques les plus importantes en optimisation des conversions. C’est surtout une technique efficace : plus l’utilisateur ressent un sentiment d’urgence, plus il est susceptible de convertir sans perdre de temps à considérer d’autres options. La peur de manquer une bonne occasion est un facteur de conversion puissant, dont vous pouvez tirer avantage en suscitant un sentiment d’urgence chez l’utilisateur et en attirant l’attention sur la rareté de votre offre ou votre produit.

Pré-requis

Idéalement, utiliser l’urgence et la rareté ne devrait pas être la première piste à tester. En effet, faire appel à ces techniques n’aura pas d’effet sur l’utilisateur si celui-ci éprouve des difficultés à comprendre votre offre ou pourquoi il doit s’y intéresser, ou si quelque chose sur votre site peut le distraire ou lui faire perdre confiance. Avant d’appliquer les techniques présentées ci-après, assurez-vous donc que :

  • Votre proposition de valeur est claire et pertinente pour l’utilisateur.
  • Il y aussi peu de distractions et de sources d’anxiété pour l’utilisateur que possible.

Consultez notre livre blanc de l’A/B testing pour plus d’informations sur ces points.

Urgence réelle et urgence suggérée

Concrètement, il existe deux façons de transmettre ce sentiment d’urgence à l’utilisateur : si l’offre ou le produit que vous proposez n’est véritablement disponible que pour un temps très limité, il vous suffit d’attirer l’attention sur le temps restant. Si ce n’est pas le cas, il existe plusieurs techniques pour sous-entendre une urgence sans qu’il y ait de véritable deadline. Plus simplement, on parle d’urgence réelle et d’urgence suggérée. L’urgence réelle est en règle générale plus efficace. L’urgence suggérée, par ailleurs, devrait être utilisée avec modération au risque d’apparaître forcée et artificielle à l’utilisateur.

Comprendre la psychologie de l’urgence

L’urgence est un mécanisme psychologique profondément ancré dans notre cerveau : elle se rapporte à l’aversion de l’humain à la perte, ou la peur de rater quelque chose (Fear of missing out ou FOMO).

Scientifiquement parlant, l’urgence est un concept temporel qui nous pousse à agir rapidement.

Tout comme le principe de rareté, la FOMO est une sorte d’anxiété sociale qui est définie comme « un désir de rester connecté en permanence avec ce que font les autres » (source).

Confrontés à une offre limitée dans le temps (une réduction par exemple), nous procédons à une évaluation automatique : acceptons-nous de laisser passer cette opportunité ? Ou bien, la peur de manquer sera t-elle trop grande ?

Comprendre la psychologie de la rareté

Tout comme l’urgence, la rareté est un déclencheur psychologique qui joue sur la quantité pour nous inciter à agir rapidement.

Selon la littérature scientifique, la rareté signifie simplement que nous attribuons davantage de valeur aux objets en quantité limitée ou rares (source).

De même, la rareté déclenche aussi notre instinct FOMO : si un produit s’apprêtait à être en rupture de stock, nous considérerions aussi les avantages et les inconvénients de l’acquérir avant qu’il ne soit trop tard.

Il est intéressant de noter que la rareté joue une multitude de rôles différents dans nos vies : une étude réalisée en 2009 consistait à montrer des photos d’un homme à une cohorte de femmes dans une perspective de rencontre amoureuse. On avait indiqué à la moitié de la cohorte que l’homme était pris et à l’autre moitié qu’il était célibataire.

Le résultat ? La majorité des femmes célibataires étaient attirées par l’homme fiancé.

Maintenant que nous avons abordé le fondement psychologique de l’urgence et de la rareté, voici quelques bonnes pratiques pour les appliquer concrètement à des cas marketing.

Rareté et urgence : les bonnes pratiques marketing

A n’en pas douter, la rareté et l’urgence sont de puissants moyens d’augmenter les conversions.

Cependant, elles doivent être utilisées avec prudence car les méthodes trop insistantes peuvent rapidement compromettre la fidélité à votre marque.

Eviter les fausses sensations d’urgence et de rareté

Créer l’urgence c’est bien, mais il ne faut pas en abuser.

Certains magasins mettent le paquet et soldent tout, toute l’année, créant ainsi l’impression que tout est une affaire.

Pourtant, cette méthode ne fonctionne pas.

Selon des recherches récentes, les stratégies de rareté n’obtiennent pas de bons résultats lorsqu’elles sont perçues comme de la manipulation.

Fake urgency doesn't work
Cette page donne l’impression que chaque article est en promotion.

Lorsque tout est en promotion, vos clients prennent conscience que rien ne l’est réellement et vous perdez toute crédibilité.

En règle générale, il faut uniquement afficher les offres authentiques et ne pas en abuser : il suffit de qu’elles soient occasionnelles, ce qui a généralement plus d’impact.

Transmettre un sentiment d’urgence

Le but de l’urgence en optimisation des conversions est simple : inciter l’utilisateur à agir immédiatement, avant qu’il ait le temps d’être distrait ou d’oublier. Ceci dit, les techniques diffèrent selon qu’on opte pour une urgence suggérée ou réelle. Avec l’urgence suggérée, vous ne pourrez évidemment pas faire usage de décomptes ou mettre en avant une date limite de validité pour votre offre. Il vous faudra donc passer par certaines couleurs et éléments de langage.

  • Le moyen le plus direct de suggérer l’urgence dans un titre ou un call to action est d’utiliser des termes incitant à agir dans un temps réduit, comme « dès aujourd’hui » ou « maintenant ».
  • Il est difficile de prédire quelles couleurs ont en général le plus de chances de convertir. Pour transmettre un sentiment d’urgence, le plus important est d’attirer l’attention de l’utilisateur sur les titres, calls to action et tous les autres éléments contribuant à transmettre ce sentiment. Mettez-les en évidence au moyen de couleurs vives qui ressortent clairement par rapport au reste de la page.

L’urgence réelle vous offre encore davantage de possibilités, notamment parce que vous pouvez insister sur l’aspect temporel en tout sincérité. En plus des techniques listées précédemment, testez les suivantes :

  • Dans le cas d’offres (réductions, soldes, ventes flash, autres offres promotionnelles) à durée limitée courte (quelques heures ou jours), utilisez des décomptes et autres timers en temps réel pour attirer l’attention de l’utilisateur de manière très visuelle sur l’écoulement du temps restant.
  • Offrez des incitations à acheter avant une heure très précise. Par exemple, Amazon indique le délai restant pour recevoir une commande le lendemain, à la minute près :sentiment-durgence
  • Sarenza utilise la même technique pour la livraison en relais colis le lendemain, avec un décompte animé à la seconde près :sentiment-durgenceLorsqu’une offre touche à sa fin, ajoutez des rappels en ce sens ( » qu’un jour pour profiter de X ») et envisagez une campagne de mailing ciblée pour faire revenir les utilisateurs à la faveur de la fin proche de l’offre.

Comment jouer sur la rareté ?

Le but du recours à la rareté en optimisation des conversions est similaire à celui du recours à l’urgence (inciter les utilisateurs à convertir rapidement) mais s’appuie sur la quantité de produits disponibles plutôt que la durée de leur disponibilité. Surtout, utiliser la rareté vous permet d’impliquer les autres utilisateurs.

  • Le moyen le plus simple de mettre en évidence la rareté d’un produit est bien entendu d’utiliser les stocks : faire figurer le nombre d’exemplaires restants sur une page produit signifie à l’utilisateur que l’article ne sera pas disponible indéfiniment. Vous pouvez également redoubler d’indicateurs lorsque les stocks sont presque vides. Tous ces éléments sont par exemple présents sur les pages de réservation de Booking.com :sentiment-durgence
  • Compartimentez la mise en évidence des stocks dans la mesure du possible : par taille, couleur, modèle, etc, en fonction des caractéristiques du produit. La Halle indique ainsi en gris les tailles de vêtements n’étant déjà plus disponibles :sentiment-durgence
  • Montrez les autres utilisateurs : indiquez la dernière fois que le produit a été acheté ou le nombre d’utilisateurs actuellement en train de consulter la page. Ces éléments contribuent à renforcer le sentiment qu’il faut agir vite, en attirant l’attention sur la possibilité que l’offre ne soit bientôt plus disponible en raison de sa popularité. Pour les rendre encore plus visibles, le site Hotels.com affiche ces informations sous la forme de pop-ups animées en bas à droite de chaque page produit :sentiment-durgence

5 exemples pratiques de stratégies de rareté et d’urgence pour augmenter les conversions

Booking.com

How Booking.com is using urgency marketing How Booking.com is using urgency marketing

Booking.com sait parfaitement déclencher un sentiment d’urgence chez ses visiteurs : le site indique combien de fois un hôtel a été réservé en l’espace de 12 ou 24 heures.

En plus, Booking.com utilise des messages pour accroître ce sentiment d’urgence tels que : « A ne pas manquer » ou « Très demandé ! »

En employant des méthodes de rareté, Booking.com peut booster la concurrence interne afin d’offrir un service de qualité supérieure à ses clients.

OnePlus

OnePlus est une entreprise de smartphone devenue célèbre en l’espace de quelques mois en jouant uniquement sur la rareté : créer un smartphone que vous ne pouvez acheter que sur invitation.

Vous avez bien lu : vous ne pouviez pas l’acheter en magasin et vous ne pouviez le commander que sur leur site internet.

Invitation-only offers build a sense of exclusivity

En créant un sentiment d’exclusivité, OnePlus a déclenché une vague massive de peur de manquer qui a déferlé sur la communauté technophile !

