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Élection tops campagnes clients AB Tasty : et si c’était vous ?

Vous souhaitez mettre en avant les rĂ©sultats de votre travail tout au long de cette annĂ©e ? Vous ĂŞtes au bon endroit : nous vous proposons de clĂ´turer l’Experience Talks Winter Edition 2024 par une remise de prix des tops campagnes de l’annĂ©e.

DĂ©couvrez vite comment postuler pour recevoir le trophĂ©e « Meilleure campagne de l’annĂ©e » !

Voici les catégories :
? 1/ Campagne la + performante
Vous avez fait dĂ©coller votre taux de clic, taux d’inscription, complĂ©tion de formulaire ou nombre de pages vues grâce Ă  une campagne ?

? 2/ Campagne la + ROIste
Votre campagne a augmenté considérablement vos revenus ?

? 3/ Résultat le + inattendu
Vous étiez persuadé que la variation allait surperformer et ce fut un flop ? ou au contraire vous ne pensiez pas que la variation allait fonctionner ?

? 4/ Campagne la + innovante
Vous avez mis en place une campagne originale et innovante ? avec l’aide de widgets AB Tasty (ou non) ?

? 5/ Client le + engagé avec AB Tasty
Ă€ dĂ©couvrir lors de l’Ă©vènement ! Un petit peu de suspens…

Il vous suffit d’envoyer Ă  sixtine@abtasty.com les informations suivantes en adaptant selon votre campagne :
Exemple :
Catégorie : 1 (Vous pouvez postuler pour plusieurs catégories)
Nom de la campagne : « Accès checkout »
Hypothèse : « Donner de la visibilité sur la disponibilité des produits selon les modes de livraison et ainsi augmenter le taux de passage vers le checkout »
Résultat : « +8% de taux de conversion » (AOV,CTR,PM, etc.)
Envoyer les visuels des variations

Le jury AB Tasty sĂ©lectionnera les meilleures campagnes et les prĂ©sentera le 3 dĂ©cembre prochain Ă  17h30 lors de l’Experience Talks. Il y aura 3 gagnants par catĂ©gorie !

L’Experience Talks est l’événement de référence dédié à l’experience client et est limité à 200 décisionnaires du digital, dans la limite de deux personnes par entreprise. Chaque profil sera validé selon ces critères.

Vous n’êtes pas encore inscrits ? Demandez votre place ici .

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Le futur de la personnalisation digitale : EmotionsAI d’AB Tasty

Chez AB Tasty, nous comprenons Ă  quel point il est important de pouvoir personnaliser votre contenu en fonction de votre audience. Nous savons Ă©galement que jusqu’Ă  80 % des consommateurs sont plus susceptibles de finaliser un achat en ligne avec des marques qui proposent des expĂ©riences client personnalisĂ©es.

Nous avons travaillé sans relâche pour permettre aux entreprises de personnaliser dynamiquement le contenu de leur site web, leurs recommandations produits et leurs offres promotionnelles, le tout en fonction des préférences, du comportement et des données démographiques de chaque utilisateur.

Cependant, nous constatons que les stratégies de personnalisation restent difficiles à mettre en place et donnent souvent le sentiment aux utilisateurs de ne pas être compris par les marques. Avec pour objectif de proposer une expérience fluide et optimisée pour chaque visiteur, la démarche de personnalisation doit se baser sur les besoins émotionnels de chacun afin de créer l’engagement. Or, ces besoins sont particulièrement difficiles à identifier.

Le rôle des émotions

Les marques doivent comprendre pourquoi le visiteur prend la décision d’aller plus loin dans le parcours d’achat afin de répondre au mieux à ses attentes. Or, il est prouvé que la majorité de ces décisions sont émotionnelles plutôt que rationnelles. Richard Zaltman, professeur à la Harvard Business School, indique même que 95% de celles-ci sont non conscientisées, basées sur l’intuition et l’émotion plutôt qu’issues d’une approche consciente et rationnelle.

Ainsi, les Ă©motions ont un impact majeur sur l’ensemble du parcours d’achat. Or chaque visiteur est unique et donc stimulĂ© par diffĂ©rentes expĂ©riences. Certains adorent les parcours oĂą toutes les informations et options sont proposĂ©es, alors que d’autres vont prĂ©fĂ©rer des parcours minimalistes, avec des photos plutĂ´t que des mots. Chaque visiteur a ses propres besoins Ă©motionnels, qu’il faut rĂ©ussir Ă  identifier, comprendre et finalement combler pour pouvoir concevoir et proposer une expĂ©rience qui convertit.

Alors, comment identifier les besoins émotionnels de chaque visiteur et mettre en place des expériences digitales optimales pour chacun ? Comment prendre des décisions data-driven pour répondre aux besoins émotionnels de vos visiteurs ?

Finalement, comment optimiser l’expĂ©rience digitale de façon pertinente en fonction des dĂ©sirs distincts de chaque personne ?

La prochaine Ă©tape de la personnalisation digitale : EmotionsAI d’AB Tasty

Des centaines de modèles comportementaux révèlent la personnalité de vos acheteurs et alimentent notre algorithme EmotionsAI.

Chez AB Tasty, nous aimons repousser les limites des expĂ©riences digitales et c’est pourquoi nous sommes ravis de vous prĂ©senter notre nouvelle acquisition : EmotionsAI. Avec cet outil, vous pouvez expĂ©rimenter des messages uniques et personnalisĂ©s pour chaque type de visiteur, plonger dans les donnĂ©es pour comprendre leurs besoins, mener des tests pour identifier les messages efficaces ou encore construire des parcours personnalisĂ©s ciblant des besoins Ă©motionnels spĂ©cifiques.

Connue précédemment sous le nom de Dotaki, cette technologie est basée sur un mélange unique de science comportementale et d’analyse de données. Elle repose sur des années de modélisation comportementale, de cartographie du parcours client et d’Intelligence Artificielle, combinées à l’analyse des interactions en temps réel des internautes sur votre site web.

Les marques utilisent déjà EmotionsAI et AB Tasty pour :

  • Comprendre les besoins Ă©motionnels de leur audience afin de renforcer leur roadmap d’optimisation de l’expĂ©rience avec des messages, des designs et des CTA efficaces qui captivent leurs visiteurs.
  • Obtenir davantage de variations gagnantes en approfondissant ce qui fonctionne et pour quel besoin Ă©motionnel grâce Ă  l’analyse des donnĂ©es.
  • Personnaliser leurs campagnes avec un ciblage en fonction des besoins Ă©motionnels dans l’outil AB Tasty Audience Builder.

Segmentation client par besoin émotionnel

EmotionsAI peut vous aider Ă  comprendre quel type de visiteur se trouve sur votre site. Par exemple, si un visiteur est dĂ©tectĂ© comme ayant des besoins de compĂ©tition, il rĂ©agira fortement Ă  des preuves sociales ou Ă  la mention de stocks limitĂ©s sur les produits. Si un visiteur est considĂ©rĂ© comme ayant des besoins de sĂ©curitĂ©, il recherchera un système de paiement clair et sĂ©curisĂ©, avec des rĂ©assurances tout au long du processus. Les visiteurs pragmatiques, quant Ă  eux, recherchent « l’immĂ©diateté » et souhaitent emprunter le chemin le plus rapide pour effectuer leur achat, avec le moins d’obstacles possible.

Résultats

Une fois que vous êtes capable de segmenter les visiteurs grâce à EmotionsAI, vous pouvez identifier instantanément quand une variation répond aux besoins émotionnels d’une partie de l’audience. 

L’impact sur le taux de succès des tests est impressionnant : avec EmotionsAI, 60% des variations de test montrent un impact business positif, par rapport à 10% sans EmotionsAI. Deplus, les campagnes de personnalisation utilisant EmotionsAI ont connu des augmentations de revenus allant de 5% à 10%. Cela ouvre la voie avec une facilité déconcertante à la mise en place de stratégies de personnalisation de l’expérience client ciblant les visiteurs sur le critère le plus pertinent possible : l’émotionnel.

Gardez une longueur d’avance avec la prochaine Ă©tape de l’optimisation de l’expĂ©rience en maĂ®trisant la personnalisation Ă©motionnelle grâce Ă  EmotionsAI. 

EmotionsAI est un outil AB Tasty de segmentation alimentĂ© par l’IA, permettant une meilleure personnalisation et des taux de conversion plus Ă©levĂ©s.

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Comprendre le comportement des utilisateurs grâce aux données

Dans le cadre de notre sĂ©rie sur les donnĂ©es au service de l’expĂ©rience client, nous avons discutĂ© avec des partenaires d’AB Tasty de la manière dont les marques peuvent utiliser les donnĂ©es pour mieux profiler leurs clients, comprendre leurs besoins et Ă©tablir des liens Ă©motionnels prĂ©cieux avec eux. Nous nous sommes aussi intĂ©ressĂ©s Ă  la mesure de l’impact digital global d’une marque et Ă  la manière de construire une vision centrĂ©e sur le client et data-driven.

Vous pouvez consulter l’introduction de notre série ici. Pour ce 8ème épisode, nous nous sommes entretenus avec Helen Wilmot, UX Director chez Dentsu International. Dentsu est l’une des plus grandes entreprises internationales du digital et du marketing. Dentsu International fournit des solutions intégrées et des services aux clients dans un éventail de disciplines variées. Helen dirige la stratégie et la recherche UX pour Dentsu.

Pourquoi les clients se tournent vers Dentsu

Dentsu est une entreprise internationale intĂ©grĂ©e. Les gens sont souvent Ă  la recherche des diffĂ©rents canaux sur lesquels ils travaillent, ainsi que la collaboration de plusieurs disciplines sous une mĂŞme entitĂ© pour servir un client. Plus encore, Dentsu est une sociĂ©tĂ© multinationale dotĂ©e d’un rĂ©seau d’expertise international, axĂ© sur la manière de fournir de la valeur aux clients, de sorte qu’ils se rendent compte qu’ils sont liĂ©s Ă  quelque chose de plus grand. L’Ă©quipe chargĂ©e de l’optimisation et de l’UX est Ă©troitement intĂ©grĂ©e Ă  d’autres dĂ©partements, tels que la stratĂ©gie brand et digitale, le SEO et la partie business. Tous ces aspects sont pris en compte lorsqu’ils examinent l’optimisation.

Cela signifie que la croissance est l’un des principaux facteurs en jeu : « Nous sommes fermement dĂ©terminĂ©s Ă  ĂŞtre customer-centric et Ă  apporter de la valeur aux utilisateurs », dĂ©clare Helen. « Nous vivons Ă©galement dans le monde rĂ©el et nous voulons lier cette valeur Ă  une croissance rĂ©elle. Nous savons qu’ĂŞtre customer-centric stimule la croissance, de nombreuses Ă©tudes le montrent. Mais il est important que nous puissions le dĂ©montrer nous-mĂŞmes dans nos propres comportements. »

Comprendre le comportement des utilisateurs

Helen souligne qu’il n’existe pas de mĂ©thode magique pour comprendre le comportement des utilisateurs et que, par consĂ©quent, cela dĂ©pend souvent de ce qui est appropriĂ© pour la problĂ©matique ou le problème business en question. Dentsu combinent de nombreuses techniques lorsqu’ils cherchent Ă  comprendre le comportement des clients, souvent en utilisant Ă  la fois des donnĂ©es qualitatives et quantitatives. Dans de nombreux cas, ils rĂ©coltent un large Ă©ventail de donnĂ©es pour ĂŞtre prĂ©cis : les enquĂŞtes, les tests utilisateurs, l’IA, l’eye tracking et l’analyse des donnĂ©es jouent tous un rĂ´le.

Les techniques employĂ©es dĂ©pendent du client et du business modèle. Cependant, elles sont toujours data-centric. Les chercheurs effectuent des tests utilisateurs, Ă  la fois Ă  distance via des Ă©tudes mais aussi de manière encadrĂ©e en personne. Le fait que les utilisateurs essaient quelque chose dans leur propre environnement, en utilisant leurs propres appareils, aide Ă©galement Dentsu Ă  Ă©valuer un comportement plus naturel. Ils utilisent parfois des techniques ethnographiques, empruntĂ©es Ă  l’anthropologie, car les chercheurs sont intĂ©grĂ©s dans les expĂ©riences rĂ©elles des utilisateurs. En examinant l’interaction avec un sujet ou une tâche en temps rĂ©el, cette recherche est plus productive et expĂ©rimentale, mais peut aider Ă  dĂ©couvrir des problèmes plus importants. Les nouvelles technologies issues des sciences du comportement et des neurosciences permettent d’Ă©tudier les Ă©motions, les tests de rĂ©ponse implicite et le comportement oculaire.

Ce que les clients disent vouloir et comment ils se comportent réellement

Plus prĂ©cisĂ©ment, lorsque l’Ă©quipe d’Helen mène des enquĂŞtes, elle examine le comportement des utilisateurs ainsi que ce qu’ils disent.

« Le test utilisateur devrait consister Ă  observer », partage Helen. « Si l’utilisateur dit qu’il a trouvĂ© la tâche facile, mais qu’il est clair que ce n’est pas le cas, c’est un signe pour utiliser notre esprit critique afin d’Ă©valuer ce retour. »

Dentsu creuse donc toujours plus profondĂ©ment pour Ă©tayer ces dĂ©clarations avec des donnĂ©es. Ils ont une approche rigoureuse de leurs recherches, y compris par l’utilisation d’une technique d’Ă©chelonnement utilisĂ©e pour aller Ă  la cause profonde des pensĂ©es et des ressentis des gens. « Tout cela se fait avec comme base la façon dont nous savons que l’esprit des gens fonctionne. Nous savons que les gens sont incapables de se souvenir exactement de ce qu’ils ont ressenti et de prĂ©dire leur propre comportement. Cela ne veut pas dire que les expĂ©riences n’ont pas d’importance, mais en tant que chercheurs, notre travail consiste Ă©galement Ă  travailler dans le cadre de la rĂ©alitĂ© du fonctionnement de la psychologie humaine », explique Helen.

L’importance des tests et de l’expĂ©rimentation

Une autre façon pour Dentsu de valider le feedback des utilisateurs est de s’appuyer sur les AB tests. Dans le passĂ©, des utilisateurs ont signalĂ© certains Ă©lĂ©ments qui les motivaient, mais les AB tests n’ont pas confirmĂ© cette information. Pour Dentsu, tester une hypothèse est une partie cruciale de leur processus d’optimisation et il est impensable qu’ils avancent avec de nouvelles idĂ©es sans les tester au prĂ©alable.