Leur campagne marketing audacieuse était principalement axée sur le principe de rareté. Le résultat ? Des chiffres vertigineux : 1 million d’unités vendues et 25 millions de visites sur leur site web.

Sushi Shop

Sushi Shop

Dans le secteur de la livraison de repas, éviter les retards de livraison est un défi de taille, si l’on garde en tête que le salarié moyen consacre seulement une demi-heure à la pause déjeuner (source).

Les équipes marketing de Sushi Shop (leader français de la livraison de sushi à domicile et au bureau) ont voulu tester le marketing de l’urgence pour découvrir s’il produirait des résultats positifs.

Dans cette optique, AB Tasty a aidé la marque dans le lancement d’une stratégie de stress marketing basée sur le principe d’urgence.

Pour cela, nous avons mis en place un bandeau sticky à l’heure du déjeuner sur leur application mobile afin d’inciter les clients à précommander. L’idée consistait à les faire précommander pour garantir une livraison à l’heure voulue et éviter les retards de livraison.

Les résultats étaient très positifs : cette campagne a généré une augmentation de 3 % sur les confirmations de commandes.

Amazon

Amazon highlights "today's" deals to create a sense of urgency

Amazon shows how many other customers claimed the offer

Source: Amazon

Géant de l’e-commerce dans le monde entier, Amazon est un choix évident lorsque l’on parle d’exemples de techniques d’urgence et de rareté.

Au-delà de leur pages produit et listing proches de la perfection, Amazon dispose également d’une section « Ventes Flash » où sont affichées les offres limitées dans le temps.

Leur listing produit affiche judicieusement les économies réalisées afin de mettre en valeur la différence de prix.

Enfin, certains produits sont bien sûr proposés en quantité limité : Amazon utilise cette technique de rareté pour afficher le stock restant.

Dans cet exemple, 33% des produits ont déjà été achetés.

Grâce à cela, Amazon parvient à créer un réel sentiment de rareté et d’urgence tout en évitant d’être trop insistant.

Basecamp

Basecamp est un logiciel célèbre de communication et de gestion de projet, réputé pour faciliter la vie des équipes.

Outre son identité visuelle très élaborée, Basecamp utilise des stratégies d’urgence ingénieuse pour vous donner l’impression de rater quelque chose si vous n’utilisez pas Basecamp.

Urgency marketing example from Basecamp

En citant des chiffres authentiques à partir de statistiques clients, Basecamp vous donne le sentiment que vous pourriez gagner à faire partie de ses utilisateurs.

Ils indiquent même combien d’entreprises se sont inscrites au cours de la dernière semaine.

Social proof example from Basecamp

Sur leur page, « Before and After », Basecamp affiche une foule d’avis clients ; tellement qu’on a l’impression que la planète entière utilise Basecamp ! Un moyen garanti de déclencher votre peur de manquer.

Nous avons fait le tour des stratégies de rareté et d’urgence.

Si vous voulez en savoir plus sur le marketing digital, nous avons aussi abordé récemment le sujet du calcul des taux de conversion et des conseils pour personnaliser votre site en toute simplicité.

Conclusion

Même à petite dose, l’urgence et la rareté sont des techniques qui fonctionnent. La peur de manquer une bonne occasion est un levier important de décision pour les acheteurs, et mettre en évidence la durée limitée de votre offre ou le stock réduit de votre produit font directement appel à ce levier. Cela dit, il ne s’agit que d’un catalyseur pouvant faciliter la conversion, pas créer la demande. Vous n’êtes pas convaincu ?

Article

4min lecture

Avant de tester, établissez votre roadmap

Quels tests lancer ? Dans quel ordre ? Comment éviter les conflits entre plusieurs tests ? Quels sont les risques et comment les minimiser ? Avant de vous lancer, voilà les questions qu’il faut se poser ! Suivez nos conseils pour établir votre roadmap de test.

Avant de commencer votre testing, il faut baliser votre chemin. Pour être au clair sur vos objectifs, définir vos priorités et anticiper les risques mais aussi fixer un calendrier, la feuille de route est un outil indispensable. Elle vous permettra de suivre l’avancement de votre projet et de tenir l’ensemble de vos contributeurs informés et impliqués (nous vous proposons un modèle en format Excel, prêt à l’utilisation).

Votre feuille de route doit (notamment) comprendre les 8 éléments suivants :

1 – Nom des tests

Veillez à donner des noms précis et explicites à vos tests (de préférence identiques à ceux utilisés dans l’outil AB Tasty). On préfèrera par exemple un titre court et explicite « [HP]wordingCTA » à une phrase entière : « Test sur le wording du CTA de la Page d’Accueil ».

2 – Description des tests

Afin que l’ensemble des contributeurs soient associés à la démarche de testing et puissent suivre l’évolution du processus, une description courte mais explicite est à privilégier. Par exemple, la formulation « Modification du wording du CTA ‘Je m’inscris’ par ‘Je m’abonne’ » permet à n’importe qui de comprendre la teneur et les enjeux du test.

3 – Niveau de priorité des tests

Il est indispensable de hiérarchiser vos tests par degré d’importance afin de déterminer leur ordre de développement et de lancement. Pour cela, à vous d’apprécier :

  • les bénéfices espérés pour le test
  • la difficulté technique du test

Après les premiers résultats des tests, vous pourrez ajuster votre hiérarchisation pour plus d’efficacité et optimiser votre testing.

4 – Périmètre testé

Autre information essentielle à consigner dans votre feuille de route : le périmètre testé. Cela vous permettra d’éviter les conflits (plusieurs tests lancés au même moment sur la même page) ou les possibles effets de bords. Pour cela, nous vous conseillons de découper l’architecture de votre site en grands ensembles et de leur associer une couleur dans votre feuille de route. Par exemple : bleu pour la page d’accueil, orange pour les pages listes, vert pour les pages produits, jaune pour le tunnel, etc.

5 – KPI primaires et secondaires

Pour chaque test, il convient de définir a priori un indicateur clé de performance (KPI) primaire (ou objectif de macro conversion). Cet indicateur, qui a motivé la création du test, vous permettra d’en évaluer les bénéfices. Il peut s’agir du nombre de clics sur le bouton d’ajout au panier, du nombre d’inscriptions à la newsletter, du chiffre d’affaire généré…
Il faut également définir des KPIs secondaires (ou objectifs de micro conversion), des indicateurs apportant des compléments d’analyses et permettant d’affiner l’information apportée par les résultats du KPI primaire récoltés durant le test. On peut citer à titre d’exemple le temps passé sur le site, le nombre de pages vues, le taux de rebonds…

6 – Ressources nécessaires

L’implémentation de certains tests peut nécessiter…

  • des développements techniques
  • des développements ergonomiques
  • un lancement à une date spécifique

qu’il est important de préciser dans votre feuille de route.

7 – Date de lancement et de fin estimée du test

Cette information permet de donner de la lisibilité aux équipes quant aux retours qu’ils pourront faire à leur hiérarchie ainsi qu’aux éventuels prochains lancements de tests. Parallèlement cela permet également de mettre en place un rétroplanning précis de l’activité testing.

8 – Possibles effets de bord / Personnes à contacter / Alertes

Il s’agit ici d’aménager un espace d’annotation et de commentaires, qui vous sera utile en cas de problèmes. Notez les contacts et informations utiles, les personnes à alerter, des points d’attention à ne pas oublier… cela vous permettra de gagner beaucoup de temps (et de vous éviter quelques frayeurs !)

Article

9min lecture

Call-to-action, comment donner envie de cliquer ?

Qu’est-ce qu’un call-to-action ?

On connaît « tous » le call-to-action ou bouton d’action. D’ailleurs si vous lisez cet article, c’est que vous avez dû vous-même cliquer sur des centaines, des milliers de call-to-action au cours de vos nombreuses journées passées sur Internet. Vos inscriptions sur LinkedIn, Facebook, WordPress, Dropbox ?

Probablement toutes le résultat d’un call-to-action efficace qui vous a fait cliquer, vous inscrire, lire, acheter : autant d’actions que l’on peut activer grâce à un CTA efficace.

Malgré cette familiarité avec le concept, peu d’entre nous comprennent en fait vraiment le fonctionnement et la psychologie derrière ce fameux CTA.

Qu’est-ce qui fait un bon call-to-action ? Pourquoi cliquons-nous ?  Pourquoi autant de différence entre deux mots ?

Nous ne comprenons pas pourquoi nous cliquons pour une raison simple :

Le call-to-action ne se résume pas à un bouton, une bannière ou une image. C’est l’ensemble de la psychologie et du storytelling qui l’accompagnent qui le rendent irrésistible.

Réfléchissons-y deux minutes : cliquez-vous souvent sur un « pop-up » d’une marque dont vous n’avez jamais entendu parler ? La réponse est non : vous cherchez à fermer cette fenêtre intempestive au plus vite.

Ce n’est pas la bonne combinaison de trois mots qui fait que vos visiteurs cliquent.

Vos visiteurs cliquent sur ce bouton en réponse à trois éléments qui se combinent :

  • Ce que vos visiteurs ont appris de vous (passé)
  • Ce que vos visiteurs ressentent en navigant (présent)
  • Ce que vos visiteurs attendent après leur clic (futur)

Call-to-action Dropbox

Ici sur le site de Dropbox :

  • Je sais que de nombreux collègues l’utilisent et j’ai vu leurs publicités à plusieurs reprises. (Passé)
  • J’apprécie le design épuré et la proposition de valeur : stocker mes données dans le cloud pour libérer mon temps, mon stockage et mon esprit. (Présent)
  • En cliquant, je m’aperçois que le compte « Basic » est gratuit : je m’inscris ! (Futur)

Si vous lisez toujours, vous vous demandez maintenant comment vous – qui ne dirigez pas Dropbox – pouvez bien rédiger et mettre en place des call-to-action qui convertissent.

Ça tombe bien, on en parle maintenant.

Comment créer un call-to-action efficace ?

Comme nous le disions, un call-to-action n’est pas un bouton isolé, amené sans introduction aux yeux de vos visiteurs. Un bon call-to-action doit être vu comme un aboutissement. Il doit être imaginé dans l’idée d’un « passage » à l’acte après une première introduction – voire une campagne complète.

Il peut s’agir de :

  • Demander l’e-mail après la lecture d’un article.
  • Proposer un audit à la suite d’une vidéo explicative.
  • Suggérer l’achat après la vue d’une page produit.
  • Offrir un essai gratuit après la visite d’une page.

En réalité, la qualité d’un call-to-action est intiment liée à la pertinence de votre tunnel d’achat : d’où viennent mes visiteurs ? Comment leur parler ? Par quelles étapes passent-ils avant l’action désirée ?

Et si à ce stade vous êtes totalement perdus, nous vous recommandons vivement notre Guide de Survie du Tunnel de Conversion.

Pour créer un CTA efficace, il existe cependant des bonnes pratiques et astuces qui augmenteront à coup sûr votre conversion.

  • Le visuel. Indispensable, le visuel doit être attractif. Il faut également éviter les images trop commerciales et privilégier des visuels plus personnels et originaux voire le format vidéo qui amène un CTR plus élevé.
  • Les mots. Restez bref. Un message aux alentours de 5 mots est idéal. Il faut que la proposition de valeur soit brève, concise et convaincante. Adaptez évidemment le message à ce que recherche votre audience.
  • L’action. Utiliser des verbes d’action et créer un sentiment d’urgence sont deux techniques répandues qui permettent d’augmenter la conversion. En soulignant le caractère temporaire ou exceptionnel d’une offre, vous augmentez la pression sur votre audience.
  • L’emplacement. L’emplacement de votre CTA doit être naturel. Il doit donc découler de façon intuitive du reste de la page et être amené de façon spontanée. Il faut donc éviter de placer votre CTA dans des endroits irrationnels qui ne seraient pas visibles.
  • Les couleurs. Pour générer un maximum d’impact, il est conseillé de créer un CTA de couleur différente du reste de la page. Cela étant dit, il faut également veiller à rester dans l’harmonie du thème de couleurs du site.
  • La taille. Il doit être assez visible pour ne pas passer inaperçu (n’aillez donc pas honte de l’afficher !) mais pas trop grand afin de ne pas distraire du contenu principal de la page : vos visiteurs sont également là pour se renseigner, il ne faut donc pas gêner la navigation et la lecture.
  • La compréhension. Votre proposition de valeur doit être claire et facile à comprendre. Explicitez exactement les bénéfices qu’obtiendront les visiteurs s’ils cliquent sur ce lien.

5 exemples de call-to-action efficaces

Parce qu’une image vaut bien quelques bons mots, nous vous suggérons de prêter attention à ces 5 exemples de ce nous estimons être de « bons call-to-action ».

Squarespace

Si Squarespace réussit bien quelque part sur sa Page d’Accueil, c’est bien à retranscrire l’idée de simplicité. Le design est soigné et la proposition de valeur est claire « Make your own website ».

La meilleure partie ? Le CTA en bouton noir : il résonne avec le thème et sort du lot : il capte notre attention en un instant. La touche magique : « No credit card required » qui accompagne le bouton : on sait en un instant que nous ne serons pas obligés de payer.

Call-to-action Squarespace

Adexpresso

Plusieurs choses frappent sur la page d’accueil d’AdExpresso. La proposition de valeur est limpide : « optimiser ses publicités Facebook aussi facilement que faire un café ».

Mieux, le thème couleurs du site reprend inconsciemment celui Facebook, qui se trouve être la plateforme pour laquelle ils apportent une expertise.

Enfin, le CTA en bouton vert détonne et attire l’attention immédiatement : il rassure également avec son « No Credit Card Required ! » intégré.

Call-to-action Adexpresso

Linkedin

Sur LinkedIn, la page d’accueil provoque directement l’apparition d’un formulaire dont le choix des mots est intéressant.

La première phrase « Distinguez-vous professionnellement » crée un sens de l’urgence : LinkedIn propose un service qui permet de me distinguer, je rate donc quelque chose si je ne m’y inscris pas.

La deuxième phrase « Lancez-vous, c’est gratuit » incite à l’action : c’est gratuit, qu’est-ce que je risque ? Le formulaire est volontairement court de façon à ne pas décourager.

Enfin, en bas se trouve la fonctionnalité « Trouver un collègue » : cela permet d’apporter une « preuve sociale » de la valeur ajoutée de LinkedIn, personnalisée selon la personne qui utilise la recherche.

Call-to-action Linkedin

Kickstarter

Pour le site de crowdfunding Kickstarter, les réseaux sociaux sont un canal d’acquisition primordial. Sur cette publicité Facebook, plusieurs éléments rendent le call-to-action puissant.

Premièrement, le choix des mots est en synergie avec la tag-line. « C’est le projet de montre le plus financé sur Kickstarter maintenant » résonne avec « Pas étonnant que tout le monde adore cette montre sur Kickstarter ! ».

Enfin, le visuel choisi est très attirant et l’ensemble crée un sentiment de forte curiosité : on a juste envie de cliquer.

Call-to-action Kickstarter

Udemy

Quand on découvre le site de Udemy, une tag-line interpelle directement notre attention : « Surpassez-vous ». La suite nous permet de découvrir rapidement la proposition de valeur « Obtenez des compétences en business, technologie… ».

Ce qui est intéressant dans ce cas, c’est que le call-to-action est proposé sous la forme d’une question : « Que souhaitez-vous apprendre ? ».

Cela permet d’obtenir un CTA débarrassé de l’approche commerciale traditionnelle type « Inscrivez-vous ». Enfin, on remarque deux choses intéressantes :

  1. L’offre à durée limitée en haut de la page qui crée un sentiment d’urgence.
  2. Des éléments réassurant en bas de la page qui terminent de nous convaincre qu’un coup d’œil vaut bien le coup.

Call-to-action Udemy

Optimiser ses call-to action grâce à l’A/B testing

Après ces quelques exemples de call-to-action plus que convaincants, gardez à l’esprit quelque chose : il n’existe pas de formule magique qui fonctionne pour tout le monde.

C’est vrai, ces entreprises ont trouvé de belles formules pour mettre en avant leur valeur ajoutée. Mais ces entreprises ont également construit des tunnels d’achat cohérents et une communauté sur laquelle s’appuyer.

Bon, on vous a menti. Il existe bien une formule magique pour faire convertir ses CTA.

Tester, tester et tester encore.

En réalité, derrière chaque campagne à succès, chaque call-to-action efficace, se cachent des dizaines voire des centaines d’essais. C’est ce que l’on appelle : l’A/B Testing.

Pour un guide complet de cette discipline : téléchargez notre livre blanc de l’A/B testing !

L’idée derrière le fait d’A/B tester ses CTA, c’est d’expérimenter chaque formule jusqu’à trouver la formule magique pour votre site internet ou votre produit.

Regardez plutôt les différences de conversion entre ces différents choix de mots :

Call to Action : Different Conversion Rates

L’idée avec l’A/B testing, c’est d’expérimenter des propositions de CTA différentes en jouant sur les différents leviers que vous avez à votre disposition :

  • Les couleurs.
  • Les mots.
  • L’emplacement.
  • Le format.
  • La taille.

Et vous, quels résultats obtenez-vous avec vos call-to-action ?

Article

8min lecture

Comprendre et améliorer facilement son panier moyen

Le panier moyen – ou AOV pour Average Order Value – est un indicateur de performance clé de votre site e-commerce.  Lorsque vos acheteurs achètent sur votre site Internet, ils dépensent un certain montant. Le concept du calcul du panier moyen est de mesurer le montant moyen d’une commande sur votre site.

La mesure du panier moyen est un des indicateurs les plus importants pour les sites e-commerce, au même titre que la customer lifetime value. Il peut aider à déterminer les dépenses publicitaires, la politique des prix ou encore la mise en page des éléments graphiques.

Vous gérez un site e-commerce ? Téléchargez nos conseils pour limiter l’abandon de panier et améliorer vos revenus.

La formule pour calculer le panier moyen

Pour calculer son panier moyen, on divise le chiffre d’affaires par le nombre de commandes.

Formule pour calculer le panier moyen

Lorsque vous utilisez cette formule pour mieux comprendre votre business, gardez en tête que le panier moyen reflète les revenus générés par commande et non pas les revenus générés par client : c’est une différence clé. Les ventes par commande ne prennent pas en compte toutes les habitudes de vos clients, ce qu’on appelle la Valeur Vie Client ou Client Lifetime Value.

Par exemple : le calcul du panier moyen ne vous permettrait pas de vous rendre compte que 20% de vos clients achètent plus d’une fois par mois sur votre site. Cette information vous permettrait de créer des campagnes spécifiques à vos clients fidèles, par exemple.

Malgré cette limite, le calcul du panier moyen (ou AOV) vous permet de comprendre les tendances du comportement de vos acheteurs.

Imaginons un instant que vous vendiez des bougies parfumées. Vous possédez quatre modèles que vous vendez aux prix suivants : 12€, 15€, 19€ et 25€. Vous réalisez un chiffre d’affaires de 95.000€ et avez eu 5 550 commandes au cours de l’année.