« Je pense que c’est un peu un acte d’orgueil si vous avancez sans tester les hypothèses au prĂ©alable », souligne Helen. « Le risque monte en flèche, et vous ne pouvez pas rĂ©duire le risque d’une proposition sans la tester. MĂŞme si une proposition est un succès et est conforme Ă  l’objectif, il y a toujours des changements itĂ©ratifs que vous pouvez faire. C’est la beautĂ© de l’esprit de test et d’expĂ©rimentation. On n’a jamais fini, et nous ne pensons jamais que ce que nous faisons est parfait ».

Les tests permettent Ă  Dentsu d’avancer rapidement. Certains tests ne fonctionnent pas toujours, mais Helen souligne que ceci apporte Ă©galement une mine d’informations pour d’autres idĂ©es. Le fait de savoir que quelque chose ne fonctionne pas pour vos utilisateurs vous guide quant au contenu de votre prochain test. Et lorsque vous travaillez avec de futurs clients, cela peut vous orienter dans la bonne direction quant aux techniques actuellement efficaces pour la diffusion de messages et la persuasion psychologique.

Les KPI et les mesures du comportement des utilisateurs

Pour l’UX, l’un des principaux KPI est le NPS (Net Performance Score), tout comme pour Realise. Dans les tests utilisateurs, Dentsu examine le nombre d’erreurs qu’ils commettent. S’ils testent une certaine structure ou une arborescence, ils examinent le taux de rĂ©ussite et le caractère direct du comportement utilisateur. Le NPS complète tous ces Ă©lĂ©ments car il est associĂ© Ă  de nombreuses Ă©tudes sur la croissance. Il faut Ă©galement adopter une vue d’ensemble lorsqu’il s’agit de mesurer le comportement des utilisateurs : quels sont les domaines de l’entreprise qui sont affectĂ©s par les frictions sur le site web ? Il peut s’agir du support client, du paiement ou de la livraison, mais ils sont tous essentiels Ă  l’expĂ©rience utilisateur.

Un bon parcours utilisateur

Un bon parcours utilisateur sera toujours source de revenus. Les deux sont intrinsèquement liĂ©s pour Dentsu. Si vous parvenez Ă  crĂ©er un bon parcours utilisateur, les gens s’engagent davantage dans la marque, s’engagent davantage dans ce que vous offrez et sont plus susceptibles de faire ce que vous voulez. Mais Helen veut aller plus loin. La convivialitĂ© et les revenus sont des aspects essentiels, mais ce n’est qu’un dĂ©but.

Helen explique : « Je pense que la facilitĂ© d’utilisation est l’objectif absolu que nous devons viser, et nous devons vraiment nous concentrer sur la satisfaction des clients tout en crĂ©ant des expĂ©riences Ă©motionnellement fortes. Il existe des donnĂ©es solides sur le lien entre l’Ă©motion, la mĂ©moire et la perception de la marque. En crĂ©ant ces expĂ©riences riches et Ă©motionnellement fortes, nous pouvons augmenter la valeur vie client.”

Il semble que dans le climat actuel, les gens mettent l’accent sur le rĂ©sultat net et la conversion. Mais comme le dit Helen, les premiers penseurs de l’UX, tels que Donald Norman, s’intĂ©ressaient Ă  la satisfaction pour fournir un aperçu de l’optimisation. La marque et l’expĂ©rience utilisateur sont inĂ©vitablement liĂ©es et les utilisateurs qui ont un lien Ă©motionnel avec une marque vous donneront de plus en plus de chances d’ĂŞtre prĂ©sents dans leur vie.

« Il est important de considĂ©rer l’enchantement comme une sorte d’Ă©toile polaire. Si vous rendez vos utilisateurs heureux, vous rendrez les actionnaires heureux Ă©galement. »

Vous pouvez en savoir plus sur notre conduite centrée sur le client en consultant notre précédent article sur la façon de devenir une entreprise guidée par les données.

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Comment devenir une entreprise guidée par les données

Retrouvez l‘introduction de notre sĂ©rie sur les donnĂ©es customer-centric ici ou consultez l’Ă©pisode prĂ©cĂ©dent, Comment rĂ©soudre les problèmes rĂ©els des utilisateurs avec une stratĂ©gie CRO. 

Dans ce nouvel épisode de notre série sur l’approche orientée données du marketing customer-centric, nous nous sommes entretenus avec Stephen Welch, Managing Director, et Ian Bobbit, Chief Analytics Officer chez Realise, afin de comprendre comment devenir une entreprise guidée par les données. Realise, qui fait partie du groupe Unlimited, aide les marques à prendre des décisions data-driven pour maximiser leur croissance.

Nous avons discuté de la manière dont les entreprises peuvent mieux se structurer pour devenir data-driven, des équipes, de l’organisation, de la tech stack et des KPIs à surveiller, ainsi que de personnalisation et de valeur vie clients.

Quels sont les principaux défis auxquels sont confrontées les entreprises qui veulent devenir data-centric ?

La première chose que Ian et Stephen ont voulu souligner est que la plupart des entreprises disposent dĂ©jĂ  d’une grande quantitĂ© de donnĂ©es, mais que celles-ci sont parfois cloisonnĂ©es par les Ă©quipes. Le premier dĂ©fi est de pouvoir consolider ces informations et de comprendre leur potentiel.

Un autre dĂ©fi consiste Ă  obtenir l‘adhĂ©sion des principales parties prenantes. Il faut qu’il y ait dans l’Ă©quipe un dirigeant qui souhaite tirer des enseignements des donnĂ©es. La prĂ©sence d’une personne qualifiĂ©e, capable de gĂ©rer plusieurs Ă©quipes, aidera les entreprises Ă  identifier les donnĂ©es qui dĂ©crivent leurs clients et leur comportement au jour le jour.

Donc, si nous savons que les donnĂ©es sont dĂ©jĂ  lĂ , l’autre dĂ©fi est de s’assurer qu’elles sont utilisĂ©es pour tirer les bonnes conclusions. Souvent, les entreprises peuvent avoir une stratĂ©gie qui n’est pas fondĂ©e sur des preuves. Devenir data-centric, c’est ĂŞtre capable de reconnaĂ®tre les KPIs impactants et les donnĂ©es sur le comportement de vos clients.

« Nous essayons de comprendre qui sont vos clients et comment ils interagissent avec votre entreprise. C’est pourquoi nous nous concentrons sur les points de contact avec eux, un Ă©lĂ©ment qui nous intĂ©resse vraiment », explique Stephen.

Transformer une entreprise pour qu’elle devienne guidĂ©e par les donnĂ©es

Il n’est pas facile de transformer une entreprise pour qu’elle soit vĂ©ritablement guidĂ©e par les donnĂ©es. Les principales parties prenantes doivent ĂŞtre impliquĂ©es et les Ă©quipes doivent ĂŞtre capables de se parler. Ian et Stephen ont tous deux identifiĂ© les objectifs contradictoires des Ă©quipes comme l’une des raisons pour lesquelles les entreprises ne sont pas aussi efficaces qu’elles pourraient l’ĂŞtre.

« Ce que nous essayons vraiment de faire en devenant data-centric, c’est de fournir des informations plus riches et plus larges, comme le contexte autour du client qui montre ses besoins et ses comportements », explique Stephen. « Nous cherchons Ă©galement Ă  savoir comment engager l’entreprise au-delĂ  d’un seul canal spĂ©cifique. »

L’Ă©tape initiale commence souvent par l’étude d’un pĂ©rimètre riche en donnĂ©es, utilisĂ© pour prouver l’efficacitĂ© du changement dans un domaine spĂ©cifique et obtenir l’adhĂ©sion des parties prenantes de l’entreprise, au sens large. Ensuite, il s’agit de poser aux dirigeants de l’entreprise des questions telles que : que veulent-ils atteindre ? OĂą veulent-ils arriver ? OĂą en sont-ils actuellement ? Tous ces Ă©lĂ©ments permettent d’identifier les donnĂ©es que l’entreprise concernĂ©e devrait examiner pour construire sa courbe de maturitĂ© des donnĂ©es.

La quĂŞte de la personnalisation

Nous savons, grâce Ă  nos clients chez AB Tasty, que la personnalisation est l’une des caractĂ©ristiques les plus recherchĂ©es en matière de CX. Et ce sont les donnĂ©es qui permettent d’y parvenir. Selon Realise, l’une des raisons pour lesquelles il est si difficile de rĂ©ussir, c’est que l’idĂ©e de « personnalisation » a une signification diffĂ©rente selon les personnes. Ian souligne qu’une fois que vous commencez Ă  personnaliser, vous devez disposer des ressources nĂ©cessaires pour crĂ©er du contenu pour chaque segment diffĂ©rent, ce qui, Ă  son tour, peut entraĂ®ner des flux de travail et des messages très Ă©laborĂ©s.

« Cela demande énormément de données, de réflexion et de planification, car une fois que vous avez commencé à automatiser les chaînes personnalisées, cela devient assez vite compliqué », explique Stephen.

Ian et Stephen se rĂ©jouissent tous les deux de l’apparition sur le marchĂ© de nouvelles technologies permettant cela, mais ils invitent Ă  la prudence quant Ă  l’amĂ©lioration rĂ©elle des rĂ©sultats des entreprises, de l’efficacitĂ© et de la satisfaction globale des clients.

La Valeur Vie Client

Ce qu’ils apprĂ©cient en tant que mĂ©trique est la CLV (« Valeur Vie Client »), complĂ©mentaire Ă  l’examen de vos donnĂ©es d’une manière holistique. Ă€ l’approche de pĂ©riodes plus difficiles pour les entreprises, il est très important de pouvoir se concentrer sur la valorisation de sa marque. Ian et Stephen sont enthousiastes Ă  l’égard des marques qui se concentrent moins sur la valeur transactionnelle de leur marketing.

Stephen a parlĂ© d’une marque qui a analysĂ© les indicateurs de ses mailings sur une annĂ©e pour calculer l’augmentation incrĂ©mentale, plutĂ´t que de regarder la valeur transactionnelle de chacun : « Quoi que vous regardiez, si vous ne tenez pas compte de l’affinitĂ© et de l’engagement Ă  plus long terme pour la valorisation future, vous manquez un truc ».

Les programmes de fidĂ©lisation des clients font Ă©galement partie de la CLV et Realise travaille dur pour aider les entreprises Ă  les amĂ©liorer. Il s’agit notamment de comprendre qui sont vos clients et qu’est-ce qu’ils attendent de votre marque, ainsi que d’identifier les indicateurs cibles que vous espĂ©rez atteindre grâce aux programmes de fidĂ©lisation. La mesure de la fidĂ©lisation peut ĂŞtre une tâche difficile et le coĂ»t de gestion de tels programmes est souvent Ă©levĂ©. Les entreprises doivent crĂ©er une analyse de rentabilitĂ©, avec des attentes et des indicateurs de rĂ©ussite clairs.

Les KPIs d’une entreprise guidĂ©e par les donnĂ©es

Il n’existe pas deux entreprises identiques, mais nous avons demandĂ© Ă  Stephen et Ian de nous donner une idĂ©e des KPIs qu’ils recherchent pour obtenir cette vision globale dont ils ont parlĂ©. Il est important de voir Ă  quels rapports les Ă©quipes accèdent et quels indicateurs elles utilisent au quotidien. Pour savoir avec certitude que les entreprises envisagent une croissance future, il est essentiel de mesurer l’acquisition, le churn et le NPS.

L’engagement est Ă©galement une mesure cruciale pour analyser la valeur vie clients (CLV). Stephen ajoute que les entreprises devraient Ă©galement examiner leurs dĂ©penses. Parfois, elles regardent le bĂ©nĂ©fice d’une action particulière, mais ne font pas de comparaison pour voir si elles auraient pu obtenir davantage.

Chaque entreprise peut ĂŞtre diffĂ©rente, mais vous pouvez aborder la CLV avec un objectif diffĂ©rent Ă  chaque fois – votre entreprise (combien de bĂ©nĂ©fices elle rĂ©alise), votre client (comment il se comporte) et votre personnel (dispose-t-il des bons outils pour l’aider Ă  prendre des dĂ©cisions). 

 


 

Vous voulez en savoir plus sur les données ? Rendez-vous ici pour le huitième volet de notre série sur les données customer-centric ! 

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Comment offrir une expérience client digitale exceptionnelle ?

La centricitĂ© client est peut-ĂŞtre l’un des mots Ă  la mode dans le monde des affaires aujourd’hui, mais l’exigence d’un bon service n’est pas nouvelle. Alors pourquoi cette exigence revĂŞt-elle soudain une telle importance aujourd’hui ?

Dans notre sociĂ©tĂ© multicanal en Ă©volution rapide et axĂ©e sur la technologie, le produit lui-mĂŞme n’est plus la seule raison pour laquelle un client interagit avec votre marque. L’ensemble du processus d’achat est crucial, car il conditionne la rĂ©pĂ©tition des achats et la fidĂ©lisation du client, la CLV (Customer Lifetime Value) et l’engagement envers votre marque. Comme nous l’avons vu en prĂ©sentant l’Ă©conomie de l’expĂ©rience, l’expĂ©rience compte – et si vous pouvez crĂ©er cette valeur supplĂ©mentaire, au-delĂ  de la simple acquisition de votre produit, vous pouvez prendre une longueur d’avance.

Le multicanal signifie Ă  la fois des points de contact numĂ©riques et physiques : des sites e-commerce aux cĂ´tĂ©s de magasins physiques, des outils de service pilotĂ©s par l’IA aux cĂ´tĂ©s de centres d’appels clients. La maĂ®trise de tous ces Ă©lĂ©ments est essentielle, mais lĂ  oĂą les expĂ©riences en personne peuvent ĂŞtre gĂ©rĂ©es de manière individuelle et contrĂ´lĂ©e par l’humain, les expĂ©riences numĂ©riques reposent sur la technologie en back-end et sur la cartographie du parcours utilisateur que votre Ă©quipe a Ă©tablie lors de la crĂ©ation de votre site web et de votre application mobile.

Étant donnĂ© l’autonomie avec laquelle les clients abordent les interactions digitales avec votre marque, s’assurer que vos canaux en ligne fonctionnent sans friction, que le processus de transaction et de paiement est clair et sans bugs, que les temps de chargement des pages sont imperceptibles et que les informations clĂ©s, comme les politiques d’expĂ©dition et de retour, sont facilement accessibles, constituent l’expĂ©rience minimale que les clients attendent dĂ©sormais. L’Ă©tape suivante consiste Ă  l’intensifier et Ă  ajouter le facteur « exceptionnel ».