Vous calculez votre AOV et réalisez qu’il s’élève à 17€. Plusieurs choses peuvent être déduites :

  1. Vos bougies les moins chères représentent la majorité des ventes.
  2. Vos clients n’achètent pas plusieurs bougies en même temps.

En partant du principe que vos bougies les plus chères sont celles sur lesquelles vous dégagez le plus de profit, il s’agit d’une opportunité à saisir au plus vite pour centrer vos efforts sur les produits à plus forte valeur ajoutée.

En augmentant le panier moyen, vous augmentez votre retour sur investissement et votre marge : plus élevé sera votre panier moyen, plus vous tirerez profit de chaque client.

Mon panier moyen est-il trop faible ?

La question qui entête les e-commerçants et peut-être même la question que vous vous posez depuis que vous lisez cet article. Pour y répondre, jetons un coup d’œil à ces deux graphiques :

Evolution du panier moyen des sites e-commerce

Le premier constat est le suivant : le panier moyen chez les e-commerçants Français diminue d’année en année. Plusieurs pistes d’explications pour ce phénomène :

  • La diminution des frais de port encourage les commandes séparées.
  • L’arrivée à maturité du e-commerce génère plus de compétition.
  • L’essor en dix ans des marketplaces tire les prix vers le bas.

Le deuxième constat est que le panier moyen diffère énormément selon les industries.

Benchmark des paniers moyens par secteur e-commerce

Ces variations de panier moyen sont dues aux différences de prix des services et des produits vendus : vous visualisez facilement la différence de prix entre un billet Paris-New-York et un t-shirt, il est donc normal que cela se répercute sur le panier moyen.

Comment augmenter (facilement) mon panier moyen ?

Il existe plusieurs stratégies qui vous permettent d’augmenter votre panier moyen.

L’idée générale est d’amener vos clients à dépenser plus : soit en augmentant le nombre de produits qu’ils achètent simultanément, soit en augmentant la valeur de leur achat unique.

Les méthodes d’augmentation de votre panier moyen doivent être adaptées à votre industrie et à votre tunnel d’achat.

L’objectif principal est de créer l’expérience d’achat la plus naturelle et valorisante possible, tout en encourageant les visiteurs à dépenser davantage.

Concrètement, nous vous conseillons de diviser votre base clients en 3 segments basés sur des critères de fréquence (acheteurs réguliers, irréguliers) et de valeur (gros dépensiers, faibles dépensiers)

  1. Tiers supérieur.
  2. Tiers intermédiaire.
  3. Tiers inférieur.

Votre base de clients ainsi divisée, vous pourrez créer des campagnes et mettre en place des mesures appropriées à chacun des tiers.

Pour votre tiers supérieur, vous pouvez par exemple travailler sur un programme de fidélité qui récompensera uniquement les acheteurs les plus réguliers ou les plus importants.

8 exemples de mesures à mettre en place pour augmenter votre panier moyen

  1. L’Upselling. Le but de cette pratique est d’inciter le visiteur à acheter un produit similaire mais plus haut de gamme avant la validation du panier. Pour faire cela, il faut mettre en place des mesures afin de prouver visuellement la plus grande valeur ajoutée du produit.
  2. Le Cross-selling. Le cross-selling invite les visiteurs à ajouter au panier des produits ou services complémentaires au produit principal. À partir de l’ajout au panier, la stratégie de cross-selling devra suggérer des produits/services pertinents qui complètent la commande : des piles pour une télécommande, des ampoules pour une lampe, une garantie…
  3. Les lots. Créer des lots de services ou de produits est une méthode efficace pour augmenter le panier moyen. Au lieu de vendre plusieurs produits séparément, créez plutôt des lots intéressants pour le client : un pack de bougie 3 ambiances en 1 qui met en avant une remise de 20% par rapport aux prix unitaires par exemple.
  4. Les remises. L’idée est similaire aux lots mais on parle ici du même produit : proposez par exemple une remise de 30% pour l’achat de 4 bougies « Vanille » ou plus. Vous augmenterez vos chances d’une commande au panier beaucoup plus élevé que l’achat d’une unité.
  5. La livraison gratuite. En mettant en place une politique de livraison gratuite à partir d’un certain montant, vous augmentez vos chances que vos clients remplissent volontairement leur panier jusqu’à atteindre le montant minimum pour la livraison gratuite. C’est une pratique courante chez les restaurateurs en livraison.
  6. La politique de retour. Bien que les retours soient un véritable casse-tête pour les e-commerçants, une politique de retour avantageuse sur vos produits les plus onéreux est un bon levier pour rassurer le client et pousser à l’achat. Vous augmentez ainsi votre panier moyen en contrepartie d’une politique de retour rassurante pour le client.
  7. Les coupons. Les coupons sont des bons de réduction dont l’usage est reporté sur l’avenir. L’idée est la suivante : « Dépensez 70€ maintenant et obtenez 5€ de réduction sur votre prochain achat ». L’effet est donc double : vous poussez vos visiteurs à acheter maintenant et vous augmentez vos chances d’un achat répété dans un futur proche.
  8. Les donations. En soutenant une organisation à but non lucratif, vous pouvez reverser une partie de vos profits à une cause populaire auprès de vos visiteurs. En fixant un minimum de commande à atteindre pour déclencher la donation, vous augmenterez également votre panier moyen sur les profils d’acheteurs aux paniers les plus faibles.

L’A/B testing : soyez certains d’augmenter votre panier moyen

S’il y a bien un problème qui revient sans cesse chez les e-commerçants, c’est de quantifier les résultats des changements mis en place sur leur site.

Imaginons une seconde : vous changez plusieurs éléments à la fois dans le but d’augmenter votre panier moyen. Vous changez le bouton d’ajout au panier et vous mettez en place de nouveaux lots de produits avec une remise. Au bout d’un mois, vous constatez que votre panier moyen est resté inchangé.

Question : les deux changements sont-ils inefficaces ou l’effet négatif de l’un a-t-il couvert l’effet positif de l’autre ?

C’est là qu’intervient l’A/B Testing.

En séparant l’analyse des deux changements, vous pourrez quantifier précisément les apports positifs ou négatifs des mesures que vous mettez en place. En somme : vous pouvez tester l’efficacité de chaque nouvelle mesure que vous implémentez et n’en garder que le meilleur.

Si cette approche vous intéresse, nous vous conseillons la lecture de notre livre blanc dédié à l’A/B testing.

Article

11min lecture

Qu’est-ce qu’une Heatmap et comment s’en servir pour améliorer un site web ?

Savoir capturer l’attention de ses visiteurs est le nerf de la guerre de tous les sites Internet qui ont pour vocation de monétiser leur activité.

Et pourtant, légions sont les sites qui expérimentent « un peu au hasard » les changements qu’ils mettent en place. La page d’accueil a deux ans ? Quelques changements lancés au hasard après la lecture d’un article et nous sommes repartis pour deux années !

L’erreur est monumentale. En réalité, effectuer des changements au hasard est le meilleur moyen :

  • De faire baisser la conversion.
  • De perdre des ventes.
  • De faire fuir les visiteurs.

La vérité, c’est que chaque site est différent. Ce qui a fonctionné pour Pierre, Paul ou Jacques ne fonctionnera pas forcément sur votre site, et vice-versa.

Ce dont vous avez besoin, c’est que vos visiteurs vous disent ce qu’il faut changer. Pour cela, on utilise les heatmaps.

Qu’est-ce qu’une heatmap ?

Les heatmaps (Heat Maps), ou cartes de chaleur, sont des représentations visuelles de l’attention, de l’engagement et des interactions générées par vos visiteurs lorsqu’ils naviguent sur votre site.

Il s’agit d’une analyse que vous utilisez pour établir une « carte » de la concentration d’interaction ou d’attention sur votre page.

Mais regardez plutôt par ici :

Exemple Heatmap

Source : pixeller.co

En couleurs chaudes, on constate l’essentiel de l’attention tandis que les couleurs plus froides renvoient aux zones les plus ignorées de cette page d’accueil.

En analysant les interactions de vos visiteurs avec les pages de votre choix, vous pouvez effectuer les changements précis qui permettront d’augmenter la conversion.

À ce stade, c’est presque de la magie non ?

Laissez vos propres visiteurs vous dirent quelles sont les parties à changer pour augmenter vos ventes puis mettre en place les changements en mesurant leur efficacité, par exemple grâce à l’A/B testing.

Quand utiliser une Heatmap sur mon site web ?

Les heatmaps sont extrêmement utiles. Elles mesurent l’attention, l’engagement et même la répartition des clics sur votre site.

Pour vous permettre de mieux comprendre, voici quelques unes des raisons principales pour lesquelles les cartes de chaleur sont utilisées :

  • Mesurer l’engagement. Vous écrivez des articles et vous vous demandez jusqu’où lisent vos lecteurs ? L’utilisation d’une heatmap vous permet de visualiser le « scroll » des visiteurs et de comprendre où ils interagissent. Si vous constatez qu’une infime partie seulement atteint votre call-to-action, il est peut-être temps de changer quelques éléments.
  • Mesurer les actions. Où cliquent mes visiteurs ? Cliquent-ils sur le bon bouton ? Votre carte de chaleur vous permet de voir si vos visiteurs agissent de la façon attendue et de découvrir les obstacles qui les en empêchent.
  • Mesurer l’attention. Quels sont les titres qui attirent l’attention ? Quelles images attirent l’attention ? Quels éléments détournent l’attention du contenu principal ? Mes visiteurs voient-ils mon formulaire ? En comprenant ces problématiques, vous pouvez mettre en place les changements qui augmenteront votre conversion.