Customers now expect “wow” experiences when shopping both online and in-person
Les clients s’attendent dĂ©sormais Ă  vivre des expĂ©riences exceptionnelles lors de leurs achats en ligne et en personne. (Source)

 

Un excellent moyen d’Ă©pater vos clients est de personnaliser leur expĂ©rience, en tirant parti de la puissance des donnĂ©es pour crĂ©er une interaction exclusive et pertinente pour eux Ă  chaque fois qu’ils visitent votre site. Pensez Ă  des recommandations de produits et des offres de rĂ©duction personnalisĂ©es ou Ă  un contenu ciblĂ© sur les dĂ©sirs uniques de chaque visiteur. Si vous rĂ©ussissez Ă  personnaliser votre site, vous ferez un grand pas vers la fidĂ©lisation et le renouvellement de votre clientèle : selon un rapport d’Accenture, 91 % des consommateurs sont plus enclins Ă  acheter auprès d’entreprises qui se souviennent d’eux et leur proposent des offres pertinentes. Vous n’ĂŞtes pas convaincu ? En revanche, 74 % des clients sont frustrĂ©s lorsque le contenu n’a rien Ă  voir avec eux. Est-ce un risque que vous ĂŞtes prĂŞt Ă  courir lorsqu’il s’agit de la perception de votre marque ? En rĂ©sumĂ©, apportez l « exceptionnel » ou vos clients iront ailleurs.

Dans cet article, nous aborderons les points suivants :

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Comment passer de l’expĂ©rience fonctionnelle Ă  l’expĂ©rience client ultime ?

Dans des articles prĂ©cĂ©dents, nous avons explorĂ© la notion d’optimisation de l’expĂ©rience, et c’est votre point de dĂ©part en matière d’expĂ©rience client. Nous faisons ici rĂ©fĂ©rence Ă  des transactions fluides et sans friction sur des sites Web fonctionnels avec des CTA clairs qui favorisent la conversion. Il s’agit du strict minimum requis dans le secteur du e-commerce aujourd’hui, et il s’appuie sur une boucle de feedback continue fondĂ©e sur les tests A/B et l’exploitation des donnĂ©es clients pour garantir que votre plateforme soit toujours optimisĂ©e.

Le strict minimum peut assurer la viabilitĂ© de votre entreprise, mais si vous voulez passer au niveau supĂ©rieur, l’innovation de d’expĂ©rience est l’Ă©tape suivante vers une expĂ©rience client qui rendra vos consommateurs enthousiastes. La concurrence dans l’espace d’achat en ligne est intense et les leaders assurent leur avantage en investissant dans l’innovation et en allant au-delĂ  des Ă©lĂ©ments transactionnels de base de l’acquisition de produits.

Experience innovation is key for wowing your customers
L’innovation de l’expĂ©rience est essentielle pour sĂ©duire vos clients (Source)

 

Associez l’optimisation et l’innovation et qu’obtenez-vous ? L’expĂ©rience « exceptionnelle » qui vous donne une longueur d’avance sur vos concurrents et qui incite les clients Ă  revenir. Le processus « amĂ©liorer, adapter, anticiper » est caractĂ©ristique de cette dynamique :

  1. Améliorer : Commencez par apporter des améliorations UX de base à votre site Web pour augmenter vos conversions.
  2. Adapter : Apprenez et harmonisez vos process afin que l’Ă©quipe puisse se concentrer sur l’efficacitĂ© et sur ce qui apporte de la valeur.
  3. Anticiper : Surpassez les attentes de vos clients en crĂ©ant une agilitĂ© dans vos approches d’optimisation, d’expĂ©rimentation et d’innovation qui permettent la crĂ©ativitĂ© et des rĂ©sultats fulgurants.

 

ĂŠtre significatif et mĂ©morable semble ĂŞtre une stratĂ©gie Ă©vidente, n’est-ce pas ? Personnalisez, optimisez et innovez, et vous serez les leaders de votre secteur d’activitĂ©, tout en augmentant les conversions et les revenus.

 

Trois clĂ©s pour amĂ©liorer l’expĂ©rience client

1. Des insights basés sur de la donnée

ConnaĂ®tre et comprendre vos clients est essentiel pour reconnaĂ®tre – et Ă©ventuellement anticiper – leurs besoins. La meilleure approche pour dĂ©velopper cette comprĂ©hension est de disposer d’une base de donnĂ©es solide qui vous permettra de collecter et d’analyser des donnĂ©es sur les comportements et les tendances des clients. Les clients font confiance aux marques qui protègent leurs donnĂ©es personnelles. En Ă©tant transparent sur la collecte et l’utilisation des donnĂ©es, et en mettant en place une approche solide pour rassembler et traiter ces donnĂ©es, vous vous assurerez de conserver ce facteur de confiance si important tout en construisant une infrastructure viable qui servira votre roadmap d’optimisation et d’expĂ©rimentation. Ă€ partir de lĂ , vous pouvez comprendre l’intention des clients : ce qu’ils recherchent, leurs besoins et leurs souhaits, et comment vous pouvez adapter votre offre pour rĂ©pondre Ă  ces attentes et les dĂ©passer. Lorsque vous saurez ce que veulent vos clients avant qu’ils ne le rĂ©alisent eux-mĂŞmes, vous serez en mesure de leur offrir une expĂ©rience de niveau supĂ©rieur.

 2. Créer une expérience personnalisée

Votre base de donnĂ©es sera Ă©galement le moteur de vos efforts de personnalisation et vous aidera Ă  aller bien au-delĂ  de ce fameux “bonjour prĂ©nom” dans un email. Étant donnĂ© que 48 % des consommateurs dĂ©pensent davantage lorsque leur expĂ©rience est personnalisĂ©e, il s’agit d’une autre stratĂ©gie infaillible pour amĂ©liorer votre CX et gĂ©nĂ©rer des bĂ©nĂ©fices pour votre entreprise. Le retailer de produits de beautĂ© Fragrance Direct, basĂ© au Royaume-Uni, a utilisĂ© la personnalisation Ă  bon escient pendant la pĂ©riode des fĂŞtes, en concevant un outil « Fragrance Finder » qui fournissait des suggestions de produits sur mesure en rĂ©ponse Ă  une sĂ©rie de questions sur les besoins de l’utilisateur. En ciblant ensuite les visiteurs du site avec un CTA « Vous cherchez un cadeau ? » la marque a tirĂ© parti des pĂ©riodes d’achat les plus frĂ©quentĂ©es pour rĂ©pondre aux besoins de ses clients et optimiser leur expĂ©rience. Cette approche personnalisĂ©e a permis d’augmenter de 10 % le taux de conversion des utilisateurs pendant les pĂ©riodes de forte affluence, tout en offrant une expĂ©rience exceptionnelle aux clients de Fragrance Direct.

3. Offrir des interactions optimales grâce à une couverture omnicanale

La stratĂ©gie omnicanale comprend les points de contact de la marque qui englobent Ă  la fois les interactions en personne, en magasin et en ligne, le mobile et le social, ainsi que les Ă©changes alimentĂ©s par les donnĂ©es, les outils et l’IA. Selon la Harvard Business Review (HBR), cette stratĂ©gie repose sur l’idĂ©e que les expĂ©riences d’achat sur plusieurs points de contact – Ă  la fois dans les magasins physiques et en ligne – non seulement diffĂ©rencient les retailers de leurs pairs, mais leur donnent un avantage sur les entreprises Ă  canal unique. En permettant Ă  vos clients d’engager avec vous quand et comme ils le souhaitent, vous obtenez de meilleurs rĂ©sultats. En alimentant ces expĂ©riences avec des outils tels que les chatbots, le self-service et les centres d’assistance avec des interactions humaines, vous pouvez inciter vos clients Ă  revenir encore et encore.

Fuel customer loyalty by optimizing shopping experiences across multiple touchpoints
FidĂ©liser les clients en optimisant les expĂ©riences d’achat sur plusieurs points de contact. (Source)

 

Prenons l’exemple de OUI.sncf, dont l’Ă©quipe a utilisĂ© l’assistant d’exploration alimentĂ© par l’IA pour aider Ă  la planification de l’itinĂ©raire des voyageurs et fournir des suggestions personnalisĂ©es pour ceux qui ont un score d’intĂ©rĂŞt Ă©levĂ©. L’outil a non seulement fourni une assistance aux utilisateurs du site lorsque les guichets Ă©taient fermĂ©s, mais il a Ă©galement entraĂ®nĂ© une augmentation de 61 % des taux de conversion sur le Web et de 33 % sur desktop pour les acheteurs en ligne.

 

Innover et optimiser votre stratégie omnicanale

Pour ĂŞtre tout Ă  fait franc : les clients ne se soucient pas des petits dĂ©tails de votre processus et de votre plateforme digitale tant que ces dĂ©tails n’ont pas un impact sur leur expĂ©rience. C’est l’expĂ©rience qui les impressionne et les incite Ă  revenir encore et encore. L’Ă©laboration d’une stratĂ©gie omnicanale autour des interactions avec la marque doit donc ĂŞtre au cĹ“ur de vos prĂ©occupations. Selon une Ă©tude de HBR, les clients omnicanaux reprĂ©sentent une plus grande valeur pour les entreprises : ils dĂ©pensent 4 % de plus en magasin et 10 % de plus en ligne que les acheteurs monocanaux. Du site web aux engagements mobiles et sociaux, en passant par vos centres d’assistance Ă  la clientèle et les connexions personnelles en magasin, la cohĂ©rence et les moments de « wow  » continus seront ce qui vous distinguera des autres dans votre secteur.

La cohĂ©rence repose Ă©galement sur l’optimisation constante de vos interfaces numĂ©riques – site web, application mobile, points de contact sociaux – en adoptant une approche de test continu basĂ©e sur votre roadmap d’expĂ©rimentation. Cette approche permet de s’assurer que rien n’est laissĂ© de cĂ´tĂ© du point de vue de la conversion et que les clients sont constamment impressionnĂ©s par le temps qu’ils passent Ă  s’engager avec votre marque. Qu’obtenez-vous lorsque vous combinez l’optimisation et l’innovation de l’expĂ©rience ? La maĂ®trise de l’expĂ©rience numĂ©rique.

Vous voulez en savoir plus sur la façon d’offrir des expĂ©riences de marque percutantes qui Ă©pateront vos clients ? Consultez le modèle d’expĂ©rimentation digitale d’AB Tasty, une roadmap pour l’optimisation et l’innovation qui fera passer l’expĂ©rience client de votre marque au niveau supĂ©rieur.

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1,000 Experiments Club : entretien avec Lukas Vermeer de Vista

Pour lancer une dynamique d’expérimentation au sein d’une entreprise, Lukas Vermeer recommande de démarrer par de petits objectifs simples.

Lukas Vermeer a pris ce conseil très au sérieux lorsqu’il a plongé tête baissée dans le monde de l’IA et du machine learning aux premiers stades de leur développement, alors que la demande du secteur était encore faible. Par des missions de conseil auprès de diverses entreprises, Lukas a découvert son environnement de travail idéal : une scale-up , dans laquelle il pouvait mettre à profit son expertise en matière de données et de machine learning.

C’est là qu’intervient Booking.com. Lukas a rejoint l’agence néerlandaise de voyages en ligne en pleine phase d’expansion et a par la suite dirigé l’équipe expérimentation pendant 8 ans, faisant passer l’équipe de 3 à 30 personnes.

Une fois l’équipe expérimentation de Booking.com arrivée à maturité, Lukas s’est lancé dans une nouvelle aventure en 2021 pour rejoindre Vista en tant que directeur de l’expérimentation. Il construit et façonne la culture de l’expérimentation et exploite le potentiel des données pour renforcer l’impact de Vista en tant que leader dans le secteur des solutions design et marketing pour les petites entreprises.

Lukas a échangé avec Marylin Montoya, VP Marketing chez AB Tasty, à propos du processus et de la culture de l’expérimentation : depuis les méthodes jusqu’aux rôles des équipes impliquées dans l’expérimentation. Voici quelques éléments essentiels à retenir de leur conversation.

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Expérimentez de manière stratégique

Il est primordial de connaître le but de votre expérimentation. Lukas conseille de concentrer ses efforts sur les tests de fonctionnalités majeures capables de générer un réel changement ou d’avoir un impact sur les résultats de l’entreprise, plutôt que sur le design de l’UI.

Demandez- vous : “Quelles grandes questions motivent actuellement votre business case ? Quelles sont les principales hypothèses sur lesquelles repose votre planification stratégique ?”, dit-il. Plutôt que d’augmenter la quantité d’expérimentations, il vaut mieux se concentrer sur des expérimentations plus importantes mais correctement exécutées.

Pour mettre en place une culture de l’expérimentation au sein d’une organisation, Lukas suggère d’utiliser la méthode de la flywheel. La première expérimentation doit attirer l’attention en divisant l’opinion des employés quant à savoir si elle fonctionnera. Cela démontre qu’il peut être difficile de prédire le succès des expérimentations soulignant ainsi “la valeur non-quantifiable de l’expérimentation”. Nous devons reconnaître que tout comme il est essentiel de ne pas livrer un mauvais produit (qui pourrait faire baisser les revenus), il est tout aussi crucial d’avoir une idée stratégique des investissements à réaliser à l’avenir.

Structurez votre organisation pour réussir vos expérimentations

La structure de votre entreprise et de vos équipes va jouer sur la fluidité de mise en œuvre de vos expérimentations. Le conseil de Lukas ? L’équipe développement de produits doit s’approprier complètement les expérimentations.

L’équipe expérimentation doit quant à elle faciliter les expérimentations en fournissant les outils, la formation et l’assistance technique à l’équipe développement de produits, qui pourra ensuite mener les expérimentations en toute autonomie.

En formant les product managers au processus d’expérimentation (en leur montrant par exemple les différents tests et outils à leur disposition, leurs points forts et leurs points faibles, les hypothèses à formuler et le bon moment pour les utiliser), ils peuvent tester leurs idées en toute autonomie et prendre une décision en s’appuyant sur un portfolio de méthodes expérimentales.

Toutefois, l’expérimentation revêt également un aspect social qu’il ne faut pas négliger. Au vu de la nature subjective de l’interprétation et de l’analyse de données, Lukas souligne l’importance d’un échange sur les résultats et d’un retour sur le processus d’expérimentation afin de l’optimiser.

“Tout l’intĂ©rĂŞt d’une expĂ©rimentation (…) consiste Ă  motiver une dĂ©cision, et cette dĂ©cision doit ĂŞtre appuyĂ©e par les preuves dont on dispose”, dĂ©clare Lukas. Tout comme les scientifiques soumettent leurs articles Ă  des pairs avant publication, les expĂ©rimentations basĂ©es sur une mĂ©thode scientifique doivent suivre les mĂŞmes lignes directrices en documentant dans le reporting l’hypothèse, la mĂ©thode, les rĂ©sultats et les conclusions (une opinion partagĂ©e par Jonny Longden, invitĂ© du podcast 1,000 Experiments Club).

Le pire ennemi de la culture de l’expérimentation : leadership ou roadmaps ?

Dans le domaine du développement de produit, Lukas indique que lorsque l’on parle de “roadmaps”, il ne s’agit pas tout à fait de cela. Il s’agit plutôt d’une liste linéaire d’étapes qui sont censées permettre d’atteindre un objectif. Le problème, c’est qu’il n’y a pas souvent d’itinéraires bis ou d’alternatives si l’on s’écarte du plan initial.

Il n’est pas évident de changer de cap après une première expérimentation ratée, explique Lukas. Cela s’explique par le concept “d’escalade de l’engagement”, c’est à dire que plus vous investissez de temps et d’énergie dans quelque chose, et plus il est difficile de changer de cap.

Alors, est-il temps d’abandonner totalement les roadmaps ? Selon Lukas, elles devraient simplement servir à reconnaître l’existence d’une incertitude inhérente. Le développement de produit est rempli d’inconnues, et elles n’apparaissent que lorsque les produits sont conçus et montrés aux clients. C’est pour cela que le modèle construire-mesurer-apprendre fonctionne : parce que l’on avance de quelques pas avant de vérifier si l’on prend la bonne direction.

Lukas souligne que l’objectif ne devrait pas être de “livrer un produit finalisé dans deux mois” mais plutôt, d’intégrer l’incertitude aux livrables et d’énoncer l’objectif en conséquence. Par exemple, vérifier si les clients réagissent de la manière souhaitée.

Que pouvez-vous apprendre d’autre de notre conversation avec Lukas Vermeer ?

  • Quand expĂ©rimenter et comment bâtir une culture de l’expĂ©rimentation
  • L’importance de l’autonomie des Ă©quipes expĂ©rimentation
  • Les trois niveaux de l’expĂ©rimentation : mĂ©thode, conception, exĂ©cution
  • Comment accĂ©lĂ©rer le processus d’expĂ©rimentation
A propos de Lukas Vermeer

Lukas Vermeer est un expert de l’implémentation et de la mise à l’échelle de l’expérimentation, doté également d’une expérience dans le domaine de l’IA et du machine learning. Actuellement, Lukas est directeur de l’expérimentation chez Vista. Avant cela, il a passé plus de huit ans chez Booking.com où il a exercé les postes de data scientist et de responsable produit, avant d’être nommé directeur de l’expérimentation. Il continue de proposer son expertise en tant que consultant pour des entreprises qui commencent à intégrer l’expérimentation. Son tout dernier article coécrit “It Takes a Flywheel to Fly: Kickstarting and Keeping the A/B Testing Momentum,” aide les entreprises à débuter et à accélérer le processus d’expérimentation grâce à la flywheel “l’investissement suit la valeur,  qui suit l’investissement”.

A propos de 1,000 Experiments Club

Le 1,000 Experiments Club est un podcast produit par AB Tasty et animé par Marylin Montoya, VP Marketing chez AB Tasty. Rejoignez Marylin et l’équipe marketing alors qu’ils s’entretiennent avec les experts les plus compétents du monde de l’expérimentation pour découvrir leurs points de vue sur ce qu’il faut faire pour créer et exécuter des programmes d’expérimentation réussis.

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Les avantages du storytelling dans le marketing digital

Repensez au début de votre journée : vous souvenez-vous de la bannière affichée sur le site d’actualités que vous avez consulté en allant au travail ? Ou bien, de la marque de la publicité que vous avez visualisée en attendant le chargement de votre vidéo ? Il y a de fortes chances pour que vous ayez du mal à retrouver l’annonceur…

Si même nous, en tant que professionnels du marketing, prêtons à peine attention à ces messages, comment pouvons-nous espérer que monsieur tout-le-monde le fasse ? C’est là que le storytelling appliqué au marketing digital fait son entrée !

Le marketing ne concerne plus ce que vous concevez, mais les histoires que vous racontez.
– Seth Godin

Le marketing digital a laissé derrière lui l’époque où l’objectif consistait à bombarder sans merci les utilisateurs avec le même message, encore et encore, jusqu’à ce qu’un jingle reste ancré dans leur cerveau. Les professionnels du marketing cherchent plutôt à offrir des expériences uniques aux consommateurs, à convaincre les utilisateurs d’aller vers eux, avides de découvrir leurs dernières créations.

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Les fondamentaux du storytelling

Le storytelling active le siège des émotions dans notre cerveau ; en tant qu’acheteurs, ces émotions jouent sur notre perception de la marque. Répétez après moi : les consommateurs ne doivent pas être réduits à des nombres sur un tableur ! Renouez avec vos racines de storyteller et branchez-vous à leurs émotions. Créez une campagne si éblouissante que les spectateurs se précipiteront vers leurs amis et s’exclameront « Dis, tu as vu cette nouvelle publicité ? Elle est incroyable ! »

Dites au monde qui vous êtes, ce que vous représentez et pourquoi vous existez. Même si votre histoire sera sûrement liée à votre produit, le plus important est d’attirer l’attention des clients. Votre objectif doit être de les amener à vous rechercher délibérément, plutôt que de les « forcer » à lire, écouter ou voir votre message.

Lorsque les ventes d’Old Spice ont chuté, ils ont réagi en créant une série de publicités hilarantes, destinées non pas aux hommes… mais aux femmes ! Comment est-ce possible puisqu’ils vendent des produits masculins ? Après plusieurs enquêtes, la marque a découvert que ce sont généralement elles qui achetaient le shampoing de leur partenaire. Les publicités ont eu un impact spectaculaire sur leur public cible… à tel point qu’une foule de memes et autres parodies ont commencé à apparaitre. Même Oprah Winfrey s’y est mise !

 

Source

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Pourquoi racontons-nous des histoires ?

Chaque personne, du cadre le plus aguerri au stagiaire le plus inexpérimenté, peut raconter une histoire. Mais d’où vient cette passion pour la narration ?

Des centaines de raisons nous poussent à raconter des histoires : pour divertir, vendre, éduquer… Les histoires sont notre manière de partager des informations. Pour gagner du temps, nous allons nous concentrer sur les trois raisons suivantes :

  1. Nouer des liens avec votre audience : les consommateurs perçoivent souvent les marques telles des entités intouchables qui règnent sur les « gens ordinaires » (à savoir, tout consommateur sans un compte en banque bien douillet en Suisse). En conséquence, les entreprises renvoient souvent une image lointaine, à laquelle on ne peut pas s’identifier… réduisant à néant les efforts des équipes marketing pour renvoyer une image authentique ! Les histoires puisent dans les émotions des gens, les encouragent à interagir avec la marque et à créer un lien émotionnel. Séduisez les acheteurs en créant un récit autour de votre marque !
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  2. Simplifier des messages complexes : comment pouvez-vous capter l’attention d’un utilisateur en quelques secondes ? Compte tenu du rythme effréné de l’environnement dans lequel il évolue, la fenêtre d’opportunité pour exprimer votre idée est extrêmement réduite ! Les histoires fournissent une manière d’esquiver cet obstacle, en ancrant ce concept à la réalité.
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  3. Rassembler les gens : dans le monde entier, à travers toutes les cultures, les gens comprennent les concepts de héros, de quête et de victoire. Les histoires constituent un langage universel qui génère un sentiment d’appartenance à une communauté entre toutes sortes de gens. Prenez l’exemple de Gillette : en ciblant de jeunes pères sur le point d’ajouter un nouveau-né à leur foyer, la marque a créé un mouvement qui a dynamisé leurs ventes en consolidant une communauté consciente de l’implication de la marque.

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Qu’est ce qu’une bonne histoire ?

Le bon, le mauvais, le pire… ces mots sont tous liés à l’opinion du lecteur. Néanmoins, une poignée d’éléments essentiels permettent de rendre l’expérience de storytelling exceptionnelle. 

Les meilleures histoires se distinguent par leur dimension…

  • …universelle : tous les lecteurs peuvent s’identifier aux personnages et se mettre Ă  leur place Ă  mesure qu’ils Ă©voluent dans leurs quĂŞtes.
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  • …durable : elles sont forcĂ©ment transmise d’une personne Ă  une autre et d’une gĂ©nĂ©ration Ă  la suivante, que ce soit en raison de l’humour, de l’impertinence ou de l’émotion pure de l’histoire.
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  • …palpitante : le lecteur doit ĂŞtre en haleine ! Que va-t-il se passer après ?
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  • …structurĂ©e : elles parviennent Ă  transmettre un message central clairement dĂ©fini, aidant les lecteurs Ă  s’en imprĂ©gner.

N’hésitez pas à consultez le cours HubSpot Academy, Power of Storytelling, qui vous fera découvrir les trois éléments pour construire une bonne histoire !

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Le processus du storytelling

Le storytelling est un art. Comme tous les artistes, les storytellers doivent avoir du talent, de la créativité et s’entraîner beaucoup (vraiment beaucoup). Découvrez à présent le grand processus du storytelling :

  • DĂ©finir votre message clĂ© : avant de laisser libre court Ă  votre imagination en termes d’idĂ©es de formats, durĂ©e et design, vous devez dĂ©finir le message principal de votre histoire. Tout comme une maison est construite sur des fondations, une idĂ©e claire doit soutenir votre rĂ©cit. EntraĂ®nez-vous Ă  rĂ©sumer votre concept en 7 Ă  10 mots : si vous ne pouvez pas, le message n’est pas encore assez clair.
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  • ConnaĂ®tre votre public : Commencez par Ă©tudier vos donnĂ©es. Qui va vouloir Ă©couter votre histoire ? Quel sera leur rĂ©action Ă  votre message ? Etudiez votre marchĂ© cible, dĂ©finissez vos personas et prĂ©sentez chaque histoire au segment d’audience adaptĂ©.
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  • Choisir quelle histoire vous allez raconter : tissez votre histoire en gardant Ă  l’esprit la rĂ©action que vous souhaitez susciter chez vos utilisateurs. Quel est votre objectif ?
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  • Nourrir un sentiment de communautĂ© : racontez un rĂ©cit qui encouragera les lecteurs Ă  partager votre histoire en exploitant des situations et des personnages auxquels on peut facilement s’identifier.
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  • Transmettre les valeurs de votre marque : cet Ă©lĂ©ment est particulièrement pertinent lorsque vous dĂ©fendez des valeurs que certains utilisateurs ne partagent ou ne comprennent pas forcĂ©ment : utilisez des personnages et des scĂ©narios familiers pour dĂ©montrer plus simplement comment l’histoire s’applique Ă  leur propre expĂ©rience.
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  • Pousser Ă  l’action : racontez comment vos personnages ont rĂ©ussi Ă  effectuer une tâche, et comment vos lecteurs peuvent faire de mĂŞme.

.......................... How to tell a story

  • Choisir le support le plus efficace : le rĂ©cit d’un storyteller peut prendre de nombreuses formes : certaines histoires sont lues, d’autres sont Ă©coutĂ©es et d’autres sont vues. Le support de votre choix dĂ©pendra sĂ»rement de l’histoire en elle-mĂŞme, ainsi que des ressources disponibles (Ă  savoir, le temps et l’argent). Voici les plus populaires :

Les histoires écrites sont racontées par le biais de blogs, d’articles… Comme ces histoires ne nécessitent rien d’autre qu’un logiciel de traitement de texte (Google Docs est une option gratuite populaire), cette méthode est la plus économique.

Les histoires visuelles peuvent reposer sur une grande variété de médias, dont les  vidéos, les jeux et même les histoires interactives.

Les histoires orales (comme les podcasts, les émissions de radio et même les live) sont évidemment racontées en direct. Puisqu’elles sont partagées en personne, elles se définissent par leur caractère brut. Cela nécessite davantage de pratique et de maîtrise de la part du storyteller afin de transmettre les bons messages et de susciter une réaction émotionnelle chez les spectateurs.

Allez plus loin et déterminez quels sont leurs réseaux sociaux préférés, où (et quand) ils partagent généralement du contenu, et à quoi ils s’intéressent. Par ailleurs, tenez compte des appareils possédés par votre audience et de leur utilisation : cela boostera vos efforts d’optimisation.

  • DĂ©finissez votre CTA : rĂ©flĂ©chissez Ă  l’action que vous souhaitez obtenir de votre audience lorsqu’elle reçoit votre message. Doit-elle s’inscrire Ă  une newsletter, acheter un produit, faire un don Ă  une Ĺ“uvre caritative ?
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  • Partagez votre histoire : Pensez bien Ă  promouvoir votre histoire ! Rappelez-vous que la crĂ©ation du rĂ©cit n’est qu’une partie de l’équation. Partager votre histoire Ă  vos amis autour d’un repas est un premier pas, mais votre histoire ne mĂ©rite-elle pas mieux ? N’oubliez pas que plus vous couvrez de terrain (c’est-Ă -dire, plus vous partagez votre histoire sur diffĂ©rentes plateformes), plus vous susciterez d’engagement !

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Quelques astuces pour un storytelling de marque impactant

Combien de fois avez-vous été attiré par le titre d’un article, captivé par l’introduction… avant de décrocher car vous êtes tombé sur un exemple barbant et robotique d’autopromotion à peine déguisée. Pas de panique, c’est arrivé aux meilleurs d’entre nous. 

Connaître son audience peut sembler le but ultime de nombreux professionnels du marketing : ils mettent la touche finale à leur campagne, persuadés que leur présence sur les sites les plus fréquentés par leurs groupes cibles suffira à ce que les consommateurs coulent des jours heureux avec leur marque.

Mais il reste un ingrédient secret à ajouter à cette recette : découvrir comment rendre vos efforts de storytelling attrayants pour le client. S’ils n’en tirent rien, quel est l’intérêt ?

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Découvrez le voyage du héros

Les équipes marketing doivent clairement identifier les trois éléments essentiels de leur message avant d’élaborer leur récit : l’introduction, l’arc narratif et la résolution. Allez plus loin et adoptez la technique classique du storytelling, qui a résisté à l’épreuve du temps : le Voyage du héros.  Développée en 1949 par Joseph Campbell, elle a immédiatement été adoptée dans le monde entier. Cette technique définit comment le personnage principal est soumis à une série spécifique d’événements qui lui permettent de manifester le potentiel héroïque qui sommeille en lui et de changer le monde à tout jamais.