Source : unbounce.com

Grâce à ces réponses, vous pouvez répondre vous-même aux questions qui vous entêtent :

  • Où placer le contenu le plus important ?
  • Comment bien utiliser mes images, mes vidéos ?
  • Où part l’attention de mes visiteurs ?
  • Où proposer mon produit, mon service ?

Maintenant que vous êtes plus familiers avec le concept de « heat map », vous vous demandez peut-être s’il existe plusieurs types de cartes de chaleur à analyser. Et vous avez raison.

Quelle(s) Heatmap(s) dois-je utiliser ?

La plupart des solutions de heatmap donnent la possibilité de générer des cartographies de votre site sous plusieurs angles.

L’idée est de jongler entre ces différentes cartes pour révéler les comportements de vos visiteurs.

La Heatmap ou Click Heat Map

Elle permet de quantifier l’action. C’est une représentation visuelle de tous les clics de vos visiteurs sur votre page. Cette « map » génère des données précieuses puisqu’elle vous permet de comprendre exactement où interagissent vos visiteurs.

Dès qu’une personne clique à un endroit précis sur votre site, la heatmap marque cet emplacement d’un point lumineux. Si vous constatez des zones lumineuses, c’est ici que l’essentiel des clics se produit.

Exemple Heatmap

Source : sumo.com

En identifiant rapidement les « points d’action » de votre site, vous constatez immédiatement si vos visiteurs cliquent aux endroits voulus. Sur cette capture de Sumo, on voit que les outils « SHARE » et « IMAGE SHARER » sont les moins populaires.

La Scroll-Map ou « Analyse du contenu »

La scrollmap vous permet de comprendre à quelle profondeur descendent vos visiteurs lorsqu’ils « scrollent » une page et surtout : quels éléments attirent l’attention de vos visiteurs et sur quoi s’attardent-ils ?

En utilisant la scrollmap, vous identifiez si vos visiteurs « voient » les bons éléments de votre site ou si au contraire, ils s’attardent sur des éléments peu importants.

L’objectif : identifier les points forts du site et restructurer votre navigation jusqu’à ce que vos visiteurs passent le plus de temps possible sur les éléments qui comptent.

Example of Scroll Heatmap

source : nguyenvincent.com

Sur cet article qui traite de référencement naturel, on s’aperçoit que l’image et les deux lignes qui lui succèdent sont les plus populaires : environ 85% des visiteurs ont vus ces éléments.

La Heatmap « Pourcentage de clics »

La carte pourcentage de clics arrive en renfort de la heat map classique. Elle permet de voir, élément par élément, combien de clics ont été générés par telle image ou tel call-to-action. Le pouvoir de quantifier les clics élément par élément est extrêmement important.

Cela permet de :

  • Comprendre l’importance qu’accorde le visiteur à chaque élément
  • Éviter que les visiteurs ne cliquent sur des images sans lien

Heatmap with percentage of clicks

Source : nguyenvincent.com

Sur cette carte du pourcentage de clics, on voit que la section « me contacter » reçoit plus de clics que la page « présentation », ce qui indique que les utilisateurs s’orientent vers ce qu’attend le propriétaire du site : une prise de contact.

La Heatmap « Confetti »

Bien que similaire à la heatmap classique, l’approche « confetti » vous permet de voir tous les clics effectués sur votre page contrairement à un aperçu de la « densité ». Cela vous permet de voir si des zones non-cliquables sont cliquées par des utilisateurs : vous auriez alors tout intérêt à rendre ces zones cliquables.

Exemple Heatmap "confetti"

Source : crazyegg.com

À ce stade, vous en savez déjà plus sur les différences façons d’utiliser les heatmaps.

Il existe cependant une autre façon d’analyser le comportement de vos utilisateurs sur votre site : le eye-tracking.

Différence entre Heat map et Eye-tracking

Si les heat maps se concentrent principalement sur l’analyse du parcours de la souris et des clics, l’eye-tracking analyse le parcours du regard des utilisateurs.

L’intérêt de l’eye-tracking est de comprendre le chemin parcouru par le regard de l’utilisateur afin d’analyser les zones d’intérêt et d’attention sur lesquelles s’attardent vos utilisateurs.

Exemple Eye-Tracking

Source : nngroup.com

Sur le même principe que la heatmap, les zones de chaleur représentent les endroits où l’attention des lecteurs s’est le plus portée.

Bien que très utile, l’eye-tracking est un dispositif plus difficile à mettre en place que les heatmaps. Il demande de l’équipement spécifique dont peu d’agences disposent.

Si l’eye-tracking vous intéresse, il existe des solutions basées sur l’IA telles que Feng-Gui ou EyeQuant qui vous permettront de simuler un eye-tracking à l’aide d’algorithmes.

Fonctionnalités clés d’une solution de Heatmap

Quand vous cherchez un outil de carte de chaleur, faites attentions aux éléments suivants :

  • Segmentation comportementale : l’outil de heatmap doit permettre d’afficher les cartes de chaleur propres à un type d’internautes que vous définissez à l’aide de critères de ciblage et de segmentation (ex: nouveaux visiteurs, visiteurs ayant converti, visiteurs venant de vos campagnes de liens sponsorisés…).
  • Comparaison de cartes : vous devez pouvoir comparer facilement et visuellement les cartes correspondantes à différents segments d’utilisateurs.
  • Regroupement par template de pages : avoir une carte de chaleur pour une page spécifique peut rendre l’analyse compliquée si votre page est une fiche produit et que vous en avez des centaines, voire des milliers. Il faut pouvoir agréger les résultats pour toutes les pages d’un même type.
  • Heatmap responsive : l’outil de carte de chaleur doit fonctionner pour les pages consultées depuis un mobile ou une tablette. Les actions spécifiques à ces terminaux mobiles doivent être enregistrées, comme les touch, scroll et swipe. Lors de l’analyse vous devez pouvoir dissocier les comportements et sessions de navigation faites depuis un mobile ou un ordinateur pour analyser correctement une carte de chaleur.
  • Cartes exportables. Cette fonctionnalité importante vous aide à communiquer facilement les résultats à vos collaborateurs.
  • Cartes de chaleur dynamiques : vous devez pouvoir visualiser les clics sur les élements dynamiques : menu déroulant, slider, carrousel, éléments chargés en AJAX ou via un framework Javascript comme React.js ou Angular.js.
  • Heatmap rétroactive : le design de votre site a changé depuis la capture de la carte de chaleur ? La solution de heat map doit pouvoir conserver les résultats précédents sur l’affichage de l’époque et ne pas simplement superposer les résultats sur votre nouveau design, sinon les résultats sont incohérents.

Obtenir plus de conversions : combinez Heatmap et A/B Testing

Admettons : vous utilisez une heatmap pour comprendre comment vos utilisateurs interagissent avec votre marque. Vous remarquez des zones faibles et des zones fortes pour lesquelles vous voulez mettre en place des modifications.

Question : comment mesurer l’efficacité des modifications que j’effectue ? Une seule solution : A/B testez vos modifications.

Le principe : créer des versions différentes d’une page, publicité ou landing page afin de comparer les différences de performance.

En combinant Heat Map + A/B Testing, vous obtenez une méthode en 3 étapes :

  • J’identifie les problèmes grâce aux heatmaps.
  • Je teste mes solutions grâce à l’A/B Testing.
  • J’applique les solutions les plus performantes.

Télécharger notre guide pour tout savoir de l’A/B testing !

Sur ce site de réparation, une première heatmap montre que l’engagement et l’attention des visiteurs sont divisés sur de trop nombreux éléments de la page.

Constat : l’attention est dispersée et la conversion est faible.

Exemple Heatmap

Source : kissmetrics.io

À l’aide de l’A/B Testing, la société procède à plusieurs changements sur la Page d’Accueil afin de recentrer l’attention des visiteurs sur un Call-to-Action.

Une deuxième heatmap est générée après les modifications.

Constat : l’attention est recentrée sur le numéro de téléphone qui sert de Call-to-Action. La conversion augmente.

Exemple Heatmap

Source : kissmetrics.io

A retenir !

Utilisez les Heatmaps et l’A/B Testing pour :

  • Analyser le comportement et l’engagement de vos visiteurs.
  • Déceler les zones faibles et fortes des pages de votre choix.
  • Trouver les mesures à mettre en place pour augmenter la conversion.
  • Tester vos solutions jusqu’à parvenir à augmenter votre conversion.

Article

7min lecture

A/B Testing : comment gérer l’effet flicker ?

L’effet flicker consiste, lors d’un test A/B, à voir brièvement la page originale avant la page alternative, le temps pour le navigateur d’appliquer vos modifications. Il n’existe aucune méthode miracle pour éradiquer ce problème, certaines annoncées comme révolutionnaires ayant leurs limites. En revanche, il existe de nombreuses bonnes pratiques à suivre pour accélérer la prise en compte de vos modifications et rendre cet effet imperceptible.

L’effet flicker, c’est quoi ?

Si vous n’avez jamais entendu parler de l’effet flicker, vous en avez sans doute déjà fait l’expérience sans le savoir : la page testée se charge puis, au bout de quelques millisecondes, votre modification s’affiche. Résultat : vous voyez en un battement de cils, 2 versions de votre page : l’originale et la modifiée. Il en résulte un effet déplorable pour l’expérience utilisateur, sans parler de la pertinence de votre test puisque l’utilisateur peut prendre conscience qu’il est soumis à un test.

Cet effet est lié au principe de fonctionnement côté navigateur de nombreuses solutions d’A/B testing, lesquelles appliquent une surcouche JavaScript lors du chargement de la page pour en modifier les éléments. Dans la plupart des cas, vous ne constatez aucun effet mais si votre site est déjà long à charger ou qu’il fait appel à des ressources externes gourmandes, vos modifications prennent du temps à être appliquées. L’effet flicker, jusque-là passé inaperçu, est alors visible.