Stages of the Hero's Journey
Source: USC Viterbi

Tout cela est bien beau, mais comment pouvez-vous l’exploiter dans le cadre du storytelling de marque ? Pour résumer, votre client cible (notre héros téméraire) se lance dans une quête qui le confrontera à des épreuves et au final, reviendra triomphant avec sa récompense justement méritée (votre produit ou service).

Suite à un élan de scepticisme face aux messages commerciaux, les consommateurs préfèrent découvrir les produits par eux-mêmes plutôt que d’être bombardés de publicités. C’est pourquoi les professionnels du marketing laissent les clients remplir le rôle du héros, créant ainsi un lien affectif entre la marque et ses utilisateurs et leur donnant envie de revenir encore et toujours vers eux. Tentez d’inviter des célébrités à raconter votre histoire, et faites-en un succès !

Concentrez vos efforts marketing sur le client : votre client est le preux chevalier blanc, vous êtes son sage mentor et votre produit est la récompense qui l’attend au terme de sa quête audacieuse ! 

Le Voyage du héros est composé de 12 étapes et divisé équitablement en deux parties : la première est le « monde ordinaire » où notre héros vit sa vie de client paisible, tandis que la seconde est « l’inconnu », le tout nouveau monde qui s’ouvre à lui en s’aventurant dans sa quête. Chaque prospect que vous rencontrez passera par l’une de ces étapes. En tant que professionnel du marketing, votre objectif consiste à identifier à quelle étape ils se trouvent et à définir une stratégie pour faire du client le héros de l’histoire. Prouvez-leur que votre produit est la récompense ultime !

« Un hĂ©ros s’aventure Ă  quitter le monde du quotidien pour un territoire aux prodiges surnaturels : il y rencontre des forces fabuleuses et y remporte une victoire dĂ©cisive. Le hĂ©ros revient de cette mystĂ©rieuse aventure avec la facultĂ© de confĂ©rer des pouvoirs Ă  ses proches. »
– Joseph Campbell, The Hero With a Thousand Faces

Résumons les points essentiels du Voyage du héros appliqué au marketing digital :

  • Votre hĂ©ros se lance Ă  l’aventure : votre visiteur n’a peut-ĂŞtre pas de royaume Ă  sauver, mais il doit vraiment trouver la bonne paire de chaussures de marche pour son prochain trek avec son beau-frère, mĂŞme s’il n’est pas très sportif et qu’il avait plutĂ´t prĂ©vu de se prĂ©lasser au soleil toute la journĂ©e… et pourquoi donc faut-il que ce trek dure une semaine entière ?!  Autant dire que le royaume peut attendre.
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  • Votre hĂ©ros rencontrera des embĂ»ches lors de sa quĂŞte : quels obstacles se dressent entre votre client et ce qu’il dĂ©sire (Ă  savoir, votre produit) ? Etudiez attentivement ces embĂ»ches, car votre champion devra venir Ă  bout de chacune d’entre elles ! Quels obstacles pouvez-vous vous efforcer de surmonter ? Combien d’entre eux sont directement liĂ©s Ă  votre marque ou produit ? Comment pouvez-vous guider votre client au travers pour qu’il perçoive votre vĂ©ritable valeur ? Que pouvez-vous faire pour les retenir après cet achat initial ?
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  • L’ennemi de votre hĂ©ros est aussi le vĂ´tre : selon James Fahy, « Rien n’unit davantage les humains qu’un ennemi commun ». C’est une leçon en parfaite adĂ©quation avec le Voyage du hĂ©ros, tel qu’il s’applique au marketing digital. Trouvez un ennemi commun, prouvez votre valeur et observez la loyautĂ© de votre client envers vous grimper en flèche.

Vos clients se sentiront valorisés (ce sont tout de même les héros de votre histoire !), ce qui les poussera à chanter les louanges de votre produit et de votre marque !

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Quand utiliser l’A/B testing et le storytelling

Tous les professionnels du marketing rêvent de booster leurs taux de conversion et d’utiliser l’A/B testing et les stratégies de personnalisation pour améliorer leurs résultats. Pourtant, beaucoup d’entre eux négligent l’opportunité d’associer ces deux outils.

Les professionnels du marketing se tournent de plus en plus vers l’A/B testing et l’IA afin d’élaborer des histoires pour l’audience cible de la marque. L’intelligence artificielle est assez élaborée pour déterminer les besoins de chaque segment et les tests A/B entrent en œuvre pour déceler l’alternative idéale pour chacun d’entre eux.

L’utilisation de cet outil peut aller des modifications à grande échelle sur une plateforme en ligne toute entière, jusqu’aux plus petits détails sur une seule page. Prenez par exemple les CTA sur le site ou dans l’objet d’un e-mail : quelles couleurs devez-vous utiliser ? Quelle formulation, police et taille ? Les utilisateurs ayant reçu la première version de l’objet ouvrent-ils plus l’e-mail que ceux qui ont reçu la seconde version ? Quelle version du CTA a obtenu le plus de clics de vos clients ? 

Quant à l’A/B testing appliqué au storytelling pour le marketing digital, les normes restent les mêmes : les efforts doivent toujours rester dans la lignée des objectifs de votre entreprise. Amusez-vous et expérimentez ! Quels designs et messages génèrent le plus de ventes ?

Peu importe la quantité de données collectées par votre entreprise, le problème sempiternel reste de bien les utiliser. Même si vous connaissez votre audience cible sur le bout des doigts, les tendances changent, les utilisateurs évoluent et chaque segment peut réagir différemment à chaque message !

Optimisez vos expériences digitales avec l’A/B testing. N’offrez rien de moins que le meilleur à vos utilisateurs et vous verrez qu’à terme, votre labeur portera ses fruits.

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Aller plus loin

Le big data a ouvert la voie aux messages personnalisés, qui deviennent rapidement la norme dans cette nouvelle société saturée par les données. La rapidité avec laquelle les entreprises collectent aujourd’hui l’information est sans précédent. Pourtant, malgré la richesse inimaginable des solutions, les entreprises peinent toujours à saisir pleinement les opportunités révolutionnaires qui sont désormais à leur portée.

Les experts du marketing savent bien que la création d’expériences personnalisées repose entièrement sur les données et sur la manière de les utiliser. Il suffit d’observer les marques qui exploitent au mieux le marketing personnalisé en offrant des produits, des expériences et des messages personnalisés à leurs utilisateurs. Selon Salesforce, la plupart des clients (en particulier la génération X et les Millennials) sont prêts à fournir des informations personnelles contre de la personnalisation.

Les équipes marketing continuent à élaborer des méthodes ingénieuses pour exploiter cette abondance de données mais il reste tant à explorer ! Comment peuvent-elles commencer à transformer cette précieuse ressource pour en tirer profit ?

La réponse est juste sous votre nez : adoptez une culture de storytelling personnalisée !

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Customisation et personnalisation : deux facettes d’une stratégie gagnante auprès des Millenials

Que vous perceviez les Millenials comme une génération « flocon de neige » et narcissique ou comme une cohorte incomprise et au bord de l’asphyxie financière, nous sommes nombreux à penser qu’ils méritent leur propre stratégie marketing. Férus du numérique, jamais sans leur smartphone, parties prenantes de l’économie participative et de la gig economy, pro des réseaux sociaux… Les expériences formatrices des Millenials sont assez distinctives pour mériter de s’y attarder lorsque l’on cherche à comprendre leurs habitudes de consommation.

C’est ainsi que nous en venons aux deux facettes de notre stratégie : la customisation et la personnalisation.

La customisation et la personnalisation, des stratégies florissantes depuis l’apparition d’internet, sont peut-être deux des meilleures idées marketing auxquelles les Millenials sont particulièrement réceptifs. Voilà pourquoi :

Premièrement, commençons par définir la customisation et la personnalisation

Pour le néophyte, customisation et personnalisation semblent assez similaires. Pourtant, ils font référence à deux processus bien distincts. D’ailleurs, pour être plus précis, il faudrait plutôt parler de customisation de masse pour le premier. Conceptualisé par Stan Davis en 1987 dans son livre « Future Perfect », la customisation de masse désigne maintenant « le processus de fournir des biens et des services modifiés pour satisfaire les besoins d’un client spécifique ». A différencier de la production de masse (son précurseur homogène et moins évolué), la customisation de masse permet aux consommateurs d’assembler un produit unique en fonction de leurs propres préférences et besoins. Imaginez-vous choisir les couleurs, motifs et modèles pour concevoir votre propre paire de Nike ou votre trench Burberry. Les produits sont toujours estampillés Nike ou Burberry mais ils sont aussi intrinsèquement vous. La customisation de masse est une pratique qui place le consommateur au centre en lui permettant de coproduire avec la marque, un produit unique et personnel. Ce processus doit être reproduit à grande échelle par l’entreprise. 

Burberry Bespoke
En 2011, la marque de luxe Burberry a lancé sa fonctionnalité de customisation de masse : Burberry Bespoke. Source : The Wall Street Journal

En revanche, la personnalisation est une stratégie marketing pilotée par l’entreprise, fondée sur les données du consommateur et visant à créer une communication personnalisée et individuelle avec un seul consommateur ou segment de consommateurs. Cette idée remonte au livre « The One to One Future », écrit en 1993 par Don Peppers et Martha Rogers. Lorsque vous recevez un email dont l’objet utilise votre prénom pour s’adresser à vous, que vous voyez des recommandations choisies « juste pour vous » par algorithme, ou encore que la page d’accueil d’un site internet change pour refléter votre historique d’achat, votre localisation ou votre genre… vous vivez des expériences de personnalisation. L’entreprise en question essaie de créer un message ultra-pertinent, conçu spécialement pour vous, espérant ainsi se démarquer de bruit marketing, attirer votre attention et vous faire franchir le tunnel d’achat.

Sephora personalization
Notre client Sephora a constaté une augmentation de 16 % sur les achats en ligne après avoir personnalisé leur site web pour les visiteurs détenteurs d’une carte fidélité.

La customisation en profondeur

L’individualité rapporte, surtout auprès des Millenials et de la génération Z. Cette histoire de customisation, c’est comme le mouvement « vous en mieux » mais presque à l’envers. C’est un peu comme si « ce produit mais en mieux, parce c’est en fonction de moi ».

–  Jackie Chiquoine, Racked 2016

Vous pouvez tout à fait percevoir les similitudes entre ces deux stratégies. Chacune cherche à ce que les consommateurs se sentent uniquement compris et à ce qu’ils soient ciblés en tant qu’individus. Chacune accorde une grande importance à l’expression et aux préférences et expériences personnelles. Chacune crée l’illusion que les consommateurs reçoivent un traitement sur-mesure et ont une relation individuelle avec la marque. Et dans un sens, chacune fait participer le consommateur en tant coproducteur de valeur. Dans le cas de la customisation, il s’agit de se baser sur les préférences pour concevoir le produit et pour la personnalisation, il s’agit de partager leurs données (à leur insu ou pas) pour créer des messages marketing personnalisés.

Vous pouvez comprendre pourquoi ceux qui dramatisent la propension des Millenials au nombrilisme privilégient clairement ces deux stratégies pour s’adresser à eux. Cependant, la customisation et la personnalisation attestent également de la capacité des Millenials à voir très clair dans le marketing traditionnel, de leurs habitudes de consultation éparpillées (la customisation et la personnalisation attirent plus facilement l’attention), et de leur penchant pour les réseaux sociaux. Par exemple, Burberry a judicieusement permis à tout le monde de partager leur création customisée sur les réseaux sociaux, même si les gens ne pouvaient pas se permettre d’acheter le produit.

Burberry share my design
Même si le consommateur ne peut dépenser 1 295 £ pour acheter sa création, notez les boutons « partager ma création » en bas à droite : il peut quand même s’exprimer par le biais de sa création customisée (et promouvoir la marque) sur les réseaux sociaux. Source: Luxury Society

Pourquoi la customisation fonctionne-t-elle ?

Si nous voulons mieux comprendre pourquoi les techniques de customisation fonctionnent (pour les Millenials ou n’importe qui), la psychologue spécialisée dans l’expérience client Liraz Margalit a quelques idées. Elle a expliqué à TechCrunch que deux principes généraux sont en jeu : « Je l’ai construit, donc je le possède » et « Je le possède, donc c’est superbe ».

« Je l’ai construit, donc je le possède » se rapporte à l’idée que participer à l’élaboration d’un produit (même virtuellement, sur un site web) conduit à un sens d’appartenance envers ce produit. Pour reprendre les termes de Margalit « la possibilité de prendre part à un processus et d’influencer le résultat final favorise l’attachement émotionnel menant à une propriété psychologique, le sentiment que quelque chose est à soi, sans même le posséder sur le plan légal ». Elle fait ensuite référence aux travaux de Dan Ariely et à son « Effet Ikea » qui démontre que les gens accordent une valeur supérieure aux objets qu’ils ont contribué à produire. 

De la même façon, « Je le possède, donc c’est superbe » fait référence à l’effet de dotation ou à la conclusion selon laquelle « les consommateurs valorisent davantage un objet une fois qu’ils en ont pris possession ». Margalit évoque ainsi une étude menée à la Cornell University dans laquelle les étudiants privilégiaient les objets qu’ils avaient « possédé », même pour une courte période, à ceux qu’ils n’avaient jamais eu entre les mains.

En gros, lorsque vous customisez un produit, vous y mettez une petite part de vous-même, vous avez l’impression qu’il vous appartient déjà et vous y accordez plus de valeur. Et vous êtes donc motivé pour finaliser votre achat et même payer un supplément. 

Ces fondements psychologiques, associés à la nécessité spécifique aux Millenials d’être arrachés à leur multitasking permanent et à leur penchant pour l’expression personnelle, fait de la personnalisation un choix idéal pour cette tranche d’âge. Ajouter à cela l’idée que la cocréation d’un produite avec une marque se rapproche de l’« expérience » telle que définie par Pine et Gillmore (cf : The Experience Economy) et vous avez la combinaison gagnante !

Joseph Pine BBC
Joseph Pine explique en quoi la customisation de masse a mené à l’Experience Economy ainsi que ce qui se profile en terme d’expériences virtuelles.

La personnalisation en profondeur

Les Millenials sont à la recherche d’une expérience qui place le client au centre, dans laquelle ils se sentent désirés et appréciés. Que ce soit en magasin ou sur les réseaux sociaux, leur témoigner de l’intérêt crée la loyauté. Pour se faire, les commerçants doivent étudier attentivement ce qu’ils font actuellement des données de leurs clients et s’assurer que ces informations sont utilisées pour proposer une expérience en magasin plus personnalisée.

– Tom McGee, Forbes 2017

Au final, même s’il s’agit d’une stratégie produit de l’entreprise, la customisation de masse est menée par le consommateur. Particulièrement séduisante pour les Millenials, c’est une façon de valider leur propre perception d’eux-même à travers une logique de création de produit à l’image de « Build-a-Bear ».

Avec la personnalisation, c’est l’entreprise qui est en charge d’apporter de la valeur et de fournir un sens à l’audience ciblée.

En raison de leur statut de « digital native », et peut-être aussi d’un certain égocentrisme générationnel, les Millenials sont plus réceptifs aux techniques de personnalisation. Dans leur Rapport sur les consommateurs connectés, Salesforce note que  « 63 % des Millenials et 58 % des consommateurs de la génération X sont prêts à partager leurs données avec des entreprises en échange d’offres personnalisées et de réductions ».

Salesforce personalization
Source: Salesforce

Ces chiffres sont une aubaine pour les équipes marketing puisque les données sont les piliers de toute stratégie de personnalisation. Cela ouvre une multitude de perspectives pour créer des expériences pertinentes (et donc à fort taux de conversion) pour les consommateurs. Les stratégies de personnalisation peuvent se limiter à des campagnes relativement simples telles que la segmentation d’emails par industrie ou l’insertion d’un prénom dans le texte. Il peut s’agir aussi de campagnes de personnalisation plus sophistiquées sur le site web ou même d’opérations complexes multi-supports. Il vous faudra sans doute plusieurs sessions de brainstorming, quelques lectures inspirantes et des tâtonnements inévitables avant de trouver les types de scénarios et de messages qui trouveront un écho auprès des Millenials. Bien sûr, cela dépendra également de votre industrie et du produit. Voici un petit aperçu des efforts de personnalisation mis en place par quelques responsables marketing :

eMarketer Personalization
Source: eMarketer

Mis à part les platitudes du type « Plus c’est pertinent, mieux c’est », existe-il des données psychologiques pour expliquer pourquoi les stratégies de personnalisation mènent à de meilleurs taux de conversion ?

Pour être concis, oui. Et c’est notamment grâce à une étude menée par l’Université du Texas et mise en avant par HubSpot il y a quelques années. Comme ils l’expliquent, cette étude a reconnu l’efficacité des techniques de personnalisation digitales et a résumé son succès au désir de l’être humain pour le contrôle et à la saturation d’informations.

Les gens ont le besoin naturel d’avoir le contrôle sur leur environnement (ainsi que sur leur destin, leur libre arbitre, etc.) et les techniques de personnalisation façonnent minutieusement un environnement qui alimente ce besoin. A la recherche d’ustensiles de cuisine bon marché de votre magasin préféré ? Si des publicités pour ces produits spécifiques apparaissent tout à coup sur internet, cela crée en quelque sorte une sensation d’importance, comme si miraculeusement, vos désirs et vos besoins se manifestaient automatiquement.

Quant à la surcharge d’information, c’est le problème par excellence : les consommateurs d’aujourd’hui sont exposés à une quantité vertigineuse de messages marketing, bien trop nombreux pour les enregistrer consciemment et encore moins pour s’en rappeler ou agir. Avec un peu de chance, les stratégies de personnalisation servent à la fois à limiter la quantité de messages marketing auxquels le consommateur est exposé et à stimuler le cerveau à reconnaître ces stratégies distinctes, plutôt que de laisser dans l’arrière-plan de notre conscience.  Cela illustre le concept même de l’attention sélective ou le fait que votre cerveau remarque automatiquement les stimuli potentiellement importants, à savoir ceux qui sont les plus pertinents à vos yeux.

Leçons à tirer

Bien que différentes, les stratégies de customisation de masse et de personnalisation reposent sur le désir profond des gens pour l’expression personnelle et la reconnaissance, ainsi que sur leur capacité de concentration limitée. Particulièrement appropriées pour la tranche d’âge des Millenials, les stratégies de customisation réussies transformera le consommateur en un coproducteur de valeur aux côté de la marque tandis que les techniques de personnalisation gagnantes identifieront les données précieuses et les utiliseront pour créer et déployer des messages marketing ultra-pertinents.

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Qu’est-ce que la personnalisation en marketing digital ?

La personnalisation est le processus de prise en compte des besoins et des préférences de votre audience dans le but de lancer le produit et l’expérience adaptés à la bonne personne, au bon moment. Grâce à cela, vous avez plus de chance de procurer à vos clients le sentiment d’être écoutés, d’avoir des interactions plus profondes et de les inciter à la conversion.

Cependant, certaines entreprises ont joué les mauvais élèves et ont payé le prix de leur ignorance ou de leur manque d’intérêt envers leurs clients. Vous en voulez la preuve ? En 2017, Accenture a annoncé que 41 % des consommateurs vont vers la concurrence en raison d’une personnalisation insuffisante et d’un manque de confiance, faisant perdre aux entreprises américaines 756 milliards de dollars.

Cela va sans dire : les gens exigent de la personnalisation. Leur appétit pour les produits personnalisés est encore plus intense aujourd’hui, tant et si bien qu’ils sont prêt à payer pour des produits spécialement conçus pour eux. Ils sont aussi prêts à partager leurs données personnelles en échange de recommandations et d’offres personnalisées.

Les différences entre personnalisation et customisation

C’est assez pénible d’entendre les gens parler de la personnalisation et de la customisation comme d’un concept interchangeable. C’est vrai, ces deux points placent les utilisateurs au centre et cherchent à les engager en leur fournissant des expériences excitantes et pertinentes selon le contexte. Mais les méthodes sont totalement différentes.

Alors, en quoi diffèrent-elles ?

Comme vous le savez à présent, la personnalisation consiste à créer une expérience marketing individualisée pour les clients. Cela commence par la collecte de données abondantes et qualitatives sur votre audience. Amazon illustre parfaitement le succès de la personnalisation, tout comme Netflix et YouTube. Les recommandations pleuvent en fonction du parcours de l’utilisateur sur le site.

Ici, le moteur de recommandation de produits LancĂ´me me suggère ce que je pourrais acheter en fonction du produit que j’ai ajoutĂ© Ă  mon panier :

Powerful product recommendation for personalization - Lancome

À l’inverse, la customisation consiste à offrir aux gens la liberté de pouvoir fabriquer sur-mesure un produit ou un service, selon leurs goûts. Pour faire simple, cela les place au centre en ayant le contrôle total sur les éléments qu’ils souhaitent choisir ou pas.

Par exemple, Canva un outil en ligne gratuit de conception graphique propose de nombreux templates à customiser. Les utilisateurs peuvent modifier les polices, les couleurs, la mise en page, etc. Ils peuvent également ajouter ou supprimer des éléments sur un modèle préconçu ou bien partir de zéro.

Customization option on Canva
Canva propose plusieurs templates Ă  customiser

Dans le secteur de l’e-commerce, la technique de customisation la plus frĂ©quemment utilisĂ©e est la customisation de produit. Les clients Ă©prouvent un sentiment de maĂ®trise en concevant leurs propres vĂŞtements et accessoires, propres Ă  leur style. Cela va sans dire, customiser leur propre produit booste leur niveau de satisfaction car le rĂ©sultat obtenu est le fruit de leur travail !

Nike utilise la customisation avec succès en laissant les clients modifier le modèle de la chaussure et en partageant même le modèle customisé sur leurs réseaux sociaux. Bien sûr, cet étalage sur les réseaux sociaux est une manière supplémentaire de flatter l’ego des clients : quelqu’un, quelque part, va peut-être les féliciter ! Pour Nike, cela peut se traduire par une augmentation des visites et des achats sur leur site web.

Example of customization - Nike
Source

Qu’est-ce que la personnalisation web ?

La personnalisation de site web est une technique qui consiste à créer des expériences pertinentes et uniques pour chaque visiteur d’un site web. La personnalisation abandonne l’approche passe-partout et vise à donner à chaque client le sentiment d’être spécial.

En élargissant cette définition à notre vie quotidienne, ce n’est pas pour rien que nous préférons aller dans un cafés où les employés ne connaissent pas seulement notre visage, mais aussi notre nom et notre humeur. Il n’y a rien de mieux que le sentiment agréable et réconfortant d’être reconnu.

Cependant, dans le marketing, la personnalisation ne se limite pas Ă  s’adresser Ă  ses clients par leur prĂ©nom. Selon le SoDA Report, les Ă©quipes marketing et les cadres supĂ©rieurs en sont bien conscients : 83 % d’entre eux envisagent d’augmenter leurs efforts de personnalisation en 2019, et 32 % parlent d’une « augmentation significative du budget Â». 

Cela vous semble prometteur ? Accrochez-vous, ce n’est pas fini.

Le rapport ajoute que sur 67 % des leaders mondiaux qui dĂ©finissent leurs entreprises comme « SpĂ©cialiste Â» ou « Experte Â» dotĂ©es de capacitĂ©s de personnalisation solides et avancĂ©es, ils ne sont que 40 % Ă  utiliser les techniques de personnalisation ciblĂ©e les plus basiques. 

Etrange mais vrai. Tom Beck, directeur général de SoDA, indique que pour la majorité des entreprises, les raisons suivantes sont en cause :

Les budgets restreints, les limites de leur plateforme technologiques et les difficultés avec leurs données comptent parmi les principales barrières à leur progrès. Il faut également souligner que plus de la moitié des entreprises ne disposent pas d’une feuille de route stratégique adaptée et d’un plan d’investissement dédié à leur capacités de personnalisation.

Ces problèmes vous sont familiers ? La partie suivante va vous convaincre de vous prĂ©parer et de cesser de chercher des excuses ou des raisons pour ne pas mettre la prioritĂ© sur les envies et les attentes de vos clients.

Pourquoi créer des expériences digitales personnalisées ?

Parce que la personnalisation joue sur la façon dont les clients perçoivent votre marque, ainsi que sur leur comportement d’achat :

  • 74 % des clients se sentent frustrĂ©s lorsque le contenu d’un site web n’est pas personnalisĂ©. (Business 2 Community)
  • Près des trois quarts (74 %) des consommateurs en ligne sont frustrĂ©s par les sites web lorsque le contenu qui apparait (ex : offres, publicitĂ©s, promotions) n’a rien Ă  voir avec leurs intĂ©rĂŞts. (HubSpot)
  • 77 % des clients ont choisi, recommandĂ© ou dĂ©pensĂ© davantage pour une marque offrant un service ou une expĂ©rience personnalisĂ©e. (Forrester)
  • Plus de 78 % des clients ne s’intĂ©resseront Ă  des offres que si elles ont Ă©tĂ© personnalisĂ©es en fonction de leurs prĂ©cĂ©dentes interactions avec la marque. (Marketo)
  • Les promotions personnalisĂ©es sur la page d’accueil ont incitĂ© 85 % des clients Ă  l’achat, tandis que les recommandations de panier ont influencĂ© 92 % des clients en ligne. (Business 2 Community)

Qu’en dites-vous maintenant ? J’imagine que vous êtes plus que prêt à découvrir quelques stratégies de personnalisation. Alors préparons-nous à comprendre comment certaines marques tirent parti de la psychologie humaine pour concevoir des expériences web parmi les plus holistiques et agréables pour leurs clients.

Exemples et stratégies d’optimisation de la personnalisation

#1 Séduisez les nouveaux visiteurs avec une offre exclusive

Pour commencer, je vais me faire un plaisir de vanter l’une des success stories d’un de nos clients ! Best Western® Hotels & Resorts a mis en place un pop-in pour les visiteurs qui n’étaient pas connectĂ©s Ă  leur compte client et cherchaient spĂ©cifiquement un sĂ©jour d’au moins deux nuits. Le pop-in se dĂ©clenchait en leur proposant une offre rĂ©servĂ©e aux membres du club fidĂ©litĂ© Best Western Rewards. Devinez ce qu’il s’est passĂ© ? Le nombre de comptes créés a bondi de 12 %. 

Best western mock up personalization

Et voici un autre exemple issu du site web Steve Madden :

Offer personalized, unique offers for first-time visitors - Steve Madden

#2 Des recommandations personnalisées lors du paiement

Afficher des produits en accord avec les produits dĂ©jĂ  dans le panier, ainsi que d’autres suggestions susceptibles de titiller l’intĂ©rĂŞt de votre client joue en votre faveur. Premièrement, les gens dĂ©couvrent de nouveaux produits directement, sans mĂŞme avoir Ă  les chercher. Deuxièmement, ils ont l’impression que l’on s’occupe exclusivement d’eux ! Le rĂ©sultat final ? Une augmentation de la valeur moyenne des commandes. Qui est gagnant ? Vous, bien sĂ»r !

Personalization with the help of recommendation engine on Ebay
Ebay attire les clients grâce aux produits « fréquemment achetés ensemble ».

Voici comment Amazon propose des recommandations de trois manières différentes en tenant compte de l’historique de consultation et d’achat des clients.

Power of Amazons personalization tool (1)

#3 Testez le ciblage géo-localisé

Identifier la position de votre visiteur est une excellente façon de lui offrir du contenu auquel il pourra facilement s’identifier. Redirigez-les vers le site de leur pays. Cela leur donne confiance en vous lorsqu’ils lisent une langue qu’ils connaissent et qu’ils voient du contenu et des offres plus pertinentes d’un point de vue géographique.

Si le visiteur vient d’un pays où l’hiver est sur le point d’arriver, vous pouvez lui suggérer des vêtements d’hiver. Cela maintiendra leur intérêt et les préparera à acheter ce qui semble idéal à ce moment précis.

Using geolocation for personalization - ASOS
Sur Asos, les visiteurs sont redirigés vers le site de leur pays.

Voir les différentes devises et les modes de paiement préférés réduit aussi leur anxiété. inMusic a apparemment pu réduire les abandons de panier de 30 % grâce à un système de transaction localisé.

#4 Adoptez le contenu interactif

Les quiz interactifs vous permettent de faire du shopping une expĂ©rience agrĂ©able en Ă©liminant le paradoxe du choix. Comment ? Parce que ce format est la version numĂ©rique du vendeur en magasin physique qui vous aide Ă  trouver ce que vous cherchez parmi une myriade d’options ! Mais pour que cela fonctionne, il vous faut un texte convaincant et des questions tout aussi pertinentes. Tout comme le charme et le bagoĂ»t d’un vendeur !