Existe-t-il une méthode miracle pour supprimer l’effet flicker ?

Certains fournisseurs annoncent utiliser des innovations techniques permettant d’éradiquer l’effet flicker. Attention, il ne s’agit ni plus ni moins que d’une technique déjà connue, laquelle présente des limites et qui est déjà implémentable par n’importe quelle solution. En analysant les documentations des principaux acteurs du marché, on constate également qu’ils ne poussent cette méthode qu’en dernier recours, si toutes les alternatives n’ont rien donné, car l’effet flicker varie pour chaque site et dépend beaucoup de leur performance initiale.

Alors en quoi consiste cette méthode ? Il s’agit de masquer temporairement l’affichage du contenu en ayant recours à une propriété CSS de type visibility: hidden ou display: none sur l’élément body. Cette propriété a pour effet de masquer le contenu de la page aussi rapidement que possible (pour peu que le tag de la solution soit placé dans la balise <head> de la page) puis à réactiver sa visibilité une fois que les modifications ont eu le temps de s’appliquer. Il n’y a donc plus d’effet flicker « avant/après ». Celui-ci est en revanche remplacé par un effet “page blanche/après”.

Le risque avec une telle méthode est que si la page rencontre le moindre problème de chargement ou que la méthode est mal implémentée, l’internaute peut se retrouver avec une page blanche pendant plusieurs secondes, voire bloqué sans aucun moyen d’action. Un autre inconvénient réside dans l’impression de lenteur que la méthode introduit. Il faut donc s’assurer que le blocage du rendu ne dure pas trop longtemps (quelques millisecondes) mais suffisamment pour laisser le temps aux modifications de s’appliquer. Et bien sûr, pour maintenir la validité de l’expérimentation, vous devez appliquer ce retardement d’affichage à la version de contrôle pour ne pas biaiser les comportements liés à une impression de vitesse différente.

Vous l’aurez compris, si vos modifications mettent du temps à s’appliquer, vous ne voudrez pas afficher une page blanche trop longtemps et devrez, au final, toujours vous en remettre aux bonnes pratiques présentées ci-dessous qui visent, elles, à accélérer l’application des modifications.

C’est pourquoi, chez AB Tasty, nous ne recommandons pas cette méthode pour la majorité de nos utilisateurs et ne la proposons pas par défaut. Elle reste toutefois facilement implémentable en utilisant un peu de code JavaScript.

Comment limiter l’effet flicker ?

Si vous ne souhaitez pas recourir à la méthode présentée ci-dessus, quelles solutions s’offrent à vous ? Voici les meilleures pratiques à suivre pour réduire cet effet et souvent y mettre fin complètement :

  1. Optimiser le temps de chargement de votre site en utilisant toutes les techniques disponibles : mise en cache des pages, compression, optimisation des images, utilisation d’un CDN, parallélisation des requêtes avec le protocole HTTP 2 …
  2. Placer le tag de la solution d’A/B testing le plus haut possible dans le code source, à l’intérieur de la balise <head> et avant l’appel à des ressources externes gourmandes (ex : web font, librairies JavaScript diverses et variées…).
  3. Utiliser la version synchrone du script AB Tasty, la version asynchrone augmentant les chances de flicker
  4. Ne pas utiliser un gestionnaire de tags pour appeler le tag de votre solution (ex : Google Tag Manager). Certes, c’est moins pratique mais vous pouvez facilement contrôler la priorité de déclenchement de votre tag.
  5. Ne pas insérer la librairie jQuery dans le tag de votre fournisseur si votre site y fait déjà appel. La majorité des solutions d’A/B testing côté navigateur repose sur jQuery. AB Tasty vous permet néanmoins de ne pas charger ce célèbre framework JavaScript si vous l’utilisez déjà par ailleurs. Ce sera autant de Ko à ne pas charger.
  6. Réduire la taille du script chargé par votre solution en supprimant les tests non actifs. Certaines solutions incluent dans leur script l’intégralité de vos tests, qu’ils soient en pause ou en draft. Chez AB Tasty, par défaut, seuls les tests actifs sont inclus, néanmoins, si vous avez de nombreuses personnalisations en cours, il peut être opportun de les passer en production de manière définitive et de les désactiver côté AB Tasty.
  7. Prêter attention à la nature des modifications apportées. Insérer plusieurs centaines de lignes de codes pour construire votre modification causera inévitablement plus d’effet flicker qu’une simple modification de style CSS ou de wording.
  8. Se reposer au maximum sur les feuilles de style. Il est souvent possible d’arriver à un même résultat visuel en utilisant des feuilles de styles. Par exemple, vous pouvez vous contenter d’une instruction JavaScript qui ajoute une classe CSS à un élément, cette dernière se chargeant de modifier son aspect, plutôt que plusieurs lignes de script qui manipulent le style de cet élément.
  9. Optimiser le code de vos modifications. En tâtonnant lors de la mise en place de vos modifications via l’éditeur WYSIWYG, vous pouvez ajouter sans le savoir plusieurs instructions JavaScript qui ne sont pas nécessaires. Analysez rapidement le code généré dans l’onglet “Edit Code” et optimisez-le en ré agençant ou en supprimant les parties inutiles.
  10. S’assurer que la solution utilisée fait appel à un (ou plusieurs) CDN pour charger le plus rapidement possible le script contenant vos modifications, quel que soit l’endroit où se trouve votre internaute.
  11. Pour les utilisateurs avancés : mettre en cache les sélecteurs jQuery en tant qu’objets pour ne pas avoir à retraverser le DOM à plusieurs reprises et/ou coder les modifications en JavaScript plutôt qu’en jQuery, notamment pour cibler les éléments par class ou id.
  12. Utiliser des tests par redirection dans la mesure du possible et si cela reste pertinent après avoir mis en relation la nature de la modification et le temps de mis en œuvre d’un tel test.

Si après avoir mis en place ces optimisations, vous constatez encore un effet flicker, vous pouvez vous résoudre à utiliser la technique consistant à masquer le contenu de la page tant que tous les éléments ne sont pas chargés. Si vous n’êtes pas sûr de comment vous y prendre, adressez-vous à notre support.

Article

5min lecture

Avantages et inconvénients des tests multivariés

Lors d’un test A/B, vous ne devez modifier qu’un seul élément à la fois (ex : le libellé d’un bouton d’action) pour être en mesure d’en déterminer l’impact. Si vous modifiez simultanément le libellé et la couleur de ce bouton (ex : bouton « Acheter » bleu vs bouton « En profiter » rouge) et constatez une amélioration, comment savoir qui du libellé ou de la couleur a réellement contribué à cette performance ? L’apport de l’un est peut-être négligeable ou les 2 ont peut-être contribué à parts égales.

Intérêts des tests multivariés

Un test multivarié vise à répondre à cette question. Avec ce type d’expérimentation, vous testez une hypothèse pour laquelle plusieurs variables sont modifiées et déterminez quelle est la meilleure combinaison parmi toutes celles possibles. Si vous modifiez 2 variables et que chacune comporte 3 déclinaisons, vous avez donc 9 combinaisons à départager (nombre de variantes de la première variable X nombre de déclinaisons de la seconde).

L’intérêt d’un test multivarié est triple :

  • éviter d’avoir à mener de manière séquentielle plusieurs tests A/B et vous faire gagner du temps puisqu’on peut voir un test multivarié comme plusieurs tests A/B menés simultanément sur la même page,
  • déterminer l’apport de chaque variable dans les gains mesurés,
  • mesurer les effets d’interaction entre plusieurs éléments supposés indépendants (ex : titre de la page et visuel d’illustration).

Typologie de tests multivariés

Il existe 2 grandes méthodes pour mener des tests multivariés :

  • « Full Factorial » : il s’agit de la méthode à laquelle on fait généralement référence lorsqu’on parle de tests multivariés. Avec cette méthode, toutes les combinaisons de variables sont designées et testées sur une part équivalente de votre trafic. Si vous testez 2 variantes pour un élément et 3 variantes pour un autre, chacune des 6 combinaisons sera donc affectée à 16,66 % de votre trafic.
  • « Fractional Factorial » : comme son nom le suggère, seule une fraction de toutes les combinaisons est effectivement soumis à votre trafic. Le taux de conversion des combinaisons non testées est déduit de manière statistique en se basant sur celui de celles réellement testées. Cette méthode a l’inconvénient d’être moins précise mais de nécessiter moins de trafic.

Si les tests multivariés semblent être la panacée, il faut avoir conscience de plusieurs limites qui, dans la pratique, en réduisent l’attrait à des cas de figure spécifiques.

Limites des tests multivariés

La 1ère limite concerne le volume de visiteurs à soumettre à votre test pour obtenir des résultats exploitables. En multipliant le nombre de variables et de déclinaisons testées, vous atteignez rapidement un nombre de combinaisons important. Mécaniquement l’échantillon affecté à chaque combinaison sera réduit. Si pour un test A/B classique, vous attribuez 50 % de votre trafic à l’original et à la variation, vous n’allez attribuer que 5, 10 ou 15 % de votre trafic à chaque combinaison lors d’un test multivarié. Dans la pratique, cela se traduit bien souvent par des tests plus longs et une incapacité à atteindre la fiabilité statistique nécessaire à la prise de décision. C’est d’autant plus vrai si vous testez des pages profondes au trafic plus faible, ce qui est souvent le cas si vous testez des tunnels de commandes ou des landing pages de campagnes d’acquisition de trafic.