Ci-dessous, voici la page d’accueil du quiz « The Original Fit Â». Le ton est informel, des donnĂ©es soutiennent leurs arguments, et le plaisir de l’expĂ©rience d’achat est garanti. Avec ça, comment ne pas rĂ©pondre au quiz ?

Use interactive quiz for better personalization of digital experiences
Source

Si vous craignez de ne pas avoir le temps de concevoir des quiz interactifs, vous serez ravi de dĂ©couvrir des plateformes comme Outgrow, SnapApp et LeadQuizzes. Ils proposent des templates faciles Ă  customiser sans mĂŞme savoir coder !

#5 Incitez les clients à finaliser un achat grâce à des pop-ups de sortie

Si un visiteur a parcouru une page produit spécifique, qu’il est intéressé par un produit mais pas tout à fait prêt à l’acheter, vous pouvez rendre l’offre plus alléchante en proposant une remise sur un pop-up de sortie. Vous pouvez même ajouter une recommandation client. Ou bien offrir la livraison gratuite s’il achète dans les prochaines heures en fonction des articles dans son panier (pensez au principe de rareté).

Personalization example - Special offer to reduce cart abandonment

#6 Offrez-leur la facilité d’accès

Afficher une page d’accueil en adéquation avec l’historique de navigation de votre client, simplifier l’accès aux commandes précédentes et à la wishlist : le secret consiste à garder l’utilisateur au centre. C’est une manière de raccourcir leur parcours d’achat et d’augmenter les opportunités de conversion. Prenez exemple sur Amazon. Un menu déroulant pour accéder à tout = la plupart des problèmes résolus !

Personalization example on dashboard - Amazon (1)

#7 Eliminez la difficulté de retrouver les produits récemment cherchés

Le shopping en ligne est impressionnant. Sans l’ombre d’un doute. Les gens passent d’un produit à un autre, dans l’incertitude permanente que ce soit « le bon ». Mais dans leur intérêt, tant qu’ils sont encore sur votre site, affichez les produits consultés précédemment. Cela augmente la durée d’engagement avec le site et leur donne la certitude que vous êtes de leur côté, en les aidant à garder une trace de leurs recherches précédentes.

Les plateformes e-commerce telles que Shopify, WooComerce et bien d’autres ont déjà créés des applications qui permettent cela. Alors, lancez-vous aussi !

Leçons à tirer

Les gens exigent de vous des expĂ©riences extrĂŞmement personnalisĂ©es. On peut donc affirmer qu’il est l’heure d’être Ă  la hauteur et de devenir une marque Ă  l’écoute des besoins de ses clients. Vous avez dĂ©jĂ  constatĂ© que certains de vos pairs placent la barre plus haut. En plus, vous savez maintenant quelles ficelles tirer pour surprendre d’un coup de baguette magique quiconque visitera votre site web. Qu’attendez-vous pour vous y mettre ?

La clé est de connaître votre audience. Bientôt, vos clients vous remercieront d’avoir lu dans leurs pensées ! Et c’est là que vous saurez que vous avez réussi.

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Customisation vs Personnalisation

La customisation et la personnalisation dĂ©crivent deux pratiques très diffĂ©rentes, mais pas totalement indĂ©pendantes. La customisation peut prendre de nombreuses formes, des enseignes de restauration rapide qui encouragent les clients Ă  concevoir leurs plats Ă  leur façon, aux boutiques en ligne qui permettent aux visiteurs de dessiner leurs propres vĂŞtements. La personnalisation, en revanche, est une pratique beaucoup plus complexe qui prend en compte le comportement du client (ou du prospect) afin de commercialiser les bons produits, Ă  la bonne personne, au bon moment. En utilisant le Big Data et des algorithmes puissants, la personnalisation en est encore Ă  ses balbutiements et devient chaque jour un outil plus puissant, avec de plus en plus d’entreprises très diverses qui le mettent en Ĺ“uvre avec succès. Pour tirer le meilleur parti de ces deux pratiques, il faut comprendre comment chacune d’elle fonctionne et quelles sont leurs principales diffĂ©rences.

Quelles différences entre customisation et personnalisation ?

La customisation et la personnalisation sont souvent considĂ©rĂ©es comme synonymes. Toutefois, malgrĂ© certains aspects communs, ces deux termes diffèrent très fortement faisant rĂ©fĂ©rence Ă  des pratiques très diffĂ©rentes. LĂ  oĂą les deux convergent, c’est dans leur capacitĂ© Ă  donner au client l’impression d’avoir une relation unique et sur-mesure avec la marque d’une manière que jamais le marketing de masse menĂ© par le passĂ© n’aurait pu atteindre.

Les deux pratiques se sont avérées particulièrement bien adaptées aux Millennials. Cette génération constitue en effet la tranche d’âge la plus importante parmi les consommateurs à faire preuve d’une méfiance instinctive envers les anciennes formes de publicité. Ils sont en effet davantage influencés par la customisation et par le marketing basé sur la personnalisation. Alors, quelles sont exactement les différences entre ces deux concepts et comment fonctionnent-ils ?

Qu’est-ce que la customisation ?

La forme de customisation la plus courante se prĂ©sente sous la forme d’une customisation produit et se trouve gĂ©nĂ©ralement en ligne. La customisation des produits est particulièrement populaire dans les magasins de vĂŞtements, oĂą les acheteurs peuvent crĂ©er leur propre article « unique » Ă  partir d’un modèle en ligne, en utilisant diffĂ©rentes couleurs, tissus et formes. Nike est l’une des marques les plus innovantes dans le domaine, avec des produits qui attirent particulièrement les Millennials.

NikeCvPSource

Burberry, une autre marque qui a utilisé la customisation produit à bon escient, est devenue de plus en plus importante ces dernières années, en partie grâce à ses innovations dans le domaine de la customisation des produits.

Burberry Source

Ce processus est parfois appelĂ© « customisation de masse », les outils en ligne permettant de produire des produits sur-mesure Ă  des prix de masse. Et si cette customisation massive n’est peut-ĂŞtre pas encore accessible aux petites entreprises Ă  l’heure actuelle, l’avènement de l’impression 3D pourrait bien changer la donne.

La customisation de masse est une question d’expĂ©rience client, parfois appelĂ©e CX pour customer experience, qui marque un Ă©norme changement par rapport aux habitudes d’achat qui Ă©taient autrefois presque entièrement liĂ©es au produit. Interagir avec les marques et produire des modèles individuels, ou du moins en apparence, est au moins aussi important pour la gĂ©nĂ©ration Y que la fonction mĂŞme du produit. Et il est fort probable que les gĂ©nĂ©rations suivantes auront des attentes identiques, en particulier concernant la technologie sur le point de devenir omniprĂ©sente et ultra-puissante. Quelle que soit l’évolution du commerce de dĂ©tail dans les annĂ©es Ă  venir, l’expĂ©rience client en sera un Ă©lĂ©ment essentiel.

La customisation de masse ne doit pas ĂŞtre considĂ©rĂ©e comme une pratique dĂ©diĂ©e uniquement aux Millennials. Cependant, avec d’autres gĂ©nĂ©rations Ă©galement spĂ©cialistes d’Internet, acheter en ligne est devenu chose courante pour la majoritĂ© des consommateurs. Bien que les gĂ©nĂ©rations plus âgĂ©es ne soient pas Ă  la pointe de la customisation, il est nĂ©anmoins nĂ©cessaire de maintenir ces plates-formes simples et faciles d’utilisation.

L’un des problèmes auxquels sont confrontĂ©es les entreprises proposant de customiser ses produits est la rapiditĂ© avec laquelle chaque achat peut ĂŞtre fabriquĂ©. Or la facilitĂ© est Ă©galement considĂ©rĂ©e comme une prĂ©occupation majeure pour les acheteurs au 21e siècle, et la patience n’est pas, quant Ă  elle, considĂ©rĂ©e comme une vertu. Une prĂ©occupation qui s’inscrit au cĹ“ur de l’expĂ©rience client et dont dĂ©pendra probablement le succès du modèle pour chaque entreprise. Plus la customisation de masse devient complexe, plus la production de masse Ă  la demande sera importante.

Une chose est sĂ»re, la customisation, qui Ă©tait jadis l’apanage du hamburger ou du glacier, s’Ă©tend rapidement Ă  tous les aspects du commerce ce qui, par consĂ©quent, change absolument tout.

C’est quoi la personnalisation ?

La personnalisation est l’un des termes marketing les plus mal compris, Ă  l’instar de la recommandation et mĂŞme de l’optimisation. Il s’agit plutĂ´t d’un ensemble de pratiques bien dĂ©finies avec un but ou un objectif global. Contrairement Ă  la customisation, qui offre un ensemble très spĂ©cifique d’outils pour interagir avec le client, la personnalisation prĂ©sente des moyens et des possibilitĂ©s considĂ©rables, et n’en est actuellement qu’au tout dĂ©but de son potentiel. De mĂŞme, le concept touche Ă©galement aux questions de vie privĂ©e, de politique et de fracture gĂ©nĂ©rationnelle.

En 1993, l’ouvrage The One to One Future de Don Peppers et Martha Rodgers tentait de dĂ©crire le fonctionnement de la personnalisation. Bien qu’ils ne disposaient pas des donnĂ©es nĂ©cessaires pour prendre en compte toutes les consĂ©quences d’internet Ă  ce moment-lĂ , les deux auteurs ont nĂ©anmoins prĂ©sentĂ© un argument convaincant concernant ce qui pourrait arriver si la publicitĂ© pouvait ĂŞtre poussĂ©e de manière individuelle au lieu du modèle de marketing de masse typique de leur Ă©poque. Avec le recul, ce livre est considĂ©rĂ© comme un Ă©vĂ©nement fondateur de la personnalisation.

Au sens large, la personnalisation n’est rien d’autre que cela : un marketing conçu en pensant Ă  l’individu. De toute Ă©vidence, il n’existe pas un seul individu qui, en observant les goĂ»ts de chacun, serait capable de prĂ©senter les produits ou les services les plus pertinents. C’est lĂ  qu’interviennent des algorithmes hautement sophistiquĂ©s.

Exemple de personnalisation : le moteur de recommandation. Mais il convient de noter que la personnalisation n’est pas un type de recommandation. Les applications les plus courantes s’effectuent sur les sites web et sur les services de streaming, tels que YouTube ou Netflix. Si vous avez dĂ©jĂ  utilisĂ© ces sites, vous savez que certains packs ou vidĂ©os sont recommandĂ©s en fonction de l’historique des contenus que vous avez consultĂ©s. Pour commencer, il s’agissait Ă©videmment de programmes connectĂ©s. Par exemple, si vous avez regardĂ© un documentaire sur le basket-ball, il y a de fortes chances que celui sur le baseball vous intĂ©resse. Jusqu’ici, le concept est très simple. Mais Ă  mesure que les moteurs de recommandation sont devenus plus sophistiquĂ©s, les contenus apparemment sans rapport ont Ă©galement commencĂ© Ă  fonctionner. Le mĂŞme type d’algorithmes est utilisĂ© dans le commerce, Ă  commencer par Amazon qui en est l’exemple le plus cĂ©lèbre. Dans ce secteur, la personnalisation s’exprimer par l’envoi de campagnes e-mail adaptĂ©es Ă  chaque individu et adressĂ©es personnellement. C’est le dĂ©but de la personnalisation.

La personnalisation utilise Ă©galement la segmentation. Par exemple, des traits individuels, tels que l’âge, le sexe ou la localisation peuvent tous profondĂ©ment changer la façon dont les informations marketing sont prĂ©sentĂ©es. Au-delĂ , la politique, le comportement de navigation et mĂŞme les prĂ©occupations Ă©thiques d’une personne peuvent ĂŞtre prises en compte.

Nous devrions nous arrĂŞter ici pour examiner les deux versions principales de la personnalisation : la première basĂ©e sur les règles et la deuxième sur le machine learning (ou apprentissage automatique). La personnalisation Ă©tablie sur des règles repose sur le modèle de segmentation mentionnĂ© prĂ©cĂ©demment, selon lequel l’audience est divisĂ©e en segments larges et granulaires, tels que l’âge ou la localisation. 

L’apprentissage automatique, quant Ă  lui, utilise des algorithmes qui peuvent ĂŞtre utilisĂ©s dans les moteurs de recommandation et mĂŞme pour segmenter une audience selon certains critères marketing comme le comportement. Alors que les algorithmes de base peuvent fournir des donnĂ©es larges, telles que les tendances, les moteurs de recommandation et autres fournissent des informations plus dĂ©taillĂ©es concernant l’individu.

Les avantages de la personnalisation, en particulier pour les sites web, sont bien documentĂ©s. En mai 2017, le Boston Consulting Group (BCG) a Ă©tudiĂ© le retour sur investissement des entreprises utilisant la personnalisation par rapport Ă  celles qui n’en faisaient pas usage. Les rĂ©sultats se sont avĂ©rĂ©s stupĂ©fiants en faveur des entreprises faisant usage de la personnalisation. En effet, avec une croissance globale des revenus de plus de 800 milliards de dollars, soit une augmentation comprise entre 6% et 10% par rapport aux entreprises qui ne l’avaient pas mise en Ĺ“uvre (soit une croissance 2 Ă  3 fois plus rapide), l’importance de la personnalisation est devenue de plus en plus claire.

Personalization impact chartSource

Personnalisation web et confidentialité

La confidentialité est une préoccupation majeure pour de nombreux consommateurs. Or la personnalisation a parfois été perçue davantage par certains d’entre eux comme un facteur de harcèlement indésirable. La question de la législation est débattue aux quatre coins du monde, faisant du respect strict de la confidentialité l’affaire de tous.

La bonne nouvelle pour les partisans de la personnalisation est qu’il existe un fossĂ© gĂ©nĂ©rationnel certain. Le segment le plus important et le plus jeune, Ă  savoir la gĂ©nĂ©ration Y, semble en effet beaucoup moins concernĂ© que les baby-boomers. Les avantages d’un marketing ciblĂ© et individualisĂ© sont largement apprĂ©ciĂ©s par de nombreux millenials qui accordent plus d’importance Ă  l’expĂ©rience utilisateur que les gĂ©nĂ©rations prĂ©cĂ©dentes.

Milennial
Source

Cela dit, toutes les gĂ©nĂ©rations sont prĂ©occupĂ©es par la personnalisation et la confidentialitĂ©, pas aidĂ©es par les diverses fuites de donnĂ©es et piratages rencontrĂ©es par de grandes entreprises. La vĂ©ritĂ©, cependant, est que la personnalisation n’a pas besoin d’« effrayer ». La transparence est un excellent moyen de susciter la confiance des clients. La personnalisation n’a pas besoin d’ĂŞtre une pratique dĂ©tournĂ©e, dans laquelle l’utilisation de donnĂ©es personnelles serait cachĂ©e derrière un jargon marketing et des dĂ©clarations trompeuses. La plupart des visiteurs d’un site web sont heureux de partager des donnĂ©es tant qu’ils savent comment elles sont utilisĂ©es, surtout si elles prĂ©sentent un avantage pour eux.