Le 2ème inconvénient est lié à la façon dont le test multivarié est envisagé. Dans certains cas, il est le résultat d’un aveu de faiblesse : les utilisateurs ne savent pas précisément quoi tester et pensent qu’en testant plusieurs choses à la fois, ils trouveront forcément une piste à exploiter. On retrouve ainsi souvent de petites modifications à l’œuvre durant ces tests. L’A/B testing, à l’inverse, impose une plus grande rigueur et de mieux identifier ses hypothèses de tests, ce qui amène généralement à des tests plus créatifs, appuyés par des données, avec de meilleurs résultats.

Le 3ème inconvénient est lié à la complexité. Mener un test A/B est bien plus simple, surtout dans l’analyse des résultats. Vous n’avez pas besoin de vous imposer une gymnastique complexe de l’esprit pour essayer de comprendre pourquoi tel élément interagit positivement avec tel autre dans un cas et pas dans un autre. Garder un process simple et rapide à exécuter permet d’être plus confiant et de réitérer rapidement ses idées d’optimisation.

Conclusion

Si sur le papier, les tests multivariés sont attirants, on ne peut que constater que mener des tests trop longtemps avec une forte incertitude sur l’obtention d’une fiabilité statistique représente un coût d’opportunité qui limite son intérêt. Pour obtenir des résultats exploitables et sur lesquels rapidement acter, mieux vaut s’en tenir à 90 % des cas à des tests A/B classiques (ou A/B/C/D). C’est d’ailleurs le ratio constaté parmi nos clients, y compris chez ceux ayant une audience de plusieurs centaines de milliers voire millions de visiteurs. Les 10 % restants sont plus réservés aux tests de « fine-tuning » quand vous avez êtes à l’aise avec la pratique du testing, avez obtenu des gains significatifs grâce à vos tests A/B et cherchez à dépasser certains seuils de conversion ou à gagner quelques incréments.

Enfin, il est toujours utile de rappeler que, plus que la typologie de tests (A/B vs multivariés), c’est bien la qualité de vos hypothèses – et par extension celle de votre travail de compréhension des problèmes de conversion – qui sera l’élément différenciateur permettant d’obtenir des up lifts et des résultats probants de votre activité de testing.

Article

10min lecture

Méthodologie d’A/B testing : comment s’y prendre ?

Afin d’effectuer des tests A/B efficaces, il est important de s’appuyer sur un cadre méthodologique rigoureux pour pouvoir obtenir des résultats concrets.

1. Définir les objectifs et les attentes

Un sentiment fréquent parmi les entreprises ayant mis en place un programme de testing est un manque de résultat de leurs tests. Cela s’explique par leur interprétation de la notion de succès.

Trois profils se détachent : « Un test est concluant si et seulement si… » :

  • Il produit une augmentation majeure du taux de conversion.
  • Il a eu un effet positif sur l’engagement des internautes, même si ces derniers ne convertissent pas directement.
  • Il a permis de modifier le design un peu daté de leur site sans impacter négativement les KPIs.

Les attentes vis-à-vis de l’A/B testing ainsi que les objectifs mesurés, dépendent beaucoup de la maturité des entreprises dans le domaine de la conversion. Attention, la macro conversion – situation dans laquelle seul le taux de conversion global est mesuré – est fortement déconseillée ! En réalité, peu de tests produiront des effets significatifs sur le taux de conversion, et il est important de tirer des enseignements de toutes les informations disponibles.

Une modification peut n’avoir aucun impact sur le taux de conversion global, mais impacter positivement les micros conversions, comme l’ajout au panier ou la création d’un compte utilisateur,       qui sont autant d’étapes vers la macro conversion. L’évolution de la valeur moyenne du panier d’achat est également à prendre en compte pour apprécier les résultats du test. Le succès est fait d’une succession de gains, parfois modestes.

2. Mettre en place une équipe projet ou un référent testing

La réussite d’un programme de testing ne repose pas uniquement sur l’outil d’A/B testing utilisé, mais sur l’expérience des personnes chargées de l’optimisation des conversions.

Attention, le nombre d’intervenants est parfois important lorsqu’on aborde le sujet sensible de la conversion. Dans beaucoup de structures, la personne voulant effectuer une modification doit d’abord obtenir l’aval du management, puis mobiliser des ressources graphiques et techniques pour mettre en place le test, et finalement recourir à un web analyste pour évaluer les résultats.

C’est pourquoi il est conseillé de mettre en place une équipe projet, composée de compétences diverses et capable d’analyser les données, d’identifier les problèmes de conversion et de se mettre dans la peau des utilisateurs finaux pour suggérer des solutions adaptées. Il est également utile d’avoir dans son équipe, un chef de projet ainsi qu’un sponsor. Le chef de projet coordonnera les équipes et sera le garant de la roadmap de tests, pendant que le sponsor appuiera auprès de la direction les initiatives d’optimisation et sera responsable du retour sur investissement des activités de testing.

Si par contre, la structure de l’entreprise ne justifie pas de telles ressources, avoir un référent qui centralise l’exécution des tests et l’analyse des résultats reste conseillé.

3. Formuler des hypothèses fortes de test

Un programme d’A/B testing doit nécessairement être alimenté par d’autres sources d’informations, afin d’identifier les problèmes de conversion et de comprendre au mieux le comportement des internautes. Cette phase d’analyse est critique et doit aboutir à la formulation d’hypothèses fortes à tester.

Une hypothèse correctement formulée est le premier pas vers le succès d’un programme d’A/B testing et doit respecter les règles suivantes :

  • elle doit être liée à un problème clairement identifié et dont les causes sont pressenties,
  • elle doit mentionner une solution possible au dit problème,
  • elle doit indiquer le résultat attendu, lequel est directement lié au KPI à mesurer.

Par exemple, si le problème identifié est un taux d’abandon élevé sur un formulaire d’inscription, lequel est supposé être trop long, une hypothèse valide pourrait être : « Raccourcir le formulaire en supprimant les champs facultatifs, tels que le téléphone et l’adresse postale, augmentera le nombre de contacts collectés ».

4. Prioriser les tests à mener

L’analyse des sources d’information met souvent en évidence plusieurs problèmes de conversion et permet de formuler différentes hypothèses de tests. Il faut maintenant prioriser celles-ci pour établir une roadmap et rythmera la mise en place des tests. Plusieurs éléments doivent être pris en compte pour prioriser ces hypothèses :

  • Le gain potentiel du test. Les pages à fort trafic présentant de gros problèmes de conversion (ex. : un taux de sortie élevé) sont des bons points de départ. Comment les trouver ? Analysez vos données web analytics !
  • La facilité d’implémentation du test. La complexité des solutions envisagées peut influencer la priorisation des tests en fonction des ressources disponibles.

Une fois la priorisation faite, les contours de la roadmap doivent être dessinés. Dans un souci de formalisation, n’hésitez pas à la mettre noir sur blanc en incluant le maximum d’informations (nom du test, type et l’URL de la page testée, date de lancement, hypothèse à confirmer, KPIs à mesurer ainsi que même l’impact potentiel l’effort d’implémentation (note de 1 à 3 par exemple).

Cette roadmap permettra de mobiliser, d’aligner et de coordonner les efforts des parties prenantes du projet pour atteindre les objectifs définis.

5. Mettre en place les tests

Les outils tels qu’AB Tasty permettent à chacun de lancer un test sans nécessiter de connaissances techniques. L’utilisateur peut alors modifier lui-même les pages de son site via un éditeur de type WYSIWYG (What You See Is What You Get). Après une rapide formation, ces outils sont rapides à prendre en main et permettent à l’utilisateur d’être rapidement autonome.

2 mises en place possibles : Concernant le mode de fonctionnement, deux tendances se dessinent : l’intégration totale des tests par l’entreprise ou la prise en charge d’un prestataire externe. L’avantage de ce dernier est la dimension de conseil en optimisation des conversions, ainsi que la création et mise en place du design des variations. Cependant, il est plus simple et flexible de former directement son équipe interne, afin d’être toujours libre de ses changements. Certains outils, comme AB Tasty, proposent un système de certification qui atteste de leur connaissance de l’outil et de leur expertise.

Encore une fois, le choix de l’outil de testing ainsi que votre internalisation ou non de l’activité, dépendra de la maturité de l’entreprise sur les sujets liés à la conversion et de ses ressources budgétaires et humaines. Chaque cas de figure sera donc différent et nous ne pouvons que recommander d’opter pour une solution adaptée à ses besoins et contraintes. Rien ne sert de disposer d’un outil complexe, si l’utilisateur souhaite être autonome, mais est, au final, dépendant d’un prestataire pour l’utiliser. À l’inverse, un outil trop simple à utiliser pourra s’avérer limité lorsque les besoins évolueront.

6. Analyser les résultats des tests

La phase d’analyse des tests est la plus délicate. La solution d’A/B testing doit au minimum proposer une interface de reporting indiquant :

  • les conversions enregistrées par variation
  • le taux de conversion
  • le % d’amélioration par rapport à l’originale
  • l’indice de fiabilité statistique enregistrée pour chaque variation

Les outils plus avancés permettent d’affiner les données brutes en segmentant les résultats par dimension (ex. : source de trafic, origine géographique des visiteurs, typologie de clients, etc.). Il est ainsi possible de mettre en évidence des sous-populations d’internautes pour lesquelles l’une des variations surperforme statistiquement, quand bien même le test paraitrait non concluant au niveau global (tous internautes confondus). Cette information a une valeur stratégique, car elle est va permettre d’orienter vos futures actions (ex.: personnalisation des contenus selon une segmentation client spécifique).

Attention : La segmentation des résultats ne doit pas pour autant faire oublier les principes de fiabilité statistique. Si un test s’avère fiable sur l’ensemble des internautes, ce ne sera pas forcément le cas sur un échantillon restreint. Il faut alors vérifier la fiabilité du test sur l’échantillon concerné !