La possibilitĂ© de se retirer est un autre excellent moyen de donner aux clients l’impression d’exercer un certain contrĂ´le sur le processus. Dans certains cas, le processus de personnalisation lui-mĂŞme peut ĂŞtre personnalisĂ©. Bien que la plupart des utilisateurs ne prennent pas la peine de s’engager avec la marque, ils apprĂ©cieront cette option.

Du marketing de masse au marketing individuel

Le marketing de masse implique qu’un produit ou qu’un service soit commercialisĂ© auprès d’une population entière. Sur le fond, le principe consiste Ă  traiter l’ensemble des consommateurs de la mĂŞme manière, avec les mĂŞmes besoins. Bien que ce ne soit clairement pas le cas, la philosophie tourne autour de l’idĂ©e que plus il y a de personnes qui reçoivent le message, plus la probabilitĂ© est grande d’atteindre quelqu’un qui est intĂ©ressĂ©. La pratique s’attache essentiellement Ă  vendre des articles bon marchĂ© et homogènes Ă  des volumes Ă©levĂ©s. Bien qu’il s’agisse plus d’un acte manquĂ© que d’un concept percutant, le marketing de masse Ă©tait bien adaptĂ© aux marchĂ©s des mĂ©dias de masse, Ă  l’image de la tĂ©lĂ©vision qui bĂ©nĂ©ficiait d’un engagement rĂ©gulier de la part de la majoritĂ© de la population.

Le marketing de masse a commencĂ© dans les annĂ©es 1920, avec l’avènement de la radio. La popularitĂ© de cette forme de mĂ©dia a rendu les annonceurs suffisamment matures pour commercialiser des produits d’une manière qui n’Ă©tait pas possible auparavant. Au fur et Ă  mesure que les attitudes ont changĂ© au fil des dĂ©cennies, l’influence du marketing de masse a augmentĂ© et diminuĂ© jusqu’aux annĂ©es 1980 et 1990, Ă©poque oĂą il a atteint son apogĂ©e.

Historique de la chronologie du marketing de masse :

  • 1920’s : dĂ©bute avec l’avènement de la radio
  • 1930’s : la grande dĂ©pression rĂ©duit son influence
  • 1940’s – 1950’s : avec l’augmentation des revenus, son efficacitĂ© redevient pertinente Ă  l’Ă©poque des « Mad Men »
  • 1960’s – 1970’s : une montĂ©e de l’anticapitalisme voit son influence diminuer Ă  nouveau
  • 1980’s – 1990’s : le pic du marketing de masse pendant le boom Ă©conomique

L’histoire du marketing personnalisĂ© est essentiellement liĂ©e Ă  celle d’internet.

Lorsque le premier dialogue HTML a eu lieu le jour de NoĂ«l 1990, il a dĂ©clenchĂ© les dĂ©buts de la personnalisation. En 1993, le livre mentionnĂ© prĂ©cĂ©demment, One to One Future, est publiĂ©, prĂ©disant, avec une prĂ©cision surprenante, l’avenir de la personnalisation. Toujours en 1993, Webtrends est fondĂ©, soit le premier programme commercial d’analyse web. Malheureusement, seuls ceux qui connaissent bien la technologie avaient une idĂ©e de comment lire les donnĂ©es, de sorte que ses effets se sont avĂ©rĂ©s minimes.

Cependant, les choses sont allĂ©es très vite et l’analyse des fichiers journaux a permis aux non-techniciens, et surtout aux spĂ©cialistes du marketing, d’utiliser les donnĂ©es. Une possibilitĂ© rapidement suivie par la mise en place de compteurs de visites et de Javascript, qui sont pris de l’importance Ă  mesure qu’internet commençait Ă  utiliser davantage d’images. Cependant, avec peu de personnes utilisant internet, les progrès rĂ©alisĂ©s pendant cette pĂ©riode n’ont pas vraiment Ă©tĂ© utiles durant les quelques annĂ©es suivantes.

Ce n’est qu’en 2004 que le style d’analyse web que nous connaissons aujourd’hui a commencĂ© Ă  apparaĂ®tre et, en 2005, Google a publiĂ© Google Analytics. Cet outil a permis aux webmasters de creuser davantage dans les donnĂ©es, chose impossible jusqu’alors, avec des visuels concis qui ont permis une lecture facile des informations approfondies. C’est Ă  ce stade que la personnalisation devient plus concrète, l’optimisation du taux de conversion devenant un objectif prĂ©cis.

La personnalisation de l’apprentissage automatique, comme les moteurs de recommandation, s’est rapidement avĂ©rĂ©e utile d’une manière qui n’Ă©tait pas possible auparavant, alors que les algorithmes ont commencĂ© Ă  dĂ©velopper de façon exponentielle leurs capacitĂ©s, Amazon et Netflix ouvrant la voie. Des campagnes d’email aux prĂ©visions prĂ©cises des prĂ©fĂ©rences utilisateur, les pratiques de personnalisation sont devenues omniprĂ©sentes en 2008.

Les techniques de suivi de la souris (mouse tracking) et de suivi des yeux (eye tracking) ont Ă©galement permis d’ajouter des donnĂ©es dĂ©taillĂ©es qui amĂ©liorent l’expĂ©rience du visiteur et augmentent ainsi le nombre d’interactions. Avec une comprĂ©hension plus approfondie des habitudes des clients, la personnalisation commence alors Ă  devenir plus prĂ©cise, ciblĂ©e et efficace.

Avec l’arrivĂ©e de plusieurs appareils utilisant internet, Google a publiĂ© Universal Tracker en 2012. Grâce aux donnĂ©es plus dĂ©taillĂ©es disponibles Ă  portĂ©e de main, la dĂ©mographie, le comportement et le mode de vie ont commencĂ© Ă  ĂŞtre segmentĂ©s avec plus de prĂ©cision, catĂ©gorisant davantage les clients pour des rĂ©sultats plus prĂ©visibles. La personnalisation des applications est devenue de plus en plus importante Ă  mesure que les connexions web depuis le smartphone commençaient Ă  dĂ©passer celles effectuĂ©es depuis les ordinateurs portables / de bureau. RĂ©sultat, le machine learning s’est ainsi rapidement amĂ©liorĂ©.

Peu de temps après, la personnalisation a amplifiĂ© l’efficacitĂ© du CRM (Customer Relation Management), concentrĂ© sur l’expĂ©rience utilisateur et la fidĂ©lisation client. Une efficacitĂ© rendue possible que lorsque les mĂ©gadonnĂ©es sont collectĂ©es Ă  un niveau toujours plus Ă©levĂ©, permettant aux entreprises de vraiment comprendre les besoins de leurs clients.

Avec l’utilisation des tests A / B, l’avenir de la personnalisation est dĂ©sormais finement gĂ©rĂ©e du dĂ©but Ă  la fin. Les tests et les erreurs ne sont plus au premier rang des prĂ©occupations des concepteurs de sites web ou des campagnes marketing. Le comportement sur site est surveillĂ© Ă  un niveau qui Ă©tait inimaginable il y a quelques annĂ©es encore et la personnalisation devient vraiment individualisĂ©e. L’expĂ©rience utilisateur est dĂ©sormais au cĹ“ur de la personnalisation et, avec la probabilitĂ© de disposer Ă  terme d’algorithmes plus puissants et d’une meilleure comprĂ©hension de la part des clients, la personnalisation semble en ĂŞtre aujourd’hui qu’à ses balbutiements.

  • 1990 : naissance d’internet
  • DĂ©but des annĂ©es 1990 : les dĂ©veloppeurs web comment Ă  suivre l’HTML
  • 1993 : crĂ©ation de Webtrends, premier programme commercial d’analyse Web. Et aussi, sortie du livre One to One Future qui prĂ©dit la personnalisation.
  • Milieu des annĂ©es 1990 : l’analyse des fichiers journaux (ou fichiers logs) permet aux spĂ©cialistes marketing d’utiliser des donnĂ©es claires pour la première fois. En parallèle, les compteurs d’accès gĂ©nèrent des statistiques instantanĂ©es pour l’analyse. Les balises Javascript suivront bientĂ´t.
  • 2005 : lancement de Google Analytics. Une personnalisation efficace commence Ă  sembler possible.
  • Fin des annĂ©es 2000 : amĂ©lioration du machine learning, menĂ©e par Amazon, YouTube et Netflix.
  • 2012 : le suivi de plusieurs appareils devient possible et la segmentation s’amĂ©liore.
  • 2013 : le CRM devient un Ă©lĂ©ment majeur de la personnalisation grâce Ă  l’amĂ©lioration du suivi des comportements.
  • 2017 : les tests A / B deviennent partie intĂ©grante de la personnalisation, permettant plus de prĂ©cision dans la conception du site web et des campagnes publicitaires.

Comment démarrer une stratégie de personnalisation?

La personnalisation d’un site web n’a pas besoin d’ĂŞtre compliquĂ©e. En fait, cela devient chaque jour plus facile, et donc plus rĂ©pandu. Avec plusieurs outils Ă  disposition, il existe de nombreuses façons de crĂ©er une personnalisation qui fonctionne pour chaque entreprise. En d’autres termes, la personnalisation doit ĂŞtre personnelle pour chaque entitĂ© qui la met en oeuvre.

Le premier point de dĂ©part est de connaĂ®tre votre audience. Trop d’individus partent du principe que le produit est essentiel et essaient ensuite de convaincre leur cible qu’ils ont raison. Ă€ titre d’illustration, on pourrait donner l’exemple d’un serveur insistant sur le fait que le client a passĂ© la mauvaise commande lorsqu’il a choisi le canard et qui lui a apportĂ© du bĹ“uf Ă  la place. Il est clair aujourd’hui que l’expĂ©rience client est devenue l’un des aspects les plus importants de la personnalisation, et ne peut ĂŞtre rĂ©alisĂ©e sans savoir exactement ce que votre client attend de l’interaction avec votre site web.

C’est lĂ  qu’intervient la segmentation. Trois segments principaux sont Ă  considĂ©rer : dĂ©mographie, comportement gĂ©ographique et psychographie. Le point de dĂ©part le plus simple est la dĂ©mographie. Quel est l’âge de votre public et de votre clientèle? Est-ce biaisĂ© vers un genre ou un autre? Pour certains produits et services, cela peut s’expliquer, mais si vous sous-performez avec un groupe, quelle en est la raison ? L’emplacement gĂ©ographique constitue un autre segment clĂ© Ă  comprendre. Elle peut englober la nationalitĂ©, le climat, la culture, et si oui ou non la personne rĂ©side en bord de mer ou Ă  l’intĂ©rieur des terres.

Cependant, pour vraiment comprendre un client, le comportement est essentiel. C’est dans cette catĂ©gorie que la personnalisation peut vĂ©ritablement prendre tout son sens. Le comportement peut ĂŞtre suivi par plusieurs outils analytiques. Le taux de rebond (statistiques montrant le nombre d’internautes qui quittent immĂ©diatement un site web) peut fournir une idĂ©e gĂ©nĂ©rale des pages qui ne fonctionnent pas. Par exemple, pour voir quelles pages gĂ©nèrent le plus de conversions (quel que soit le comportement suivi), la cartographie client s’avère un excellent outil. Elle permet de suivre le parcours d’un visiteur, combien de temps il passe sur des pages spĂ©cifiques et lesquelles conduisent aux meilleurs rĂ©sultats.

Le heat mapping fournit des données sur les contenus d’une page spécifique qui fonctionnent le mieux, vous permettant de les dupliquer sur d’autres pages tout en modifiant les points qui semblent échouer. Dans ce cas-ci, Google Analytics va probablement fournir les informations les plus pertinentes, en particulier au début du processus de personnalisation. D’autant qu’une grande partie des données déjà mentionnées sont disponibles via la solution.

Une fois que vous maĂ®trisez votre audience et son expĂ©rience sur votre site web, l’Ă©tape suivante consiste Ă  planifier cette expĂ©rience. Il est ici essentiel d’offrir un contenu attractif, accompagnĂ© de produits et de services pertinents. Grâce Ă  une bonne comprĂ©hension de qui sont vos clients, de ce qu’ils veulent et de ce dont ils ont besoin, vous vous facilitez grandement la tâche. Pour mesurer efficacement l’expĂ©rience ressentie, il semble pertinent de mettre en Ă©vidence les parties du site web les mieux conçues pour la personnalisation. Une bonne règle d’or consiste souvent Ă  choisir un ou deux domaines par page susceptibles d’intĂ©resser votre cible. Mais cela ne doit pas ĂŞtre fait au hasard pour autant. Alors assurez-vous que les aspects de personnalisation de votre site ont un objectif prĂ©cis, basĂ© sur la bonne connaissance de votre audience.

Il est important de rappeler qu’il ne faut pas tromper le public. C’est une chose d’offrir une expĂ©rience personnalisĂ©e, mais cela ne doit pas limiter le visiteur Ă  un simple modèle unidimensionnel. La personnalisation doit fournir un lĂ©ger coup de pouce, en dĂ©clenchant des messages conçus selon la satisfaction du client et, au centre, un contenu ciblĂ©. Ă€ cette fin, rappelez-vous toujours les trois aspects qui rendent efficace la personnalisation : le bon message, Ă  la bonne personne, au bon moment.

Peu importe Ă  quel point la personnalisation a Ă©tĂ© bien planifiĂ©e, elle implique Ă©galement un suivi constant. Les comportements et les aspirations des consommateurs peuvent ĂŞtre suivis, mais ils ne sont pas toujours prĂ©visibles. Au dĂ©but de votre stratĂ©gie de personnalisation, des amĂ©liorations seront probablement nĂ©cessaires car le processus est cultivĂ© selon les besoins de chacun. Vous aurez peut-ĂŞtre besoin d’un peu de patience, mais, Ă  terme, vous obtiendrez certainement des rĂ©sultats probants. De plus, la personnalisation en est encore Ă  ses balbutiements, ce qui signifie que les pratiques s’amĂ©liorent en temps rĂ©el. Outre le fait que les habitudes, les comportements, les modes et les attentes peuvent changer en un laps de temps relativement court, le contrĂ´le s’avère un Ă©lĂ©ment clĂ© de votre succès.