Nos conseils : Intégrez vos tests au sein de votre outil de web analytics pour bénéficier de métriques complémentaires et pour pouvoir analyser l’impact du test sur d’autres dimensions. Afin de prendre en compte tous les comportements des internautes (par jour de la semaine, voire même par heure de la journée) nous vous recommandons également de laisser votre test actif au moins une semaine, deux dans l’idéal.

7. Documenter les tests menés

Il est primordial de correctement documenter et archiver les tests menés. Si plusieurs personnes sont en charge de l’optimisation des conversions, cela permettra de partager efficacement les informations. Il en est de même si un nouvel intervenant doit se plonger dans des tests menés plusieurs mois auparavant. Documenter un test consiste à garder une trace écrite, à l’issue de chaque test, d’informations telles que :

  • le nom du test,
  • la période du test,
  • l’hypothèse testée et les données qui ont permis d’identifier celle-ci,
  • une description des variations mises en place, captures d’écran à l’appui,
  • les résultats du test,
  • les enseignements du test,
  • le gain monétaire potentiel sur une année suite à la mise en place de la variation la plus performante.

Ce travail de documentation peut aussi permettre à l’équipe en charge du programme de testing d’identifier de nouvelles hypothèses à tester et d’évaluer le ROI de son activité.

8. Implémenter les versions gagnantes et valider les gains constatés

Dès lors que l’une des variations surperforme l’originale avec certitude, il est temps de mettre en production la variation gagnante. Selon l’organisation de l’entreprise, le délai entre chaque release du site (phase de mise en production) peut être important. Pour ne pas passer à côté du moindre gain, surtout si celui-ci est important, la plupart des outils d’A/B testing proposent d’afficher la variation gagnante à 100 % des internautes, le temps que les changements passent en production.

Une fois l’optimisation définitivement mise en place, il convient toutefois de contrôler que les niveaux de gains constatés durant le test se confirment sur le long terme. Continuer à suivre les KPIs peut s’avérer judicieux, car de nombreux facteurs exogènes peuvent expliquer que, durant le test, l’optimisation mise en place ait généré de meilleurs résultats (Ex : proximité d’une période de fêtes, origine du trafic, mise en place d’une campagne d’acquisition en parallèle, etc.).

9. Diffuser les résultats des tests

Il est important de partager au plus grand nombre les enseignements tirés des tests. Le management en premier lieu, doit avoir une synthèse des résultats en soulignant l’impact des tests sur les KPIs définis préalablement. Les enseignements plus larges pouvant impacter d’autres aspects de l’activité doivent également être mis en évidence. Le partage de l’information doit se faire à tous les niveaux de l’organisation pour qu’une culture du testing se mette progressivement en place.

10. Tester en permanence

L’A/B testing est un processus d’optimisation continue. À l’issue de chaque test, des enseignements sont tirés et viennent alimenter de nouvelles hypothèses de tests pour étoffer la roadmap. C’est, par ailleurs, dans la durée que les efforts porteront leurs fruits : les premiers tests ne produiront certainement pas les résultats escomptés, car la construction d’une expertise prend du temps.

Article

6min lecture

A/B testing : tag synchrone ou asynchrone ?

Deux versions de tags sont aujourd’hui disponibles chez AB Tasty : une version synchrone et une autre asynchrone. Ce billet de blog vise à décrypter ce qui se cache derrière ces 2 notions et leurs implications pour bien comprendre lequel choisir.

La performance web au coeur des débats

Ce n’est plus un secret pour personne, les performances techniques de votre site ont un impact majeur sur vos taux de transformation et vous devez vous assurer que les pages de votre site se chargent le plus rapidement possible pour offrir une expérience fluide à vos utilisateurs qui sont de plus en plus impatients et s’attendent à un niveau de performance élevé. Quelques centaines de millisecondes peuvent avoir un impact de plusieurs centaines de milliers d’euros, voire plus, à l’image d’Amazon qui a chiffré que toutes les 100 ms gagnées correspondaient à 1 % de CA additionnel.

En parallèle, vos besoins de tracking sont de plus en plus importants, car vous faites appel à de multiples solutions, notamment concernant l’acquisition de trafic, lesquelles nécessitent que vous ajoutiez leur tag JavaScript à vos pages pour mesurer les performances de vos campagnes. Chaque nouveau tag vient donc augmenter un petit plus le poids de vos pages. On comprend alors aisément pourquoi certains éditeurs sont fébriles dès qu’une nouvelle solution doit être installée. Leur principale crainte tient naturellement au fait qu’ils ne maitrisent pas l’infrastructure derrière ces solutions et n’ont pas de garantie qu’elle soit toujours disponible (notion d’uptime). Le risque est alors que le tag, faisant un appel aux serveurs de la solution et n’ayant pas de réponse, bloque le chargement de la page du client. Il existe heureusement une parade à ce problème qui consiste à utiliser des tags asynchrones, en lieu et place des traditionnels tags synchrones.

Les modes synchrone et asynchrone

Schématiquement, en mode synchrone, les scripts sont chargés les uns à la suite des autres de façon séquentielle : un script ne peut être chargé que si le précédent a fini d’être chargé. Si, dans la liste de tous les scripts appelés, l’un d’eux ne se charge pas, il bloque alors le chargement de tous les autres, pouvant aller jusqu’à bloquer le rendu de la page. Pour limiter ce risque, on a longtemps suggéré de placer l’ensemble des scripts en bas de page pour éviter ce scénario catastrophe : tous les éléments importants pour le rendu de la page ayant déjà été chargé, le mal est moindre si un script pose problème. Dans la pratique cela n’est pas toujours possible ou recommandé, notamment pour des raisons de fiabilité du tracking. À l’inverse, en mode asynchrone, les appels aux différents scripts se font en parallèle et votre navigateur n’empêche pas l’exécution d’un script si un autre échoue. Cela veut également dire qu’il n’est pas possible de contrôler précisément l’ordre d’exécution des scripts.

Compte tenu de leurs avantages, les tags asynchrones sont vite devenus la panacée dans le milieu des solutions technologiques pour rassurer leurs clients sur cet enjeu de performance, et sont aujourd’hui la solution recommandée pour la plupart des outils (ex. : tracking des campagnes d’acquisition, mesure d’audience, collecte de données, etc.).

Quelle version utiliser pour le testing ?

Dès lors qu’une nouvelle solution veut montrer patte blanche chez un éditeur, la disponibilité d’une version asynchrone de son tag est donc un prérequis et nombreux sont ceux qui le réclament pour les solutions de testing. Si ces dernières peuvent sans difficulté se plier à cette demande en fournissant une version asynchrone de leur tag (ce qui est le cas chez AB Tasty), c’est malheureusement oublier les spécificités de leur fonctionnement. Celles-ci ne se contentent pas de collecter des données, elles appliquent également des modifications visuelles sur les pages.

Concrètement, le tag de la solution de testing appelle un fichier JavaScript qui va s’auto-exécuter dès qu’il est reçu par le navigateur de l’internaute. Ce fichier contient le code qui va modifier les éléments de la page et manipule le DOM (Document Object Model) qui schématiquement contient tous les éléments constituant votre page. L’application de ces modifications fait face à un enjeu d’immédiateté important pour respecter l’expérience utilisateur. En effet, si les modifications sont appliquées avec un délai de quelques centaines de millisecondes, l’utilisateur final peut noter un effet de scintillement et voir très temporairement la version initiale puis la version modifiée. Ce n’est, d’une part, pas acceptable pour son expérience de navigation et d’autre part pour la fiabilité de votre expérimentation puisqu’il peut se rendre compte qu’il participe à un test (on parle d’effet Hawthorne). C’est pour cette raison que le mode synchrone reste à privilégier pour les solutions de testing. NB : si le mode synchrone s’impose pour l’application des modifications, la collecte des données, elle, s’accommode très bien du mode asynchrone.

tag-synchrone-asynchroneExigez des garanties au niveau des performances !

Les spécificités et les conditions du bon emploi des solutions de testing étant rappelées, les inquiétudes techniques évoquées au début de cet article refont surface. C’est à votre prestataire de dissiper vos doutes en vous apportant des garanties sur la performance de son infrastructure technique. Chez AB Tasty, nous avons mis en place plusieurs optimisations pour limiter le temps de chargement de notre script.

  1. Nous utilisons un fichier statique mis en cache suite à son premier appel (ce qui évite d’avoir à effectuer de nouvelles requêtes au cours de la même session).
  2. Nous limitons également le poids de ce fichier en y intégrant que le code nécessaire aux tests actifs, contrairement d’autres solutions.
  3. Nous diffusons également ce fichier plus rapidement (moins de 100 millisecondes pour le premier appel) en le distribuant sur de multiples serveurs géographiquement proches de l’internaute. C’est le principe du Content Delivery Network (CDN).
  4. Nous travaillons avec plusieurs d’entre eux et faisons également appel un prestataire de CDN balancing qui permet d’acheminer les requêtes vers les CDN les plus rapides à un instant T.
  5. D’autres optimisations plus complexes sont également mises en œuvre.

Si, malgré toutes ces précautions, vous doutez encore de l’infrastructure de vos potentiels prestataires, nous ne pouvons que vous conseiller de comparer leurs performances.

  • Prêtez attention à leurs références clients. Travaillent-ils avec des sites à forte volumétrie et à fort enjeu de performance, comme des sites e-commerce majeurs ?
  • Effectuez des benchmarks et des mesures techniques.
  • Demandez des engagements de services sur ces points (Service Level Agreement).